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Laplupart des fermes besoin de stocker de grandes quantités de foin pour nourrir les animaux. Pour cette raison, haylofts sont habituellement construit.. Pour cette raison,
Comments’appelle la machine qui fait des bottes de paille ? Une presse à balles, presse à balles, parfois presse à balles rondes (pour les presses à balles rondes), est une machine agricole utilisée pour récolter du foin ou de la paille. Quel est le nom de la machine de collecte de foin ? Une faucheuse sert à couper le foin, elle
ts3Wr. Juan-Lupus Posts 17 Joined Tue Nov 29, 2016 654 pm Comment faire de l'herbe en Paille Hachée? Bonjour, Quand je prend une ensileuse pour récolter de l'herbe ça ne devrait pas faire de la paille hachée. Car dans ma partie l'ensileuse re-crache de l'herbe dans ma benne. Voir Screnshoot. Le logo est bien celui de l'herbe en bas à droite. Dans l'aide du jeu il est dit que ça doit faire de la paille Hachée. Est-ce que quelqu'un peu m'éclairer? tub Posts 57 Joined Thu Oct 27, 2016 1036 pm Re Comment faire de l'herbe en Paille Hachée? Post by tub » Sun Dec 11, 2016 207 am Une fois vider dans le silo sa devien de la paille haché tu peut aussi utiliser une auto chargeuse bigouden29 Posts 21 Joined Tue Nov 01, 2016 1023 pm Re Comment faire de l'herbe en Paille Hachée? Post by bigouden29 » Sun Dec 11, 2016 910 am bjr personnellement j'ai essayé de mettre de l'herbe dans le silo du bga et çà ne prenait pas pazair Posts 864 Joined Sun Dec 09, 2012 219 am Re Comment faire de l'herbe en Paille Hachée? Post by pazair » Sun Dec 11, 2016 1227 pm Salut "Paille hachée" n'est qu'un terme employé par Giant pour désigner tous végétaux broyés par l'ensileuse en vue de mise en fermentation dans un silo. Il ne faut pas prendre le terme de "paille" comme étant de la paille provenant du blé par exemple. J'ignore s'il y a un terme technique spécifique pour désigner en français ce qui sort de la buse d'une ensileuse, et si le mot est différent en fonction que l'on ensile du maïs ou autre chose mais Giant a choisi le terme "paille hachée" pour tous les végétaux passés par l’ensileuse. Ils ont simplifié. Joueur PC ................... Juan-Lupus Posts 17 Joined Tue Nov 29, 2016 654 pm Re Comment faire de l'herbe en Paille Hachée? Post by Juan-Lupus » Sun Dec 11, 2016 100 pm Le problème c'est que le jeu ne colle pas du tous à la réalité Quand tu passe de l'herbe dans l'ensileuse elle devrait re-sortir en herbe coupé Paille hachée dans le Jeu. Or là l'herbe sort de l'ensileuse comme si tu venait ne la ramasser avec une auto-chargeuse. Autre chose Quand tu vide de l'herbe dans un silo elle se transforme comme par magie en paille Hachée!!! Donc Ensiler de l'herbe avec une ensileuse dans le jeu ne fait rien et ne sert a rien. A part faire jolie. Greygil Posts 4929 Joined Fri Mar 22, 2013 223 pm Re Comment faire de l'herbe en Paille Hachée? Post by Greygil » Sun Dec 11, 2016 134 pm Bonjour Juan-Lupus, En utilisant les machines originales du jeu, le processus est respecté dans ses phases techniques, cependant visuellement certains aspects peuvent ne pas correspondre à 100% aux textures réelles. En fonction de la remorque qui va recevoir la matière de l'ensileuse, la texture peut s'adapter par défaut à la gamme programmée pour la remorque, si c'est de l'herbe elle apparaitra comme de l'herbe. En récoltant de l'herbe avec ce qu'on nomme à tord "Ensileuse", elle ressort de la buse soufflée et hachée. Il est vrai que lorsque cette herbe est déversée dans le silo elle change instantanément de nuance et prend l'aspect du foin. C'est sûr, si on veut de la réalité à 100% il faut tenir compte de tous les autres aspects discutables, lorsqu'on cultive un champs, dans la réalité on ne le récolte pas trois jours après l'avoir ensemencé. La paille dans la stabule ne garderait pas sa couleur dorée pendant des jours, les machines achetées ne seraient pas disponibles dans la seconde qui suit le clic de souris sur le parking du magasin.... etc. Lorsque tu dis qu'ensiler de l'herbe avec une ensileuse dans le jeu ne sert à rien, et bien si ! ça sert à effectuer les tâches nécessaires à la récolte avec une ensileuse, pour un joueur c'est important dans une simulation de pouvoir utiliser les machines et les techniques réelles pour arriver à une fin. Ce n'est peut-être pas vital pour tout le monde de scruter la couleur de la matière et la longueur des brins. Moi par exemple lorsque je travaille sur une parcelle d'herbe avec une ensileuse je sais que je récolte de l'herbe pour un ensilage et ça correspond à ce que je voulais faire initialement, quoi d'autre. Maintenant si le but du jeu est uniquement d'avoir de la matière A dans un silo B, il y a des techniques de triche faciles pour remplir les silos avec ce qu'on veut en deux temps trois mouvements. C'est un jeu, le seul de sa catégorie à être disponible, il colle au plus près de la réalité sur les aspects techniques tout en gardant son rôle essentiel, jouer ! Il n'est certes pas parfait et il est en constante amélioration depuis sa création. Sinon, il faut s'acheter une vraie exploitation agricole et se lancer dans la réalité Bonne continuation Juan-Lupus Posts 17 Joined Tue Nov 29, 2016 654 pm Re Comment faire de l'herbe en Paille Hachée? Post by Juan-Lupus » Sun Dec 11, 2016 209 pm Merci de ta réponse. Et je comprend bien. Je trouve dommage de pouvoir faire de l'ensilage avec une faucheuse à herbe et une auto-chargeuse. Avec le jeu sans mods et en utilisant les machines originales du jeu. Il ne devrait pas être possible de vider le l'herbe dans les silo pour obtenir de l'ensilage . On devrait seulement mettre de la paille hachée dans les silo. Et les ensileuses ne devrait pas re-cracher de l'herbe mais de la "paille hachée" quand on est dans un champs d'herbe. pazair Posts 864 Joined Sun Dec 09, 2012 219 am Re Comment faire de l'herbe en Paille Hachée? Post by pazair » Sun Dec 11, 2016 226 pm Ne perdons pas de vue que le jeu s'adresse autant si ce n'est plus à des gens qui ne connaissent rien de rien à l'agriculture, qu'aux autres... Certes, pour le réalisme, tu n'as pas tort mais à ce moment là , il faudrait curer les vaches à la main et pas par magie, les cultivateurs ne donneraient pas un champ parfaitement propre en une passe, les outils ne se limiteraient pas aux champs, tu ne moissonnerais pas du colza à 10km/h, ...... Euh je continue ??? Joueur PC ................... JCM77 Posts 39 Joined Sun Nov 13, 2016 434 pm Re Comment faire de l'herbe en Paille Hachée? Post by JCM77 » Sun Dec 11, 2016 314 pm Cette discussion est intéressante ! Pardonnez mon ignorance je ne suis pas du tout agriculteur, mais si j'ai bien compris, l'herbe "tondue" ramassée à l'autochargeuse ne serait pas assez finement hachée pour fermenter correctement ? Ou alors je suis à côté de la plaque ? Pécéiste... Greygil Posts 4929 Joined Fri Mar 22, 2013 223 pm Re Comment faire de l'herbe en Paille Hachée? Post by Greygil » Sun Dec 11, 2016 334 pm JCM77 wroteCette discussion est intéressante ! Pardonnez mon ignorance je ne suis pas du tout agriculteur, mais si j'ai bien compris, l'herbe "tondue" ramassée à l'autochargeuse ne serait pas assez finement hachée pour fermenter correctement ? Ou alors je suis à côté de la plaque ? Bonjour JCM77, En fait le souci que relève Juan-Lupus concerne non pas la mise en oeuvre "technique" du procédé d'ensilage, mais les "visuels" en jeu, c'est à dire que l'herbe coupée avec une ensileuse qui en réalité sort de la buse hachée, ce qui est très bien rendu en jeu, ressemble à de l'herbe coupée entière une fois dans sa remorque. Par ailleurs la mécanique du jeu veut qu'une fois cette herbe coupée soit avec l'ensileuse ou même une tondeuse, déposée dans le silo à fermentation change d'aspect pour prendre la couleur du foin herbe séchée. C'est donc non pas un dysfonctionnement du jeu dans l'approche technique et simulation, mais une histoire de texture et de visuel, d'où notre parallèle avec les autres aspects du jeu qui ne collent pas à 100% à la réalité. Par ailleurs juan-Lupus doit confondre un certain nombre d’icônes de denrées du jeu puisqu'il confond la paille hachée dans son dernier message avec l’icône des betteraves. Pour résumer, en jeu et dans la réalité, on peut ensiler l'herbe fraiche qu'elle soit coupée tondue et ramassée avec une autochargeuse puis déposée telle quelle dans le silo pour fermentation, ou alors utiliser une ensileuse qui coupe, hache et charge une remorque à ensilage. Dans les deux cas, la fermentation une fois le silo recouvert d'une bâche sera identique sur l'aspect technique et visuel. Tout ceci est une sorte de simplification, nous avons de nombreux joueurs pas forcément à l'aise en agriculture qui ont déjà du mal à faire la différence entre herbe, foin et paille, s'il fallait encore entrer dans les détails avec les techniques d'ensilage, de bottes enrubannées et de betteraves ensilées en bunker semi enterré, le jeu finirait par nécessiter une formation au préalable. Bon jeu Greygil Posts 4929 Joined Fri Mar 22, 2013 223 pm Re Comment faire de l'herbe en Paille Hachée? Post by Greygil » Sun Dec 11, 2016 347 pm Re bonjour Juan-Lupus, Dans la réalité on peut de différente manières traiter l'herbe, on peut la faucher puis l'enrubanner dans des balles rondes pour avoir un effet de fermentation, on peut la faucher et la ramasser avec une autochargeuse pour la stocker en silo. On eut aussi la faucher avec une ensileuse, cette dernière après la coupe va faire passer l'herbe sur des couteaux hachage pour l'évacuer par soufflage dans une buse qui remplit une remorque. Dans tous les cas le jeu est parfaitement conforme aux pratiques réelles, la seule chose qui ne correspond pas à la réalité c'est en effet, l'aspect visuel de l'herbe une fois ensilée qui prend l'apparence du foin. Il est donc tout à fait normal qu'on puisse faucher de l'herbe pour l'ensiler. Comme il est normal qu'une ensileuse qui coupe de l'herbe recrache de l'herbe, je ne vois pas ou se situe l'incohérence. elle ne peut pas transformer l'herbe en paille, la paille étant exclusivement obtenue en fauchant du blé. Comme expliqué plus haut, dans le jeu, tout ce qui passe par l'ensileuse est nommé "Paille Hachée" pour faire simple. Rappel si besoin on peut récolter de l'herbe fraiche en fauchant puis ramassant avec l'autochargeuse par exemple, le foin n'est autre que de l'herbe fauchée qui a été brassée pour séchage avec une faneuse avant ramassage, la paille est ce qui reste au sol une fois le grain du blé récolté par une moissonneuse batteuse. Si un doute subsiste concernant les différentes techniques agricoles il existe une foule d'informations sur le net pour comprendre les processus. En espérant avoir apporté quelques éléments supplémentaires utiles. Bon jeu. PS L'herbe est hachée pour permettre une meilleure intégration sous sa forme de nourriture, l'ensilage est avant tout destiné à nourrir les animaux. JCM77 Posts 39 Joined Sun Nov 13, 2016 434 pm Re Comment faire de l'herbe en Paille Hachée? Post by JCM77 » Sun Dec 11, 2016 400 pm Merci Greygil ! Dans la "réalité", on peut donc ramasser de l'herbe fauchée et la stocker en silo pour la faire fermenter ? Pécéiste... Greygil Posts 4929 Joined Fri Mar 22, 2013 223 pm Re Comment faire de l'herbe en Paille Hachée? Post by Greygil » Sun Dec 11, 2016 413 pm JCM77 wroteMerci Greygil ! Dans la "réalité", on peut donc ramasser de l'herbe fauchée et la stocker en silo pour la faire fermenter ? Re bonjour, Oui, bien que l'herbe fraiche ne soit pas la matière idéale, les graminées au moment de la récolte ont une teneur en matière sèche avoisinant les 15%, ce qui conduit à des pertes par écoulement de jus une fois la matière en silos. On peut laisser faner l'herbe si la météo est propice pour faire remonter ce taux de matière sèche autour des 25%. Le réalisme en jeu ne rend pas cet aspect, bien entendu. L'essentiel étant de réaliser l'opération Bon jeu. Juan-Lupus Posts 17 Joined Tue Nov 29, 2016 654 pm Re Comment faire de l'herbe en Paille Hachée? Post by Juan-Lupus » Sun Dec 11, 2016 508 pm Greygil wrote Par ailleurs juan-Lupus doit confondre un certain nombre d’icônes de denrées du jeu puisqu'il confond la paille hachée dans son dernier message avec l’icône des betteraves. NON! J'ai jamais confondue avec la betterave.
CHAPITRE I. INTRODUCTIONLe foin est le plus ancien, et reste le fourrage conservé le plus important, en dépit de sa dépendance d'un climat favorable au moment de la récolte. Il peut être fait avec un matériel simple, manuellement ou avec mécanisation, et beaucoup de petits fermiers font du foin pour assurer l'alimentation du bétail à travers la saison maigre. Cette publication discute du foin et des récoltes du foin dans une grande gamme de situations, en portant l'accent sur les techniques à petite échelle. Le bétail a besoin d'aliment toute l'année. La croissance des plantes est déterminée par le temps, mais l'alimentation en vert est disponible seulement à certaines périodes de l'année, et plus la saison de croissance est courte plus la distribution dans le temps est irrégulière. Par conséquent, sous la plupart des climats à l'exception des régions tempérées, en période de pénurie, des aliments doivent être fournis pour supplémenter le pâturage et le fourrage vert si l'on veut réduire ou éviter la perte de poids et de production. La conservation des fourrages et des résidus de récolte est une façon traditionnelle pour réduire les variations saisonnières des disponibilités. La fenaison implique la réduction du taux d'humidité de l'herbe coupée au champ de 70 - 90% à 15 - 20% ou moins. Cela est simple en théorie, mais très dépendant du climat, de la technicité et de l'observation du paysan. Le foin est classé comme un fourrage, c'est-à -dire, un aliment avec environ 18% de cellulose brute et moins de 20% de protéines brutes dans sa matière sèche MS. Dans la pratique, la plupart des foins ont une valeur alimentaire bien en dessous de ces niveaux. C'est rarement un aliment complet et il doit être utilisé comme partie d'un système alimentaire total. Les résidus de récoltes, surtout pailles et tiges, mais non exclusivement à partir de céréales, sont aussi des aliments importants pour les ruminants en saison maigre, et sont souvent utilisés en association avec le foin. Puisque les deux sujets sont étroitement liés, et que la technologie et le matériel sont semblables, ils sont traités ensemble. L'accent est mis sur les plantes spécifiquement cultivées pour le foin, et sur les prairies naturelles. Les jachères qui sont fauchées et pâturées sont traditionnellement utilisées en rotation dans les grandes fermes dans certains pays tempérés, mais pour les petits exploitants et dans ce contexte beaucoup ont moins de deux hectares cultivables, le pâturage n'est pas une option pratique. Le stockage du fourrage pour usage hors de la saison de croissance est une pratique ancienne qui provient probablement des pays où les conditions climatiques pour la fenaison étaient bonnes, où le bétail était important et où l'herbe pouvait sécher sur pied. La luzerne, qui fournit le meilleur fourrage et le meilleur foin, a été développée en Asie centrale plusieurs siècles avant notre ère. Le stockage des pailles et des résidus de récoltes pour l'alimentation est probablement aussi vieux que la culture des céréales. La domestication de la luzerne a été étroitement associée avec le développement du cheval comme animal de guerre. L'évolution des fourrages cultivés et de la fenaison, jusqu'aux temps modernes, a été davantage associée avec les animaux de traction, la cavalerie et le transport qu'avec la production laitière. De grandes quantités d'aliments ont été nécessaires pour nourrir les animaux de trait dans les villes et les campagnes jusqu'au développement des voies ferrées et du moteur à combustion interne. De tels animaux ont disparu des pays développés en grande partie, mais restent importants ailleurs, pour le travail rural et urbain. Le séchage naturel de l'herbe fauchée par le soleil et le vent est encore la méthode la plus commode de conservation des fourrages cultivés, herbe naturelle et résidus de récoltes. Le séchage artificiel d'appoint est parfois utilisé dans certains systèmes hautement mécanisés. Le foin est le meilleur fourrage conservé pour le petit producteur parce que, sous tous climats sauf les plus humides, il peut être réalisé avec peu d'équipement et à faible coût en dehors de la main-d'œuvre. Le foin peut être fait avec un matériel simple et, une fois séché correctement, il est facile à transporter et entreposer, et peut être distribué presque sans gaspillage. Puisque le foin est un fourrage conservé approprié pour les petits exploitants et les pasteurs ayant des ressources limitées, il devrait être encouragé partout où les conditions climatiques et économiques sont convenables. Le foin est souvent commercialisé en balles comme une culture de rente. Le séchage, comme les autres méthodes de conservation, réduit la digestibilité et l'ingestion en fonction du temps pendant lequel l'herbe est exposée au lessivage et autres pertes dans le champ. Ces pertes peuvent être réduites par le séchage en grange et une température élevée de séchage de l'herbe, et cette technologie est bien développée, mais la plupart du foin est encore séché au champ. Sous les tropiques, l'herbe naturelle séchée sur pied et les fourrages grossiers qui proviennent des résidus de récoltes sont dans la plupart des cas, les aliments les moins chers pour la saison sèche. L'ensilage, un processus de fermentation, est maintenant une méthode de conservation importante pour les entreprises à grande échelle dans les climats subhumides et humides, mais laborieuse sans machinerie lourde. De plus, il n'est pas commercialisable, car le fourrage ensilé est impropre au transport même sur courte distance. Une publication séparée est en préparation sur l'ensilage, il n'est donc pas traité ici. La technologie de la fenaison moderne s'est développée plus rapidement dans les climats plus froids et humides de l'hémisphère Nord où l'hiver long limite la saison de croissance et la neige peut empêcher d'atteindre l'herbe sur de longues périodes. L'industrialisation de cette zone a fourni de grands marchés pour les produits de la ferme et a stimulé la commercialisation conséquente de l'agriculture. La production animale dans les zones tempérées de l'hémisphère Nord s'est libérée progressivement de la saisonnalité de production des herbages par l'utilisation accrue des fourrages conservés. La nécessité de conserver des aliments Les terres de pâturages couvrent une vaste superficie de la surface du monde, mais elles fournissent rarement une alimentation adéquate en quantité ou en qualité toute l'année pour entretenir un bétail hautement productif. Cela est particulièrement vrai des pâturages des régions tropicales en saison sèche car la chute de pluie annuelle peut y être concentrée sur quelques mois ou semaines pendant la saison chaude type mousson» et l'herbe mature a une valeur nutritive extrêmement basse. De tels pâturages ont un faible potentiel pour le développement des ruminants à moins de les supplémenter avec des fourrages et des résidus de récolte à partir des terres cultivées. Il y a un défaut de statistiques sur les surfaces fourragères et leur production au plan mondial; de même que pour les pâturages ou les prairies. Les définitions du terme pâturage» varient beaucoup de pays à pays, et de grandes régions de terres classées comme forêt, terrain en friche ou désert sont pâturées une partie de l'année. Cependant, la plupart du bétail est élevé dans des systèmes mixtes où la terre, partiellement en pâturage libre, est une mosaïque de terres cultivables et de pâturages habituellement sur les terrains le moins adaptés aux cultures. C'est dans de tels systèmes mixtes que le foin et les résidus de récolte trouvent leur principal rôle. Les différents groupes culturels élèvent le bétail pour différentes raisons. Lorsque le lait est un produit important, la fenaison est beaucoup plus répandue que lorsque le lait n'est pas consommé traditionnellement et où les animaux sont élevés pour la traction. L'Inde qui a le plus grand troupeau de bovins du monde est un pays où la population boit beaucoup de lait; le fourrage et l'utilisation des résidus de récolte sont répandus; le bétail polyvalent fournit lait, excréments, travail et peaux, mais la viande bovine n'est pas consommée. L'élevage polyvalent diffère selon les pays. Dans la plupart des régions de la Chine centrale et du sud et en Indochine, les bovins et les buffles sont élevés pour la traction mais ne sont traditionnellement pas traits, et leur viande n'est pas aussi appréciée que celle des monogastriques; les bovins et les buffles sont habituellement élevés seulement pour remplacer les animaux de trait. Ces animaux se contentent des pâturages naturels et des résidus de récoltes, le fourrage n'est donc pas important. Au contraire, les régions pastorales de la Chine, notamment la Mongolie intérieure, le Xinjiang et le Xizan, sont de grands consommateurs de lait et de viande de ruminants. Les deux premiers ont une longue tradition de culture et de conservation des fourrages. La provision d'aliments pour les saisons déficitaires a toujours été une composante majeure de l'amélioration de la production agricole. Quand les animaux sont suffisamment nourris en saison maigre, leur production augmente, ils sont en forme pour la traction quand on en a le plus besoin et plus de fumier est disponible pour le recyclage de matière organique. Avant la révolution agricole en Europe de l'Ouest, par exemple, le bétail était habituellement en condition médiocre à la fin de l'hiver, et, dans certains cas, il fallait recourir au pâturage quand la végétation commençait à repousser au printemps. Le bétail non utilisé pour la reproduction ou la traction était abattu en automne et la viande était salée. Les aliments d'hiver étaient limités à quelques résidus de récolte et, parfois, un peu de foin de prairie. L'introduction de fourrages cultivés pour le foin trèfle violet, ray-grass, luzerne fut un pas majeur vers l'amélioration des aliments d'hiver et la rotation des cultures, avec les plantes à tubercules navets, rutabagas, betteraves complétant le foin dans quelques régions. L'alimentation améliorée a permis une amélioration des races de bétail. Les intrants - semences et engrais - étaient naturellement indispensables, mais le résultat net fut une forte augmentation des rendements à la ferme et un surplus vendable qui ont permis le développement d'une économie plus diversifiée avec la possibilité de transformation et d'échange commercial. Sous le climat semi-aride très différent de l'Afrique du Nord et de l'Ouest et de l'Asie centrale, la fenaison, souvent de luzerne, a été longtemps une source très importante d'aliment de haute qualité utilisée hors saison, employée par les deux systèmes d'élevage sédentaire et pastoral. Figure 1. Préparation de foin de luzerne à Altai, Xinjiang; herbe fauchée mise en meulons pour finir le séchage afin de réduire la perte en feuilles Figure 2. Paille en balles rondes, séchant au champ Dunecht, Écosse Les zones de pâturages naturels disponibles pour les petits paysans, surtout en Afrique, diminuent rapidement à mesure que les terres cultivées avancent. Cela n'a pas été, bien sûr, accompagné par une baisse parallèle du nombre de têtes de bétail, puisque la demande pour les cultures et l'élevage est en rapport avec la population humaine. Cela a eu un effet double sur la faible disponibilité saisonnière d'aliments du bétail à la fois en quantité et en qualité, associé avec la dégradation du couvert végétal des pâturages à cause du surpâturage. Le risque pour la végétation est probablement plus grand là où les terres cultivables se combinent aux pâturages. Behnke et Abel 1996 ont passé en revue la question complexe de la charge animale dans les systèmes traditionnels en conditions pastorales intégrales. Dans de nombreuses régions d'Afrique, les terrains de bas-fonds qui fournissaient le pâturage en saison sèche sont maintenant, avec la pression de la population croissante et l'expansion des marchés urbains, utilisés pour les légumes et la canne à sucre. L'intensification des systèmes de production, avec un usage soigneux des résidus de récoltes, est nécessaire si la production animale doit être maintenue et développée pour satisfaire les besoins en traction animale et en produits de l'élevage. Cela implique plus d'alimentation du bétail à l'étable, un accroissement des systèmes d'affouragement en vert sur les petites fermes, et la fenaison pour couvrir les périodes de pénurie des saisons sèche ou froide. Les étendues irriguées de la plaine Indo-Gangétique qui sont passées, en un siècle, d'un pâturage extensif de semi-désert et de végétation riveraine à une agriculture intensive irriguée, avec une population animale nourrie à l'auge qui dépasse largement le niveau du troupeau original, peuvent servir d'exemple pour d'autres régions. Les résidus de récoltes - pailles, tiges, balles, etc. - constituent plus de la moitié de la biomasse récoltée des céréales le plus fréquement cultivées, ainsi la conversion de parcours en terre arable n'entraîne pas une baisse de la disponibilité en matière sèche utilisable pour l'alimentation des ruminants; mais la qualité est généralement réduite. Par conséquent, un fourrage de haute qualité et du foin sont nécessaires pour complémenter les pâturages pauvres et les fourrages grossiers. La valeur des résidus de récoltes est de plus en plus reconnue pour les systèmes agraires à petite échelle et, dans le Sahel de l'Afrique de l'Ouest et les zones de savane, où ils étaient jadis pâturés sur place, ils sont maintenant récoltés et stockés pour un usage au niveau de la ferme ou pour la vente. Ces fourrages grossiers sont des aliments pauvres et nécessitent une complémentation, mais ils peuvent être fortement améliorés par le traitement à l'urée ou à l'ammoniac. La possibilité de récupérer des terrains en friche pâturages communaux et forêts qui ont été totalement dégradés par une mauvaise gestion a été démontrée sur une grande échelle par un travail pratique de l'Institut de Recherche Fourragère et Pastorale de l'Inde Jhansi, Uttar Pradesh, au cours duquel, après quelques travaux de réhabilitation et de plantations, le pâturage incontrôlé a été remplacé, à travers une approche participative de la population, par des systèmes d'affouragement en vert pour supplémenter les résidus de récoltes. Les technologies et le matériel génétique utilisés sont connus depuis longtemps, mais maintenant l'Institut a développé un paquet technologique intégré, orienté vers un système de production qui combine la conservation de l'eau, le re-semis et la plantation d'arbres clairsemés, associé avec une facilité de crédit qui permet aux villageois de nourrir les animaux à l'auge pendant que le pâturage et les arbustes fourragers se développent. Des activités similaires, financées par la Commission des Terres incultes sont entreprises sur plusieurs sites dans différentes zones écologiques du pays. Ce travail sert de base pour former le personnel d'autres institutions de développement qui sont impliquées dans un programme ambitieux de développement des terrains incultes. Le foin peut être fait à partir d'herbe naturelle ou de fourrages cultivés. Les principales sources de fourrage, par ordre d'importance dans les régions et les systèmes de production considérés, sont la végétation naturelle, les résidus de récoltes et les fourrages cultivés. La pratique du foin dans des régions choisies des parcours naturels est traditionnelle dans beaucoup de zones pastorales en dehors des tropiques, principalement dans l'hémisphère Nord. Les pailles, fanes et tiges sont des aliments très importants au niveau mondial. Les fourrages, bien que cultivés dans de nombreux pays, sont généralement une source alimentaire peu importante dans la région considérée, à l'exception des grandes étendues irriguées de l'Inde, du Pakistan et de l'Egypte où ils sont cultivés à grande échelle. Les pâturages naturels» sont difficiles à définir, mais ce sont ceux qui n'ont pas été semés. Peu de pâturages dans le monde sont naturels, puisque l'influence de l'homme à travers la pression de pâturage et quelquefois le feu, est nécessaire pour maintenir l'équilibre des herbages et réduire ou éviter l'invasion de la végétation boisée. Plusieurs étapes d'amélioration consciente sont utilisées, autre que la gestion de pâturage, variant de l'élagage des buissons, le drainage, la fertilisation et l'introduction d'espèces plus productives, à la destruction de la végétation naturelle, suivie par le re-semis. Un soin important devrait être pris avant de décider de remplacer la végétation naturelle par un pâturage exotique, surtout sur des terres marginales et dans des régions où la technologie n'est pas complètement testée. Le foin utilise la terre et les intrants de la même manière que d'autres cultures dans les systèmes de production, et doit par conséquent rivaliser en termes économiques avec les autres choix de plantes. Les incitations économiques sont aussi essentielles pour l'adoption de la fenaison que pour toute autre technologie améliorée. Les projets qui encouragent la production fourragère pour réduire la pression sur le pâturage communautaire» ou à cause de déficits alimentaires saisonniers, ont rarement produit des résultats durables. La culture de fourrages exige justement autant, et quelquefois plus, de technique agronomique et de soin que d'autres plantes cela n'est pas toujours reconnu par ceux qui n'ont pas eu affaire avec les fourrages sur le terrain. Les plantes pour le foin se présentent en deux grands groupes les plantes spécialisées utilisées comme réserve d'aliments seulement, et celles qui sont aussi utilisées en grandes cultures. Les deux groupes sont principalement des graminées et des légumineuses. La plupart des fourrages spécialisés et des herbes de pâturage sont de domestication ou semi-domestication très récente, et leur production de semences et leurs techniques d'installation exigent souvent plus de technicité que celle des plantes domestiquées depuis des milliers d'années. La luzerne Medicago sativa, le bersim ou trèfle d'Alexandrie Trifolium alexandrinum et le trèfle de Perse Trifolium resupinatum sont de domestication ancienne en Asie Occidentale, comme l'est le trèfle violet Trifolium pratense. La plupart des autres plantes de pâturages semées sont de domestication comparativement récente. Le ray gras Lolium spp. est cultivé en Europe de l'Ouest depuis deux ou trois cents années mais, jusqu'au milieu du dix-neuvième siècle, la semence provenait habituellement des balayures du foin en grange, pendant que le trèfle blanc Trifolium repens entrait naturellement dans les parcours pâturés si la fertilité du sol lui convenait. La Station d'Amélioration des Plantes du Pays de Galles, qui a innové dans la sélection et le croisement des graminées et des trèfles, n'a été fondée qu'en 1919 ! La fléole des prés Phleum pratense et le dactyle Dactylis glomerata, bien que d'origine européenne, ont été utilisés comme plantes pour le foin d'abord en Virginie USA au dix-huitième siècle, et réintroduits comme cultures en Europe; la production de semence et la sélection systématiques sont beaucoup plus récentes. Quelques graminées tropicales ont été cultivées sporadiquement depuis quelque temps, généralement au-delà de leur région d'origine par exemple, Chloris gayana, Eragrostis curvula, Melinis minutiflora et Panicum maximum, mais la sélection systématique, la plupart des collections et la production de semences ne datent que de la seconde moitié du vingtième siècle. Les céréales, particulièrement l'avoine, le maïs et le sorgho, sont des fourrages très importants pour l'alimentation en vert et la conservation. La FAO a toujours porté l'accent sur l'importance des fourrages et des pâturages dans les systèmes agraires, comme source d'alimentation pour le bétail et pour maintenir la fertilité du sol, le recyclage des nutriments de la plante et la protection de l'environnement. L'agriculture mixte permet un usage complet de la production totale de biomasse de la ferme le rendement de la paille ou des tiges est souvent du même ordre que celui des graines dans les cultures de céréales, transformant les résidus de récoltes, non comestibles pour les humains, en produits à valeur économique à travers l'élevage des ruminants. Les premières publications importantes de la FAO traitant de l'aspect global des fourrages et des pâturages comprennent l'Amélioration des pâturages dans le monde FAO, 1951, et pour les espèces utilisées comme fourrages à travers le monde Les légumineuses en agriculture FAO, 1953 et Les herbages en agriculture 2e édition; FAO, 1965. Les publications plus tardives incluent Les légumineuses fourragères tropicales 1988 et Les graminées fourragères tropicales FAO, 1989, qui traitent en détail des fourrages tropicaux. La valeur alimentaire des fourrages et des résidus de récoltes à été traitée dans Les aliments du bétail sous les tropiques FAO, 1993 qui est aussi disponible sur le site Internet de la FAO Ce livre traite du foin et des résidus de récoltes, considérés comme des composants essentiels de la gestion des fourrages pour le développement des systèmes alimentaires sur toute l'année. Il s'adresse aux techniciens, conseillers et vulgarisateurs travaillant avec les secteurs traditionnels et à petite échelle, et avec les projets de développement. Les informations sur les pratiques de fenaison et les stratégies des différents pays sont présentées à travers une série d'études de cas d'origine géographique variée. Il a pour but d'aider à décider si le foin est adapté aux systèmes de production, c'est-à -dire quand il constitue un choix rationnel dans les systèmes alimentaires sur toute l'année et dans les stratégies pour résoudre les déficits saisonniers. Le foin sert souvent à complémenter les pâturages pauvres et les résidus de récoltes dans l'alimentation des animaux à petite échelle. La technologie et le matériel pour manipuler les résidus secs des récoltes sont les mêmes que ceux utilisés pour la fenaison; ils sont souvent stockés ensemble et utilisés en alimentation de façon presque interchangeable. Leurs récolte, conservation et stockage sont considérés comme accompagnant logiquement la fenaison. Une liste de noms botaniques avec les synonymes communs est donnée en annexe; aucune tentative n'a été faite pour multiplier les noms communs». Il n'a pas été possible de vérifier les épithètes spécifiques dans les études de cas; seules les erreurs manifestes d'orthographe ont été corrigées. L'accent est mis sur les conditions traditionnelles et pastorales à petite échelle. Les progrès sur la fenaison au cours des années récentes sont nombreux, et ceux-ci sont décrits brièvement, bien que plus applicables aux systèmes agraires à plus grande échelle dans les zones tropicales et semi-arides aussi bien que dans les régions tempérées. Le secteur à grande échelle est un sujet spécialisé et évolutif, qui incorpore constamment les innovations de la technologie mécanique agricole. Il existe une littérature abondante et des conseils techniques sont disponibles dans le commerce. Cependant, la technologie hautement mécanisée est hors de portée des petits fermiers. Une approche flexible de la couverture géographique a été utilisée dans le contexte du sujet, parce que les définitions de tropical» et semi-aride» ne peuvent pas toujours être établies clairement. La répartition en zones adoptées par le Congrès international des pâturages au cours de sa réunion de 1993 a été utilisée comme une structure générale pour la sous-division climatique du sujet. Dans les tropiques humides il est généralement plus facile de maintenir une provision de fourrage vert qu'ailleurs et les conditions climatiques sont rarement idéales pour la fenaison. Ce livre porte une attention spéciale sur ces sites agroécologiques et sur les situations rencontrées dans les pays en développement, principaux interlocuteurs de la FAO. Une série d'études de cas est présentée dans le Chapitre XI pour illustrer les pratiques et quelques-uns des problèmes de fenaison dans les pays en développement. L'attention principale est portée sur les régions où la conservation fourragère est traditionnelle. Les principes de fenaison, le matériel et les techniques utilisés sont décrits dans le Chapitre II à la fois pour les fourrages naturels et cultivés. Trois niveaux de technologies, très grossièrement définis, peuvent être considérés i. les systèmes manuels avec des outils simples; ii. les systèmes intermédiaires, avec des animaux de trait ou une mécanisation simple, surtout pour la fauche et le transport; et iii. les systèmes entièrement que les systèmes tropicaux et semi-arides sont mis en évidence, les techniques pour les régions tempérées froides sont brièvement discutées, parce que la fenaison n'y est pas facile et que une grande partie de la technologie moderne a été développée pour ces régions. Les plantes pour le foin et leur culture sont décrites dans les Chapitres III à VI. La plupart ont plusieurs usages elles peuvent être des cultures vivrières céréales et légumineuses ou être cultivées pour le pâturage; et sont conservées par ensilage lorsque les conditions le permettent. Ici, seulement l'exploitation pour le foin est discutée. Quand le foin est fait à partir de pâturage naturel, celui-ci doit être géré de façon à fournir l'herbe adéquate en saison favorable pour que le foin soit moissonné sans risque. Dans les systèmes traditionnels où l'accès commun au pâturage est habituel, un consensus et un règlement communautaires sont essentiels pour régler la fermeture saisonnière du pâturage, les droits de coupe et la gestion des terrains pour le foin. L'exploitation de la végétation naturelle pour le foin est traitée dans le Chapitre VII. Il existe des fourrages adaptés à la plupart des conditions agricoles et des systèmes d'exploitation. Il est important d'utiliser ceux qui conviennent aux conditions et systèmes locaux plutôt que d'essayer d'adapter les conditions pour cultiver un fourrage spécifique. Le but doit toujours être un foin de haute qualité, sauf dans le cas de pénurie de matière sèche totale, parce qu'il sera utilisé pour complémenter les fourrages grossiers et les résidus de récoltes. Le choix des plantes est discuté dans le Chapitre VIII. De nombreux foins tropicaux, surtout les foins de brousse ne sont pas meilleurs et probablement de valeur alimentaire inférieure à la paille et aux tiges. Par conséquent, quand on programme la fenaison, la disponibilité locale et la qualité des résidus de récoltes doivent être vérifiées pour voir s'ils méritent plus ou moins d'attention que le foin. Les pailles de céréales et les tiges constituent environ la moitié de la biomasse récoltable; celles-ci ne peuvent pas être consommées directement par les êtres humains, mais peuvent être transformées en produits de valeur économique par les ruminants. Ceux-ci constituent déjà souvent la base de l'alimentation des ruminants. Leurs récolte rationnelle, séchage et stockage sont discutés dans le Chapitre IX. Il est raisonnable d'espérer qu'une fois le fourrage conservé, son utilisation soit effectuée avec soin. La ration totale du bétail, y compris les minéraux, doit être équilibrée pour la production attendue. Les animaux devraient être en bonne santé, une attention particulière devrait être prêtée aux parasites internes, et un matériel approprié devrait être utilisé pour le transport, la manutention et l'alimentation. Le gaspillage au stade de l'alimentation est loin d'être rare, mais peut être fortement réduit par l'utilisation de mangeoires et râteliers à foin convenables et, quelquefois, par le hachage. Cela est discuté dans le Chapitre X. Le système de production détermine comment le foin est utilisé. La priorité sera donnée aux animaux les plus rentables ou vulnérables. Les animaux laitiers, les jeunes et les animaux de trait sont souvent les principaux utilisateurs, mais cela dépend du système de production de la ferme. Le foin, cultivé spécifiquement pour la vente, est aussi une source de liquidité monétaire. Les marchés urbains peuvent avoir des demandes élevées pour le foin, le fourrage vert et les résidus de récoltes pour les animaux de trait, les vaches laitières et les animaux de loisirs chevaux de courses, de monte, poneys. Les colonies laitières», les laiteries de ville et le bétail laitier des familles urbaines, qui sont si communs en Inde et en Asie Occidentale, créent une grande demande pour la paille, les fourrages et le foin. Les pasteurs qui ont besoin d'aliments pour l'hiver ou la saison sèche constituent des marchés importants en Afrique du Nord et en Asie Occidentale aussi pour les résidus de récoltes. Le foin peut être pratiqué là où le manque d'abreuvement et de clôtures empêcheraient le pâturage. De même que l'affouragement en vert, le foin peut être produit sans l'investissement en infrastructure exigé pour le pâturage. Le foin et la paille, bien qu'instruments majeurs pour assurer un complément alimentaire sur toute l'année, ne sont évidemment pas les seuls. Le fourrage ensilé a été mentionné plus tôt, et il est d'importance majeure sur les fermes mécanisées. La conduite du troupeau peut souvent être modifiée afin que les effectifs d'animaux ou la demande alimentaire soient minimisés pendant les saisons difficiles. L'objectif des propriétaires de bétail varie, du producteur intensif, qui s'adresse à un marché de lait frais et doit maintenir la production sur toute l'année, au pasteur vivant dans des conditions marginales et dont l'envie principale est d'avoir le maximum de têtes d'animaux qui survivent en saisons difficiles. Quand on planifie la fenaison comme une partie de la stratégie globale de la ferme, les alternatives, qui vont de l'acceptation d'une perte du poids vif jusqu'à l'alimentation en concentrés, doivent être considérées, et elles sont envisagées au Chapitre IX.
Construire une maison en paille, vous n’y pensez pas ! Le vent va en disperser les brins, l’incendie les réduire en cendres et la pluie les pourrir ! Pourtant, l’on dénombre 5000 bâtiments en paille en France, et l’on s’apprête à fêter le centenaire de la maison Feuillette, toujours debout – et fière – à Montargis. La construction en paille a déjà une longue histoire. C’est dans les Plaines nord-américaines où les pionniers, ne disposant ni de bois ni de pierre, édifièrent, pour la première fois, maisons, granges et écoles en botte de foin. Le folkloriste Roger L. Welsch enquête, à la fin des années 1960, dans les Sandhills Nebraska, berceau de la construction en botte. Son article publié en 1970 par une revue folkloriste de Pennsylvanie est repris partiellement en 1973 par Lloyd Kahn dans le fameux Shelter, véritable bestseller foisonnant d’architectures vernaculaires et autoconstruites – mais il est curieusement absent de la traduction-adaptation française de Pierre Gac, Habitats Alternatives et Parallèles, 1977. Nous traduisons et publions ici pour la première fois en français la version intégrale. Le grand désert américain Les migrants qui ont répondu aux Homestead Acts de 1841 et de 1852, ont trouvé dans les Plaines du centre-nord des États-Unis un territoire encore plus désolé et hostile que ce qu’ils avaient pu imaginer dans leur plus noir cauchemar. La méconnaissance généralisée de cette zone au nord du Kansas, entre les montagnes Rocheuses et la rivière Missouri, est nourrie par les prospectus affriolants des spéculateurs fonciers, des compagnies ferroviaires et des recruteurs. Ces idées-fausses se perpétuent encore aujourd’hui malgré l’augmentation de l’alphabétisation et le développement des communications et des transports de masse ; mesurez alors ce que pouvait être la naïveté du pionnier du XIXe siècle. Il est aujourd’hui en vogue, aussi bien parmi les habitants des Plaines du Nord que parmi les historiens et les géographes, de se moquer des premières descriptions de Lewis et Clark, du major Stephen H. Long, ou de Zebulon Pike qui appelaient les Plaines le grand désert américain ». Mais ce surnom n’était pas donné par ignorance pour les pionniers et les voyageurs, les Plaines avaient toutes les caractéristiques de ce qu’un désert devait être. Elles étaient nues de ces arbres auxquels ils étaient si habitués. Les quelques touffes d’herbes grasses ne faisaient que peu de différence pour ces gens venus des régions forestières du centre et de l’est des États-Unis ou d’Europe du Nord. Ici les arbres étaient si rares qu’ils servaient de repères dans le paysage – certains portaient même un nom. La perception initiale de leur environnement par les pionniers ne peut être altérée quoique depuis le XIXe siècle des régions plus sèches ont été découvertes, que la terre s’est révélée fertile, que les zones sans arbre sont dorénavant rares et que, d’après les nouveaux standards des précipitations, seuls quelques comtés peuvent être qualifiés de semi-arides. Indiens nomades, invasion de sauterelles, feux de prairie, tornades, serpents venimeux, absence de matériaux de construction étaient autant de preuves pour les pionniers qu’ils s’installaient dans un désert. Mais peu importe comment on qualifiait ce territoire, tout le monde doit admettre que les conditions de vie y étaient dures et que les techniques mises en œuvre pour les améliorer étaient ingénieuses et efficaces. La maison en motte Une maison en motte ou sod house dans la prairie [Source inconnue] – Le lycée Lakeland est construit en motte en 1934 près d'Ainsworth Nebraska [NSHS La construction d’une maison était un problème bien particulier, essentiellement parce que l’édification d’un habitat permanent représentait une condition obligatoire pour entériner la propriété d’un terrain selon les règles de la colonisation. La pierre uniquement disponible dans l’extrême est des Plaines, le long du Missouri, n’était utilisée qu’aux alentours des carrières puisque le réseau de transport était fort peu développé. S’il y avait bien de l’argile à brique, manquait le combustible pour la cuisson. Et si on trouvait dans quelques endroits comme le long de Pine Ridge, à la frontière entre le Nebraska et le Dakota du Sud, suffisamment de bois pour la construction, cela restait exceptionnel. La réponse au problème de la construction fut la sod ou motte ». Les premiers colons, à l’instar des Mormons en 1846, ont établi des abris grossiers, mi-motte mi-terrier. D’abord conçus comme habitat temporaire, ils ont développé par la suite une technologie traditionnelle pour la construction de maisons en motte permanentes et confortables – nombre d’entre elles sont toujours debout 80 ans après leur édification. Jusqu’à ce que les maisons à ossature, plus prestigieuses et pourtant moins adaptées confinent l’emploi des mottes aux constructions temporaires, une maison » dans les Plaines désignait une maison en motte », une sod house. Bien que les mottes ont continué à être utilisées au XXe siècle la maison la plus récente que j’ai pu localiser date de 1940, après 1890 ou 1895, elles ont cessé d’être le seul et unique matériau disponible. Les terres étant dorénavant occupées, le chemin de fer s’est étendu et le bois de charpente a pu être acheminé. La construction en ossature devient la construction de prestige, abandonnant les charrues à découpe » également appelées sauterelles » à la rouille derrière les granges, et les mottes au mépris. La maison en botte En 1904, de nouvelles terres dans le Nord-Ouest du Nebraska sont ouvertes à la colonisation en vertu d’une loi proposée par Moses Kinkaid, député dudit État. Les Sandhills – un vaste désert de dunes couvertes d’herbes – constituent une large part de ces terres. Elles concentrent toutes les difficultés des précédentes concessions en les amplifiant une terre encore moins boisée et un climat encore plus hostile. De plus, le sol sableux offre de bien piètres mottes pour la construction quand elles ne se désagrègent pas pendant le découpage et la manipulation, elles ne manquent pas de s’effondrer une fois mises en œuvre dans le mur. Le cheval, que l’on préfère pour les travaux de la ferme et le transport, a remplacé le bœuf pourtant plus adapté au découpage des mottes ; et la charrue dédiée à cette tâche a disparu, tout comme, dans une certaine mesure, les savoir-faire indispensables à la construction en motte. Ainsi a-t-il été nécessaire d’imaginer de nouvelles techniques et outils pour bâtir sa maison. Six hommes occupés à faire des bottes de foin à l'aide de deux machines reliées par une courroie, à Stuart, comté de Holt, Nebraska. Photographie de John Wallace Rhodes, vers 1910 [ - Topophile] L’herbe sauvage et le foin domestique étaient et sont toujours les plantes les plus répandues des Sandhills. Elles sont fauchées et gerbées pour un emploi sur place ou dans la ferme voisine ; un transport plus long nécessitant de les mettre en botte. Les premières botteleuses sont apparues dans les années 1850 et sont communément utilisées dans les années 1890. Entretemps, les compagnies ferroviaires ont refusé de transporter le foin en vrac 1. Aussi était-il inévitable qu’un colon désespérant d’un matériau de construction disponible et bon marché considère les grosses et solides bottes de foin comme une solution. Bientôt la botte de foin devient un matériau de construction non négligeable. Sans jamais surpasser la motte, elle sera néanmoins largement connue et utilisée à travers les Sandhills. L’enquête Pendant deux ans, j’ai rassemblé des informations sur les bâtiments en botte. Cet article est le résultat de cette enquête. J’ai récolté des données précises sur une quarantaine de bâtiments, des renseignements plus généraux sur une vingtaine d’autres et des indications très approximatives sur dix ou quinze supplémentaires. Il n’est pas très universitaire » d’être aussi vague, mais c’est une précaution nécessaire pour rester honnête. En effet, j’ai dû grandement m’appuyer sur des descriptions orales de bâtiments disparus. De plus, à cause des caractéristiques des Sandhills mentionnées ci-dessus – grandes distances et manque cruel de routes et de repères –, il est difficile de s’assurer que deux descriptions différentes correspondent bien à deux maisons différentes. La réalité géographique des Sandhills m’a contraint à me reposer sur des rapports épistolaires et oraux pour de nombreux bâtiments encore utilisés. Imaginez des régions, plus grandes que l’État du Delaware, sans route goudronnée ! Les constructions en botte du Nebraska [Roger L. Welsch, Sandhill Baled-Hay Construction », dans Keystone Folklore Quaterly, Spring Issue, 1970, p33] Alors que je tentais de rejoindre une grange en botte de foin d’une ferme située à 15 miles d’une route carrossable – c’est-à -dire, 15 miles de la plus proche route de terre où passe périodiquement une décapeuse – j’ai rencontré l’épouse du fermier qui y vit. Elle revenait de chez le docteur voisin, à 155 miles de là , et m’a dit qu’à moins de me procurer un 4x4, un avion ou un cheval, je n’avais aucune chance de parvenir à sa ferme. Une autre fois, alors que je me rendais dans une maison au nord de Stapleton, Nebraska, j’ai trouvé ma route – deux traces de pneus ondulant au gré des collines – barrée par une mare certes peu profonde mais très large. Me demandant si j’allais oser ou non la franchir, un pick-up est arrivé à travers champs, j’ai donc demandé à son chauffeur à la peau parcheminée si je pouvais traverser en voiture vous pouvez, a-t-il plaisanté, si vous en avez fini avec votre voiture ». Il m’a ensuite guidé à travers la prairie jusqu’à la maison que je cherchais, tout en mentionnant une autre maison en foin 12 miles plus au nord que je devais pouvoir rejoindre hors-piste en ne coupant et retendant derrière moi que trois ou quatre clôtures barbelées. » Ferme de George McCreath à Thedford, comté de Cherry, Nebraska. Photographie de Condra & Manners, le 24 août 1926 [NSHS - Topophile] Ces maisons sont difficiles à repérer parce qu’elles n’ont rien de notable, leur seule caractéristique évidente est l’épaisseur de leurs murs. De nombreuses sociétés historiques n’ont pas connaissance des maisons en foin de leur territoire tout simplement parce qu’elles n’ont en tant que telles aucune valeur historique » et ne sont pas assez vieilles pour être considérées comme patrimoine des pionniers ». La plupart des gens qui vivent aujourd’hui dans des maisons en motte sont fiers de cette distinction, mes articles et mes appels à témoignage dans les journaux régionaux ont d’ailleurs suscité davantage de réponses de voisins de maisons en botte plutôt que d’habitants. En dépit de ces difficultés, j’ai visité dix maisons et rassemblé des photographies de dix autres ; des descriptions de qualité variée allant de vagues et générales à précises et détaillées complètent mes sources. À chaque fois que mes conclusions sont approximatives, j’essaierai de l’indiquer. Construire en botte La plupart des bâtiments en botte de foin ont des fondations en béton et des planchers en bois ou en béton. Des sacs de ciment sont transportés par-delà les collines en chariot et le sable est disponible partout un bâtisseur à l’extérieur des Sandhills a utilisé de la sciure à la place du sable – une expérience qui s’est révélée immédiatement désastreuse. Ces sols en béton ont suscité des souvenirs précis de deux de mes informateurs je me rappelle très bien ces matins d’hiver pieds nus sur ce plancher… » 2 et [la maison] était construite sur un sol en ciment, chaque plat que je lâchais se brisait en douzaine de morceaux. » 3 La maison de Chuck et Mary Bruner, à Douglas Wyoming est auto-construite en 1949 sur le modèle d'un magasin de Glendo Wyoming en maçonnant les bottes comme des briques. 70 ans plus tard, Chuck y vit toujours [Source inconnue] Des bâtiments dont j’ai pu identifier la forme, la moitié adoptent un plan carré, un tiers rectangulaire, un d’entre eux circulaire, un autre en T » et le reste en L ». Un des grands avantages de la maison en foin est que le meilleur foin pour la construction est le pire pour l’alimentation, et donc le moins cher. Le foin de la fin de l’automne, dur et ligneux, est aussi le plus solide en botte et constitue les murs les plus inébranlables. Le bas coût est à l’évidence un critère important pour l’homme venu s’installer sur les concessions Kinkaid » si bon marché. Dans un cas, deux problèmes sont résolus d’un coup Ma famille a acheté une ferme 9 miles à l’ouest de Bridgeport Nebraska en décembre 1912 il y avait une maison en motte et beaucoup d’herbes qui roulent coincées dans les clôtures, et mon père avait une botteleuse, aussi a-t-il mis en botte l’herbe qui roule et construit une belle maison de deux pièces. » 4 Les bottes, d’une section d’un pied [environ 30 centimètres, NdT] sur un pied et demi voire deux pieds pour une longueur de trois à quatre pieds, sont empilées comme des briques, en quinconce, sur une épaisseur. D’après les quelques bâtiments où j’ai pu voir les bottes, des photos de chantier et des descriptions, il semble que du mortier ne soit utilisé que dans la moitié des cas ; les bottes sont sinon simplement posées les unes sur les autres. Lorsque le ciment industriel n’est pas disponible ou trop coûteux, un substitut maison est employé ils scellaient les bottes avec un mortier composé de deux volumes de gumbo [terre argileuse de type vertisol, NdT] et d’un volume de sable, abreuvé de suffisamment d’eau pour obtenir une pâte bien épaisse. » 5 Des baguettes de bois de quatre à cinq pieds de long parfois des tiges de fer sont enfoncées dans les bottes afin de les maintenir solidaires les unes des autres et ce, même lorsque qu’un mortier a été utilisé. La lisse haute et la charpente sont aussi fixées aux bottes supérieures à l’aide de baguettes et de piquets. Maison d'Edward Martin bâtie en botte de paille enduite à Arthur, Nebraska. Vers 1925 [NSHS RG3011-0001 - Topophile] La maison Martin-Monhart est construite en 1925 près d'Arthur Nebraska avec un toit en croupe et une double fenêtre [Source inconnue] Le toit est chaîné, couvert de bardeaux de cèdres ou de tuiles d’amiante importés dans les Plaines par bateau en gros fagots maintenus par du fil de fer. Sur les maisons documentées, la moitié ont un toit pyramidal c’est-à -dire un toit en croupe dont les pans montent de tous les murs et se rejoignent en un point au centre de la maison, un tiers un toit à pignons, un sixième un toit en croupe simple, deux ont un toit à comble brisé. Le plus commun des toits adopte donc une variante du toit en croupe – très courant aussi dans les maisons en motte du Nebraska sous le nom de soddy roof. Ce n’est pas par hasard le toit en croupe permet d’avoir des murs à la fois bas et d’une même hauteur – une qualité très importante car une haute pile de bottes en pignon risque de s’effondrer pendant le tassement de la maison, quelle que soit la régularité des bottes et le soin apporté à leur mise en œuvre. Les bâtisseurs de toit à pignons contournent le problème en comblant le pignon non avec des bottes mais avec du bois. Une autre difficulté de ce toit est la coupe des bottes ou le remplissage de la jonction entre la botte, bien d’équerre, et la charpente, inclinée. Le toit en croupe évite tous ces problèmes. Par ailleurs, à moins d’être généreux sur les solives et ainsi fournir un solide raccord aux fermes du toit, une pression latérale s’exercera sur les murs – qui, par ailleurs, résistent très bien aux forces verticales – qui se déformeront et tomberont si les chevrons poussent contre eux. Le toit en croupe nécessite lui aussi des solives, mais si la lisse haute est fixée solidement aux coins de la maison, elle formera un cadre fermé et réduira les sollicitations horizontales. Les cadres des portes et des fenêtres sont posés à mesure que les murs sont élevés autour d’eux. Les botteleuses permettent de faire des bottes de n’importe quelle longueur soit sont spécialement façonnées des demi-bottes destinées à buter contre les menuiseries, soit sont déliées, coupées et reficelées les bottes. Des chevilles sont enfoncées, à travers des trous percés dans les cadres, dans les bottes voisines. Portes et fenêtres sont toujours de fabrication manufacturière, et systématiquement posées à l’extérieur afin d’offrir un endroit commode à l’intérieur de la maison pour poser livres, plantes ou décorations. Si les fenêtres étaient installées à l’aplomb intérieur du mur, on m’explique que l’eau stagnerait, imprégnerait l’appui jusqu’au foin et entraînerait une putréfaction. L’épaisseur du mur réduit considérablement l’angle par lequel les rayons du soleil peuvent pénétrer la maison, aussi et c’est également le cas pour les maisons en motte l’ouverture des fenêtres est biseautée ou bien deux fenêtres sont placées côte à côte. Construire en botte [Roger L. Welsch, Sandhill Baled-Hay Construction », dans Keystone Folklore Quaterly, Spring Issue, 1970, p18] On laisse les murs se stabiliser quelques mois avant de les enduire et poser les fenêtres. Quand le foin est sec, on enfonce horizontalement de petites fiches dans les bottes, sur lesquels on agrafe une maille métallique ou grillage à poule avant d’appliquer du stuc ou du ciment à l’extérieur, et du plâtre en enduit ou en plaque à l’intérieur. Un bâtisseur dressait la maille sur les bottes en plaçant des fils entre elles pendant l’édification des murs, puis tirait dessus depuis l’intérieur de la maison pour coller le grillage à poules contre le mur. Selon les ressources financières de la famille, l’enduit était industriel ou fait-maison à partir de sable et de boue alcaline raclée sur les berges ou le lit peu profond des lacs souvent asséchés des Sandhills. Dans un quart des maisons que j’ai pu examiner sur ce point, l’enduit est directement étalé sur les bottes sans lattis ou maille intermédiaire. L’intérieur des murs est parfois peint et plus souvent tapissé, comme c’était l’habitude dans les maisons à ossature de l’époque. Les murs d’une maison visitée et d’une autre documentée sont lambrissés sur 3,5 pieds de haut. Les parois intérieures sont en ossature légère – jamais en botte sauf si la maison originale a été agrandie. Motte versus botte Alors que plusieurs des bâtiments répertoriés sont des hangars ou des granges, rares sont les maisons en botte qui ont des dépendances en botte également. Bien qu’on ne me l’ait jamais aussi clairement expliqué pendant cette enquête que pendant la précédente consacrée aux maisons en motte, je soupçonne le même rapport entre la grande efficacité du foin ou de la motte et l’onéreuse et néanmoins prestigieuse inefficacité de la construction à ossature dans les Plaines. Les habitants et bâtisseurs de maisons en motte me disent que le bois est juste bon pour les animaux tandis que les humains méritent le confort fourni par la motte, c’est-à -dire chaud en hiver d’autant plus important que le combustible est rare, et frais en été d’autant plus vital que la température pointe chaque jour d’été au-dessus des 38°C et qu’il n’y a pas d’arbres pour faire de l’ombre à la maison. Les maisons en botte et en motte présentent quelques inconvénients des murs non-enduits par exemple sont un bon terreau pour les puces. Un instituteur, qui passa la nuit dans une maison en foin propriété du père d’un de ses élèves, raconte que la nuit fut agitée et ironise que le chauffage d’une maison en botte est partiellement réalisé par l’exercice constant des habitants qui se grattent et claquent des puces à longueur de journée. Un avantage de la maison en botte est la relative légèreté de ces murs comme nous l’indique un pionnier qui a habité les deux types de bâtiments La maison en motte à cause de son poids est un peu plus difficile à entretenir qu’une en botte. Le sol en dessous gèle et dégèle sans se stabiliser, aussi portes et fenêtres sont-elles désaxées. » 6 Comme on peut s’y attendre, le feu est un risque spécifique à la maison en foin. Une des qualités supérieures de la maison en motte est sa résistance au feu, d’autant plus appréciable que les feux de prairie sont redoutés par les fermiers des Plaines. Bien que la fumée, l’odeur et les bêtes en fuite alertent les pionniers du feu qui approche, les flammes, poussées par le vent, volent plus vite qu’un cavalier ne galope, et font des ravages chez celui qui n’est pas équipé de coupe-feu et de toiles humides prêtes à être claquées sur les étincelles sauteuses. Bien que les feux de prairie ne soient plus un danger permanent dans les étendues de l’Est, plusieurs maisons ont tout de même été dévastées le tendre et sec brin, nous rapporte-t-on, brûle avec une effrayante rapidité. L’âge d’or Avec son esthétique moderne » et ses deux niveaux, le Lone Oak, à quelques miles à l'ouest de Lincoln Nebraska détonne. Il semble que les bottes de paille, empilées et généreusement maçonnées les unes sur les autres, soient porteuses. Jusqu’en 1958, le rdc servit de restaurant, et l’étage, de salle de bal 370 m2. Il changea par la suite plusieurs fois de propriétaires, de noms et d'occupations jusqu'à sa démolition en 2012 [Lincoln Journal Star, 1958] The Lone Oak Building peu de temps après sa réalisation en 1946, près de Lincoln, Nebraska [ - Topophile] Bottes montées dans le mur du Lone Oak à l’aide d’un généreux mortier de ciment [NHSH - Topophile] Vue intérieure des murs enduits du Lone Oak [NHSH - Topophile] À ma connaissance, le bâtiment en foin le plus ancien est une école bâtie en 1886 à Bayard Nebraska, le plus récent est une salle de danse construite peu après la seconde Guerre Mondiale, probablement en 1946. Ce-dernier est une anomalie, étant le seul bâtiment en foin du Nebraska à l’est des Sandhills, à environ 8 miles à l’ouest de Lincoln. Le dernier bâtiment traditionnel construit date de 1939. L’apogée de la construction en botte s’étire de 1900 à 1935. Toutefois, un numéro de 1960 de Grassland News, un journal de l’entreprise de machines agricoles New Holland, rapporte qu’une église vient d’être construite en Alberta Canada à l’aide d’un botteleuse New Holland. L'église en paille de Bad Heart, Alberta Canada est construite en 1954 sous la houlette du prêtre-architecte Francis Dales. Elle existe toujours [Beth Sheehan, South Peace Regional Archive] Un bénéfice supplémentaire et inattendu de la construction en foin s’est révélé lorsqu’on a rasé quelques maisons les fermiers ont été étonnés de voir leur bétail délaisser leur vert pâturage pour manger des bottes vieilles de 50 ans, parfois directement sur le mur de la maison abandonnée. Il semble improbable que le foin s’améliore avec l’âge. Dave Stephens, un géographe de l’université du Nebraska, suggère que les bottes contiennent une herbe douce endogène de la prairie que le bétail a depuis intégralement brouté des pâturages. C’est tout à fait vraisemblable, puisque dans la même région, dans les réserves indiennes du Dakota du Sud voisin où le surpâturage fut moindre, l’herbe douce continue de pousser et est récoltée par les Sioux pour des amulettes et des remèdes. Très éloigné du style Nebraska », le manoir du Dr. Burritt est construit en 1936 avec une structure poteau-poutre bois et un remplissage paille. Le jour de l'emménagement un incendie le ravage, il est reconstruit en 1938, toujours en paille, mais avec une structure en béton et une couverture en fibro-ciment. Il abrite aujourd'hui un musée et des salles de réception [Source inconnue] Le foin en vrac Un autre type de construction bien différente et néanmoins en foin doit être mentionné ici afin d’éviter toute confusion entre les deux. Plusieurs de mes sources ont répondu à ma demande d’informations sur les constructions en botte de foin par des informations sur des bâtiments en foin tassé. Les plus grossiers d’entre eux, que l’on retrouve d’un bout à l’autre du Nebraska, sont des structures brutes faites de perches, de branches ou de vielles poutres, et recouverte de paille ou foin en vrac. Elles sont toujours temporaires – deux ans au maximum – et pas très pérennes puisqu’un bon coup de vent suffit à dépouiller la structure de son manteau. C’est peut-être ce genre de construction que Edwin Tunis essaie d’illustrer à la page 160 de son livre Frontier Living Cleveland and New York, World Publishing Company, 1961. Un abri à bétail sur la parcelle de Lottie Morrals [NHSH - Topophile] Vernon Goranson de Gurley Nebraska nous fournit une description détaillée de la construction d’un tel cabanon en foin On plante des traverses de chemin de fer dans le sol sur deux pieds de profondeur et huit pieds d’intervalle ; leur hauteur est similaire à celle du poteau de clôture. On fiche une seconde rangée parallèlement à la première à deux pieds de distance. Ensuite on cloue des planches ou du grillage à l’intérieur des traverses afin de former une paroi. On relie deux à deux le sommet des traverses avec du câble n° 9 afin qu’elles ne s’écartent pas lorsqu’on remplira le mur de paille. On dresse une autre rangée de traverses au centre du cabanon sur laquelle on appuie d’autres traverses reposant transversalement sur le mur périphérique à la manière des chevrons sur un toit, mais sans les pentes. On les recouvre ensuite de grillage avant de tapisser entièrement la structure de paille en vrac. » 7 Construire avec du foin en vrac, d'après un dessin de Vernon A. Goranson [Roger L. Welsch, Sandhill Baled-Hay Construction », dans Keystone Folklore Quaterly, Spring Issue, 1970, p27] De plus amples détails et quelques variations intéressantes nous sont indiqués par Robert Beckenhauer de Wayne, Nebraska … J’ai utilisé comme poteaux des traverses de chemin de fer placées tous les 8 pieds. Cet abri faisait 20 pieds par 32. J’ai acheté des perches de pin au gars de Pine Creek, j’en ai fixé une partie au sommet des traverses, et posé les autres par-dessus l’abri comme chevrons. J’ai alors tiré du fil de fer sur les côtés Nord, Ouest et Sud et posé d’autres fils au-dessus des solives. Cet abri a une toiture plate à six pieds du sol poteaux de 8 pieds enfoncés de 2 pieds dans le sol, soit suffisamment haute pour du bétail mais pas pour des chevaux. À 4 pieds des murs Nord, Ouest et Sud, j’ai mis en place d’autres poteaux et tiré d’autres fils de fer. J’ai ensuite entassé du foin de basse qualité sommet et base des meules entre les deux rangs de fils et empilé du foin sur l’abri comme couverture. J’ai dû utiliser du foin médiocre afin que le bétail ne mange pas l’abri pendant une tempête. J’ai posé sur le toit quelques perches et fils afin que le foin de couverture ne s’envole pas. Le côté Est est resté ouvert. » Un abri à bétail sous un toit de paille. Photographie de Nathaniel L. Dewell, vers 1942 dans le comté de Douglas, Nebraska [NHSH - Topophile] Un toit en foin de ce genre partage le même inconvénient du toit en motte un de mes voisins a observé qu’il continue de pleuvoir dans un abri en foin pendant trois au quatre jours après que la pluie ait cessé dehors. Aussi est-ce bien plus confortable en hiver que pendant les autres saisons. » 8 Plusieurs correspondants m’ont indiqué que des murs de ce genre sont utilisés, sans toit, comme brise-vent. Généralement placés dans le coin Sud des pâturages en cas d’orage ils empêchent le bétail de dériver à travers champs, et par temps de neige évitent qu’il franchissent les clôtures en escaladant des congères. Ces constructions de foin en vrac ne sont pas spécifiques au Nebraska et aux Plaines, Doyle Moore 9 de Urbana Illinois m’apprend qu’un nommé Moulton utilise un abri similaire pour entreposer ses pommes à Rootstown, Ohio près de Ravenna. Ces traverses de seconde main sont achetées auprès des compagnies ferroviaires pour moins de 50 centimes l’unité au début du XXe siècle. J’étudie actuellement une technique de construction basée uniquement sur ces traverses d’occasion. Et le bétail mangea l’école Pilgrim Holiness Church, vers 1920 à Arthur, Nebraska [NHSH - Topophile] Pilgrim Holiness Church, en 1939 à Arthur, Nebraska [NHSH - Topophile] Pilgrim Holiness Church, vers 1940 à Arthur, Nebraska [NHSH - Topophile] L’ouest du Nebraska et les Plaines en général sont des zones rurales. Onze comtés du Nebraska ont une densité inférieure à deux habitants par mile carré, pour autant c’est une erreur de penser que les bâtiments en foin sont un phénomène uniquement rural. Nombre d’entre eux se trouvent dans des petits villages à Arthur, Nebraska, l’une d’elle est la maison du trésorier comté. J’ai également connaissance d’un garage, lui aussi à Arthur, et de deux écoles. Garage construit en botte de foin à Arthur, Nebraska. Vers 1920 [NSHS RG3011-0007 - Topophile] En fait, le seul élément vernaculaire dans la construction en foin relève de la construction des écoles Un bulletin de 1902 publié par le superintendant de l’État, intitulé Nebraska School Buildings and Grounds, décrit une école édifiée en 1886 ou 1887 dans le comté de Scotts Bluff avec des murs en paille, un toit en motte et un sol en terre battue. Ce bâtiment étrange faisait 16 pieds de long, 12 de large, et 7 de haut. Deux ans après son inauguration, du bétail pâturant à proximité la mangea bel et bien. Peu d’écoles furent construites en paille à cause du risque d’incendie, néanmoins le superintendant Fowler déclare en 1900 que la botte de foin peut être utilisée pour construire des écoles pour le semestre d’automne puis donnée à manger au bétail à la fin de l’hiver. » 10 Ce passage a inspiré le titre d’une publication récente de la Nebraska State Education Association Et le bétail mangea l’école » [de Beth S. Bolhing, 1967, NdT]. Couverture du livre de Beth S. Bohling sur l'histoire de l'éduction au Nebraska, And Cattle Ate the School [Nebraska State Education Association, 1967] Les éleveurs des Sandhills bâtissent toujours des hangars en botte pour leurs avions. Dès 1929 ou 1930, Harry Hiles a construit à proximité de Gothenberg, Nebraska, un hangar circulaire en botte et publie un pamphlet promouvant ce type de construction Le mur a une structure en béton armé dans laquelle on utilise du foin en botte en remplacement d’un matériau plus coûteux, tout en apportant une légèreté au mur ainsi qu’une isolation contre la pénétration du chaud et du froid. Le mur est constitué de bandes courantes en béton armé, parallèles, elles s’échelonnent tous les 21 pouces [53 cm, NdT] les unes au-dessus des autres du bas au sommet du mur. Tout cela est mis en œuvre en utilisant les bottes de foin comme fond perdu, superposées directement les unes sur les autres comme mur. Ensuite, du stuc vient recouvrir les faces intérieures et extérieures du mur. » La forme circulaire du mur, renforcée par ces bandes horizontales de béton et d’acier, et les piliers perpendiculaires constituent une excellente structure d’appui pour le toit. Aucun support intérieur n’est nécessaire, le toit prenant la forme d’un dôme construit avec les mêmes matériaux que les murs. » Le poids d’une botte est divisé par deux passant de 80 livres, habituellement, à 40 livres. » 11 Bien que vanté par Hiles, le hangar à avion, circulaire et en botte de foin n’a pas remporté le succès escompté et Hiles a dû chercher fortune dans d’autres domaines – probablement pas dans l’écriture, peut-on imaginer, à moins que ce soit celle de formulaires d’imposition ! En conclusion, quoique brève –1900-1940 – cette période de construction en botte de foin fut importante car elle rendit possible la colonisation d’un territoire offrant peu pour édifier sa maison. Par ailleurs, cette technique était répandue et sa diffusion s’effectuait simplement par le bouche-à -oreille. Malgré sa brièveté, cette technique doit être considérée comme un élément inhabituel, méconnu mais significatif de l’architecture populaire américaine. Traduit de l’anglais par Martin Paquot. Roger L. Welsch, Sandhill Baled-Hay Construction », dans Keystone Folklore Quaterly, Spring Issue, 1970. Merci à la Nebraska State Historical Society qui nous a accordé l'autorisation de reproduire la majorité des photographies accompagnant cet article. notes 1 Bert S. Gittins, Land of Plenty, Chicago, Farm Equipment Institute, 1959, 2nd ed., pp. 38-39. 2 Lettre à l’auteur, Larry Dunbarn, Omaha, Nebraska, 20 avril 1967. 3 Lettre à l’auteur, Mme Lloyd Goehring, Taylor, Nebraska, 18 décembre 1967. 4 Lettre à l’auteur, Mme Dora Browning, Falls City, Nebraska, 21 avril 1967. 5 Lettre à l’auteur, Britton, Taylor Nebraska, 22 avril 1967. 6 Lettre à l’auteur, George Ackerman Senior, Alliance, Nebraska, 12 mars 1968. 7 Lettre à l’auteur, Vernon A Goranson, Gurley, Nebraska, 15 janvier 1968. 8 Lettre à l’auteur, Robert Beckenhauser, Wayne, Nebraska, 30 mai 1968. 9 Communication téléphonique de Mme Judy McCulloh, Urbana, Illinois 10 Pioneer School », Nebraska Folklore Pamphlets, n°30, Lincoln, WPA Writers’ Program, 1940, 11 Harry Hiles, Hiles Circular Hangar, Gothenburg, Nebraska, sans date,
Vous hésitez à participer à des salons pour l’emploi ? Vous avez peur de vous retrouver à chercher une aiguille dans une botte de foin ? Bien préparée, la participation à un salon peut pourtant se révéler très efficace pour dénicher la perle rare. Et si c’était, aussi, l’occasion de se positionner sur le marché de l’emploi ? On vous donne pas une, mais 5 bonnes raisons de participer aux salons pour l’emploi ! Recruter autrement Parfois, il est bon de tenter une nouvelle approche. Un premier contact où l’on peut se serrer la main et discuter de vive voix permet de valoriser son entreprise et de toucher des candidats d’une autre manière. Pour eux, c’est l’occasion de vous rencontrer directement. Pour vous, c’est l’occasion d’en savoir beaucoup dès le premier échange ! Découvrez aussi 6 bonnes raisons de faire des tests de personnalité Faire parler de votre entreprise Participer à un salon pour l’emploi, c’est aussi l’opportunité de faire parler de son entreprise. Pour cela, il faut préparer une stratégie de communication afin d’attirer les candidats sur votre stand. Mais le salon s’en chargera également ! Si besoin, n’hésitez pas à investir dans un encart de leur programme. Enfin, un salon bien organisé est présent dans les médias… Ce n’est pas négligeable pour la visibilité de l’entreprise ! Rencontrer des profils différents Par écrit, certains parcours atypiques peuvent être mal perçus, surtout lorsque l’on a une idée précise du profil recherché. En discutant directement avec l’un d’entre eux, peut-être vous rendrez-vous compte que derrière un profil original se cache un candidat talentueux, déterminé et prêt à s’investir pour votre équipe ! Comparer les méthodes des autres entreprises Il est important de savoir se positionner par rapport aux concurrents. Vous rendre à un salon pour l’emploi peut être l’occasion d’observer ce qu’ils proposent, comment ils procèdent… Cette phase d’observation est essentielle pour ajuster sa propre stratégie et mieux se démarquer ! Se tenir informé des actualités de l’emploi Toujours dans le souci de rester à la pointe de son domaine d’activité, un salon pour l’emploi permet de se tenir informé de l’actualité professionnelle. Nouveaux outils de communication, nouvelles méthodes de recrutement, nouvelles approches… C’est important pour ne pas se laisser distancer ! Alors, convaincu ? Pour franchir le pas, voici les salons de recrutement à ne pas manquer à la rentrée ! Pourquoi ne pas y inscrire votre entreprise ?
Vous êtes nombreux à me demander s’il vaut mieux pailler avec de la paille ou du foin ! Avant d’aller plus loin dans cet article, je vais tout de suite vous répondre. Je préfère le foin, mais si je n’ai pas de foin, j’utiliserais sans aucun doute de la paille. Selon moi, cette question n’est pas capitale car ce qui compte c’est que votre sol soit couvert avec ce que vous avez sous la main. En restant dans le naturel bien-sûr ! Cependant, comme c’est une question récurrente, voyons plus en détails les avantages et les inconvénients de ces deux matériaux Approvisionnement en paillage Dans les deux cas, la paille et le foin sont relativement faciles à trouver. C’est une matière première courante chez les agriculteurs. Cependant, on trouve de plus en plus difficilement des petites bottes carrées facilement transportables. Aujourd’hui, c’est le round baller qui se voit dans tous les champs. Sachez que le poids des round ballers varient en fonction de la machine et du paramétrage de l’agriculteur. Comptez en moyenne 150 Kg le round baller. Ce qui veut dire qu’il faudra vous arranger pour être livré chez vous. Sachez aussi qu’en fonction des régions, les agriculteurs vous céderont plus ou moins facilement leur production. Effectivement, ils produisent la paille ou le foin pour leur propre consommation et peu pour la revendre. Cependant, si vous leur dites que vous n’êtes pas regardant sur la fraîcheur des balles, alors ils verront sûrement l’occasion de se débarrasser des vielles balles refusées par les animaux. Cependant, comme c’est une question récurrente, voyons plus en détails les avantages et les inconvénients de ces deux matériaux Facilité d’utilisation du paillage Que ce soit une balle de foin ou de paille, 150 kg c’est lourd ! Cependant à deux, on parvient à rouler les balles là où on le souhaite. Si vous n’avez pas encore de potager, il suffira de dérouler la balle dans le sens opposé de sa fabrication pour étaler un beau matelas sur le sol. Vous pouvez lire l’article comment transformer une pelouse en potager. Dans le cas où votre potager est déjà en place avec des cultures. Alors, la forme en balle n’est pas avantageuse, car il faut déjà dérouler un peu la balle pour pouvoir prendre des brassées pour les déposer là où on le souhaite. Ce moment n’est pas forcément très agréable, car la paille ou le foin sont plein de poussières et les tiges sèches sont irritantes pour la peau. Si vous avez le choix entre les round baller et les petites bottes carrés, alors n’hésitez pas à stoker les petites bottes. Efficacité du paillage La paille comme le foin remplissent très bien leur mission ! Le sol est protégé du soleil, des intempéries et de l’évaporation. Coté amendement, c’est le foin qui se place en tête avec un rapport C/N autour de 30 et 150 pour la paille. Le rapport C/N du foin est plus équilibré avec une décomposition un peu plus rapide. Ce qui me semble plus adapté au potager. Un autre avantage pour le foin qui est important pour moi, c’est sa tenue face au grattage des oiseaux et sur les pentes. Les réseaux de longues fibres d’herbes sèches se tiennent beaucoup mieux que celui de la paille. Les fibres d’herbes forment un maillage plus serré qui résiste mieux dans le temps. Concernant l’action du foin ou de la paille vis-à -vis des cultures, c’est très complexe de pouvoir répondre. Peut être que certaines plantes vont préférer de la paille au foin, mais cela me semble difficile de prendre en compte les affinités de chaque culture. Les traitements du paillage Toujours en faveur du foin, je suis beaucoup plus serein vis-à -vis des différents produits chimiques qu’il pourrait contenir. Produire de l’herbe ne demande pas de traitement, Ce qui est une bonne chose pour les animaux à qui on la destine ! Dans le cas de la paille, il y a plus de chance d’y trouver des pesticides et donc de les répandre dans le potager. A moins d’avoir près de chez soi un agriculteur bio c’est l’idéal ! Conclusion Vous comprenez mieux pourquoi je cherche en priorité des petites balles de foin pour Le meilleur rapport C/NSa meilleure tenue face au grattage des oiseaux et dans les pentesSon absence de traitement. Si je devais faire un podium se serait en premier les petites balles de foin, en second les round baller de foin, en troisième les petites balles de pailles pour finir en quatrième avec les round baller de pailles. Bien évidement ce classement exclus tous les autres paillages, dont on ne parle pas dans cet article.
comment faire une botte de foin Ă la main