Unefois votre grossesse confirmée, vous effectuez un premier examen prénatal auprès de votre médecin (généraliste ou gynécologue) ou de votre sage-femme. Après cet examen, votre médecin Ledéni de grossesse se définit comme le fait pour une femme enceinte de ne pas avoir conscience de l’être1. Faute de cette conscience, le ventre ne grossit pas et la grossesse passe généralement inaperçue de l'entourage. La femme ne prête pas attention aux mouvements du bébé. L’aménorrhée caractéristique de la grossesse peut même faire défaut. Ledéni de grossesse au centre d’un procès pour infanticide. Elle avait jeté son nourrisson dans une fosse septique. Une quadragénaire est jugée ce lundi par la cour d’assises de Douai Pertedu bouchon muqueux : les signes annonciateurs. En fin de grossesse, des contractions font leur apparition, puis le travail démarre et le col "mûrit". Au fur et à mesure que le col bouge, le bouchon muqueux va se détacher. Des pertes gélatineuses, gluantes, translucides, jaunâtres ou brunâtres apparaissent alors. Jai un gros problème, j’ai signé un CDI la semaine dernière pour commencer en septembre, avec une période de 3 mois d’essais. Et hier, après de grosse douleur au ventre, petit tour aux urgences, on m’apprend que je suis enceinte, alors sous pilule de 11 SA. Je me sens mal vis à vis de mon futur employeur. Je ne sais pas comment faire. De plus, je suis perdue, ce n’était Del’accouchement à la grossesse, de la vérité sûre d’elle de l’Antiquité à la vérité aléatoire du monde contemporain, mieux vaut s’en tenir à un moment de l’histoire qu’à une résolution affirmative. Bien sûr, on note que la métaphore de la grossesse est emprunté par les hommes philosophes au réel des femmes gestatrices. Comme toute métaphore, elle est extraite du Votresalariée est tout à fait libre de vous informer ou non, de sa grossesse.. En effet, une salariée enceinte n'a aucune obligation de vous informer qu'elle attend un enfant (1).. Cependant, si elle souhaite bénéficier de certains avantages liés à la grossesse et à la maternité (indemnisation pendant le congé maternité, réduction de temps de travail éventuellement V2BLsT. Le rêve de déni de grossesse, a de parfois une bonne image dans le sens qu'il symbolise le signes de réussite» et de libération de responsabilité». Mais d'un autre côté, cela inclut également un rêve d'avertissement que vous perdez des possibilités rêve de déni de grossesse peut être déroutant pour les femmes. Cependant, ce rêve ne fait pas partie des rêves prémonitoires vous n'avez donc pas à vous en femmes enceintes peuvent rêver de déni de grossesse, mais c'est souvent un avertissement qu'elles doivent être en bonne condition physique avant d' interprétations pour rêver de déni de grossesse Qu'un rêve de déni de grossesse soit un rêve qui appelle l'attention dépend de vos impressions et de vos actions dans le l'impression d'un déni de grossesse est fort et plus la tristesse est grande, plus la pensée négative est autre côté, si vous avez un rêve de déni de grossesse qui vous fait sentir positif, les choses iront dans le bon sens même si vous êtes libéré du sens du liés à rêver de déni de grossesse en islamRêver de grossesseAuteur de cet article Soliman Darius, chercheur et vulgarisateur des rêves en islam au Liban, travail de façon indépendante pour le développement de l'interprétation des rêves en islam pour tous. Les thèmes ésotériques sont sa spécialité. Il montre des aspects des rêves en islam que vous ignorez souvent et qui, lorsqu'ils sont découverts, révèlent quelque chose de surprenant pour vous. rever de deni de grossesse bonjour, j'ai revé que je me rendais à l'hopital à cause d'une douleur au ventre. et j'accouche d'une petite fille blonde vraiment magnifique et bien qu'elle n'etait pas prévue je suis comblée. mais je pense au 9 mois qui se sont ecoulés où j'ai soulevé des charges lourdes vu que j'ai travaillé dans un super marché et au fait que je fume. en la prenant dans mes bras j'ai un flash je la vois plus grande 8ans environ ca fait comme une photo je la vois souriante avec ses longs cheveux blonds comme j'avais quand j'etait petite. je dis à ma meilleure amie que finalement elle tombe bien vu que je voulais avoir une fille à "moi" vu que mon compagnon a dejà deux enfants d'une autre union. mon compagnon l'accepte et l'eleve comme sa fille. il se degage comme une sensation de pleinitude. lilie333 Messages 20Inscription 04 Juil 2011, 1104 Re deni de grossesse par Crystal Eye » 12 Aoû 2011, 1252 > Hôpital symbole d'espoir de guérison Le rêve d'une guérison n'est pas un présage mais plutôt un espoir. C'est le signe qu'on a envie de sortir d'une situation devenue pesante. SOUFFRIR symbole du malaise localisé Le rêve fonctionne ici comme un signal d'alarme La partie souffrante du corps vous indiquera symboliquement ce que vous avez à soigner en premier lieu. Ventre, nombril, abdomen Symbole du centre de soi, puissance vitale Rêver de nombril est le signe que vous avez une conscience aigüe de votre individualité, de votre identité Concentrez-vous sur vos principes avant d'entreprendre une action. C'est le moment de vous appuyer sur vos certitudes, et de vous libérer de toute influence extérieure > Vous accouchez on croit vous connaître, mais vous n'avez pas encore tout montré de vous-même. Une nouvelle vie va commencer PETITE FILLE => Désir de reconquèrir une liberté perdue, de vous émanciper des interdits familiaux Cheveux blonds ils expriment la force spirituelle, et le désir de réveiller l'ange qui est en vous Beauté symbole de confiance en vos possibilités => Etre ou voir un personnage dans l'éclat de sa beauté vous ouvre une porte vers un mieux-être. Vous regagnez confiance en vous Admiration symbole de confiance en soi => Vous êtes en train de découvrir vos richesses, vos possibilités > Rêver d'être soi-même > si on ne l'est pas dans la vie indique que vous avez besoin d'une période de vacances et de tendresse. Besoin d'être protégé Rêver que vous êtes mère si vous n'avez pas d'enfant, c'est aussi l'occasion de voir l'effet que cela vous ferait. Allégresse symbole de grande joie L'heure de la fin des épreuves a sonné. Vous retrouvez confiance en vous, et de nouveaux moyens d'agir vous sont donnés. Une période positive et entreprenante s'ouvre. > Chiffre 9 symbole de fin de cycle, de recherche, du temps Si votre rêve est agréable, le 9 annonce la fin des soucis, la plénitude et le savoir Si votre rêve est, au contraire, douloureux, vous trouvez le temps long et la solitude pesante, signe que vous n'avez pas encore découvert ce que vous cherchez Porter symbole du poids de la vie L'action de porter est significative de la façon dont vous supportez votre propre vie. Il peut s'agir d'un fardeau, d'un poids léger, ou d'une croix. La réponse est dans le rêve. Travailler effort et récompense de l'effort Travailler, en rêve ou rêver de travail , vous apporte la certitude d'atteindre vos buts si vous rêvez que vous fumez du tabac votre intuition et votre clairevoyance aiguillonnent votre intelligence Celle-ci peut s'élever et atteindre des sommets > Dans l'imaginaire onirique, les bras symbolisent la relation, l'accueil, la tendresse. Grande réussite, ambition Vous êtes tendu vers la réussite, dans tous les domaines. Le chiffre 8 est symbole de l'équilibre dans l'interaction Terre/Ciel => Si votre rêve est agréable, le chiffre huit parle d'équilibre retrouvé, de nouvelles portes à passer, d'action, de justice Voir un sourire, ou sourire soi-même, est un déclic libérant une joie intérieure intense. L'émotion qui prédispose à l'action indique que vous entrez dans une période beaucoup plus consciente, génératrice de joie et de paix. > Vous prononcez des paroles ? C'est le moment d'exprimer et de vivre tout ce que vous avez contenu si longtemps. L'action n'est pas loin > vous êtes ou vous devenez père, dans votre rêve, vous pouvez vous concevoir comme le fondateur d'une lignée. Et assumer vos responsabilités. > Nirvâna symbole de l'arrêt du mental au profit de l'amour absolu => Si vous êtes dans un état de bonheur, de perfection, d'amour absolu, c'est que vous avez touché et atteint la part indestructible qui est en vous >. Autant dire que vous n'êtes pas prêt de l'oublier, surtout quand il s'agira de franchir les obstacles. Lesquels ne résisteront pas. >> Carl Crystal Eye reveur d'Or Messages 21422Inscription 09 Aoû 2009, 1236Localisation Arques c'est tout à fait ca ! par lilie333 » 12 Aoû 2011, 1728 et je me rappelle aussi que je prenomé ma fille Sylphine, un prenom de "divinité grec ou romaine" selon moi dans mon reve. je me rapelle aussi que ce prenom m'avait été donné dans un songe. Ce qui me semble aussi bizard voir meme obsedant c'est l'image de ma "petite fille" à ses 8 ans cet image me revient souvent en tete comme une photo que je regarde à plaisir... j'aimerais meme voir si ca serait possible que ce soit reelement ma future fille que j'ai vu en songe comme pour me rassurer sur l'avenir vu que j'avais penser très fort avant de dormir de voir ce qui pouvait m'arriver dans les jours a venir... reponse dans 9-10 ans lol lilie333 Messages 20Inscription 04 Juil 2011, 1104 par Crystal Eye » 12 Aoû 2011, 1911 C'est possible, en effet ! On ne peut pas savoir d'avance si c'est prémonitoire ou pas...C'est pourquoi G décrypté les symboles-clés En principe, une petite fille vue en rêve représente la petite fille qui est en nous, ou un désir d'émancipation par rapport aux interdits familiaux. PETITE FILLE => Désir de reconquèrir une liberté perdue, de vous émanciper des interdits familiaux Bébé symbole de renouvellement Rêver d'un bébé est un signe heureux, positif; Souvent la vision d'un tout petit enfant confirme un réajustement dans votre vie, des aspirations nouvelles. Vous êtes en plein développement. Regarder des images et des photos signifie que l'on recherche dans le passé, les clefs de la compréhension du présent. Votre quête de souvenirs traduit le besoin de retouver ou de revivre certains événements qui n'ont pas été assimilés, et qui freinent votre évolution.. Regarder des photos, c'est chercher dans ses souvenirs les moments que l'on veut garder intacts et préservés....Ne regardez pas en arrière, la vie est en avant, vous ne pouvez récolter que des déceptions en essayant de retenir le temps qui passe >> Carl Crystal Eye reveur d'Or Messages 21422Inscription 09 Aoû 2009, 1236Localisation Arques ^^ par lilie333 » 12 Aoû 2011, 1916 j'ai tenté de dessiné cette image que j'ai de ma "petite fille" à ses 8 ans, j'espère que je garderai ce dessin longtemps et que si un jour je retombe dessus, sourire de voir si c'est realisé ! lol lilie333 Messages 20Inscription 04 Juil 2011, 1104 Re c'est tout à fait ca ! par Crystal Eye » 13 Aoû 2011, 0103 [quote="lilie333"]et je me rappelle aussi que je prenomé ma fille Sylphine, un prenom de "divinité grec ou romaine" selon moi dans mon reve. je me rapelle aussi que ce prenom m'avait été donné dans un songe. Ce qui me semble aussi bizard voir meme obsedant c'est l'image de ma "petite fille" à ses 8 ans cet image me revient souvent en tete comme une photo que je regarde à plaisir... j'aimerais meme voir si ca serait possible que ce soit reelement ma future fille que j'ai vu en songe comme pour me rassurer sur l'avenir vu que j'avais penser très fort avant de dormir de voir ce qui pouvait m'arriver dans les jours a venir... reponse dans 9-10 ans lol[/quote] SI CE PRENOM EST APPARU EN SONGE...IL EST SIGNIFICATIF EN EFFET EN PLUS IL EST ORIGINAL...IL ME PLAIT BEAUCOUP SI EN PLUS TU AS DESSINéE TA FUTURE PETITE FILLE...BRAVO ! TU DOIS AVOIR DU TALENT EN DESSIN ? FéLICITATION / CONTINUE ! >> Carl Crystal Eye reveur d'Or Messages 21422Inscription 09 Aoû 2009, 1236Localisation Arques oui par lilie333 » 13 Aoû 2011, 1646 j'ai fait des études d'art etant plus jeune ! et j'espère que je la verrais un jour en vrai cette petite fille! mon compagnon le souhaite aussi ! meme si pour l'instant on prend notre temps ca fait pas longtemps que l'on s'est retrouvés ! lilie333 Messages 20Inscription 04 Juil 2011, 1104 Retourner vers Signification des reves Utilisateurs parcourant ce forum Aucun utilisateur enregistré et 14 invités Émergence du tableau clinique1Les cas cliniques de déni de grossesse sont observés et connus depuis longtemps, bien que n’étant pas nommés ainsi. Dans la littérature française, Naima Grangaud 2002 a réalisé un historique concernant l’apparition de cette entité, complété ensuite par Laurence Carlier 2009 [4]. 2Dès 1681, le Dr. François Mauriceau gynécologue postule que la ?méconnaissance?» d’une grossesse peut exister et être induite par des saignements menstruels persistant au cours de celle-ci. Les toutes premières descriptions de grossesses non reconnues comme telles sont rapportées par Estienne Esquirol en 1838, chez des patientes présentant des troubles psychiques. Cet auteur expose le cas d’une jeune femme ayant accouché dans les latrines et tué son enfant de plusieurs coups de ciseaux. L’absence de réaction de regret et le refus de s’alimenter de la jeune femme questionnent particulièrement cet auteur qui parlera d’un accès de délire au décours de l’accouchement. 3Son élève Louis-Victor Marcé mentionne, vingt ans plus tard, dans son Traité de la folie des femmes enceintes, des nouvelles accouchées et des nourrices, les grossesses ?ignorées?», en les distinguant des grossesses dissimulées. Cependant, ces cas cliniques sont à l’époque associés à une pathologie mentale en particulier dans le cas des psychoses à caractère hallucinatoire et ne sont pas davantage étudiés. Marcé distingue néanmoins les grossesses dissimulées, car socialement réprouvées, des grossesses ignorées associées à la pathologie. 4Le Dechambre dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, en 1865, consacre plusieurs chapitres à la question des ?grossesses méconnues?». Il admet que des grossesses puissent être ignorées des médecins mais non des femmes elles-mêmes. Il s’agit pour lui plutôt d’une dissimulation de grossesse. En arrière plan, on note la question de la responsabilité des femmes infanticides, qui à cette époque risquent la peine capitale. Auguste-Ambroise Tardieu médecin légiste criminologue, en 1874, rapporte lui aussi des situations similaires de grossesses méconnues, avec le même point de vue, c’est-à-dire une remise en cause du discours de ces femmes. 5La même année, une étude de cas est pourtant publiée par Isham. Il propose l’hypothèse suivante? ?Il n’est peut-être pas rare qu’une grossesse se développe jusqu’à l’accouchement chez un sujet qui n’en a pas conscience.?» Il est donc le premier à postuler la possible non-conscience de la femme au sujet de sa propre grossesse. 6Proposée par Gould en 1898, arrive dans la littérature l’appellation de ?grossesses inconscientes?», dans une tentative de dégager une entité clinique spécifique. Il se réfère à une étude portant sur 12 cas et conclut en termes épidémiologiques qu’il s’agit de ?femmes primipares ou multipares, jeunes ou d’âge mûr, la plupart mariées et exemptes de pathologie mentale identifiée, qui n’ont pas conscience de leur grossesse et prennent leur accouchement pour des crises de coliques?». 7En 1900, Paul Brouardel médecin légiste développe dans l’un de ses livres un chapitre qui s’intitule? ?Une femme peut-elle être enceinte à son insu???» Il reconnaîtra que l’ignorance d’une grossesse est envisageable dans ?certaines conditions?» mais ne développera pas davantage la question. 8Enfin, Hélène Deutsch, dans son ouvrage sur la psychologie des femmes 1949, cite des cas de femmes qui ?nient leur grossesse en toute bonne foi?» et chez lesquelles ?la maternité biologique ne mène pas à l’esprit maternel ». Toutefois, elle non plus n’approfondira pas ses clinique du déni de grossesse9L’entité clinique du déni de grossesse voit le jour dans la littérature psychiatrique tardivement, dans les années 1970 Bécache, 1976. En suivant l’évolution chronologique des réflexions autour de cette entité clinique, le premier article paraissant sous cette dénomination rapporte l’étude de cas d’une femme souffrant de schizophrénie. C’est dans la littérature française, dans un premier temps Bécache, 1976, que déni de grossesse et psychose apparaissent liés, ainsi que le suggèrent les publications anglo-saxonnes de la même époque Slayton, 1981. En opposition à cette hypothèse, dans les années 80, certains auteurs Berns, 1982?; Finnegan, 1982?; Milstein, 1983 rapportent des études de cas où le déni de grossesse semble être un événement isolé de tout autre antécédent psychiatrique ou psychopathologique, ce qui conduit certains à parler de trouble de l’adaptation Brezinka, 1994?; Spielvogel, 1995. Un parallèle est proposé entre cette forme de déni et celle qui est observée chez certains sujets, sans antécédent psychiatrique, lorsqu’apparaît le déni d’une maladie somatique grave Strauss, 1990. 10En 1991, Laura J. Miller et coll. insistent particulièrement sur la distinction entre déni de grossesse psychotique et non psychotique et proposent de faire figurer ?le déni de grossesse?» en tant que tel dans le DSM-4. Ceci n’aboutira pas. Klaus Beier et coll en 2006 tentent également d’inclure ce tableau clinique au sein des classifications internationales. Comme le montre donc un certain nombre d’auteurs Berns, 1982?; Finnegan, 1982?; Milstein, 1983?; Brezinka, 1994?; Wessel, 2002, le déni de grossesse pourrait se révéler lié à des troubles moins pathologiques qu’initialement énoncés. À cet effet, s’est créée l’AFRDG association française pour la reconnaissance du déni de grossesse fondée en 2007. Colloques et journées scientifiques s’organisent alors spécifiquement sur ce thème du déni de grossesse Bayle, 2009?; Seguin et coll, 2009. 11Actuellement, le déni de grossesse désigne ?par convention la non-reconnaissance d’une grossesse au delà du premier trimestre de grossesse et peut se prolonger jusqu’à l’accouchement et recouvrir ce dernier?» Grangaud, 2001. 12Considéré par grand nombre des auteurs notamment Dayan, Bonnet, Bayle, Marinopoulos comme un symptôme, Dayan 1999 le définit comme ?recouvrant un ensemble de configurations psychiques ayant en commun l’ambivalence du désir d’enfant?». Notons que cet auteur différencie le déni de grossesse de la dénégation où les femmes ont plus ou moins conscience de leur état gravide mais ne l’acceptent pas. 13Sophie Marinopoulos 1997 distingue le déni partiel et le déni total de grossesse où c’est l’accouchement qui permet la levée du déni. Selon elle, c’est le déni total qui peut inquiéter la vie de l’enfant, tandis que le déni partiel est plus mobilisé pour le protéger. Les mouvements fœtaux, même s’ils sont ressentis tardivement par la mère, participent à la dissolution du déni vers le 4-5e mois de grossesse, parfois au-delà. Une grande culpabilité apparaît alors à la levée du déni. La mère pense avoir mis la vie du fœtus en danger. L’étude de Christoph Brezinka 1994 illustre ce fait? sur 27 dénis de grossesse, 7 femmes ont pris conscience de leur grossesse à l’occasion d’une complication obstétricale mort in utero par exemple entre 21 et 26 semaines d’aménorrhée. L’auteur se demande si ces femmes se savaient enceintes tout en ne voulant pas l’admettre, tant que la grossesse se déroulait bien. 14La tendance actuelle est d’attribuer aux grossesses non reconnues comme telles le terme de ?négation de grossesse?» dans le cadre d’un fonctionnement psychique non psychotique, et celui de ?déni de grossesse?» pour parler de celles ayant une pathologie psychotique avérée ou découverte à cette occasion Bayle, Dayan. 15Pour tenter de trouver une dénomination en adéquation avec les conséquences du tableau clinique, Jean-Marie Delassus 2009 parle de syndrome de l’enfant invisible, où la femme, plutôt que de dénier sa grossesse, ?subit un aveuglement qui s’impose à elle?». Il semble que cette proposition suggère un rôle de l’enfant invisibilité dont on ne comprend pas très bien comment il pourrait y contribuer. Pour la majorité des auteurs, il s’agirait plutôt des conséquences de la position maternelle. L’hypothèse de Delassus aurait comme avantage de soulager le sentiment parfois très fort de culpabilité des mères ayant vécu cette expérience troublante ?C’est l’enfant qui était invisible, voila pourquoi je ne l’ai pas vu?». Elle aurait une valeur pour faciliter l’abord thérapeutique mais aucune pertinence heuristique. 16Christoph Brezinka 2009 évoque l’idée d’un ?middle knowledge?» connaissance intermédiaire qui serait un état psychologique se situant entre le savoir et le non-savoir. Jacques Dayan 2009 le rejoint. Il explique qu’à travers des entretiens répétés et prolongés avec une dizaine de femmes après un déni de grossesse total, une conscience partielle de la grossesse semble avoir été préservée sous la forme de rêves, d’émotions, de modifications de leurs habitudes de vie quotidienne notamment alimentaires, pratiques sportives, consommation d’alcool et de tabac. Il considère alors que la plupart des dénis de grossesse ne serait pas des ?dénis?» au sens psychanalytique freudien et qu’il serait davantage question de dénégation. Seuls les dénis de cas extrêmes de pathologies schizophréniques seraient à considérer véritablement comme de grossesse et mécanismes de défense17Pour mieux comprendre la différence proposée par les auteurs entre les négations et les dénis de grossesse, il peut être utile de revenir sur les définitions proposées de ces deux mécanismes du déni18Le déni est un phénomène bien connu en psychiatrie, toutefois il est difficile d’en donner une définition psychiatrique tant l’utilisation de ce terme est galvaudée. On retrouve souvent des définitions dans les articles scientifiques, mais elles ne sont pas référencées? ?Le déni est un phénomène de refus du patient de prendre en compte une part de la réalité?» Bardou et coll., 2006. Les auteurs utilisent plus souvent des vignettes cliniques pour illustrer le déni. 19La définition psychanalytique nous semble alors plus riche et plus développée, ce terme étant employé par Sigmund Freud dans un sens spécifique. Il s’agit d’un ?mode de défense consistant en un refus par le sujet de reconnaître la réalité d’une perception traumatisante, essentiellement celle de l’absence de pénis chez la femme. Ce mécanisme est particulièrement invoqué par Freud pour rendre compte du fétichisme et des psychoses?» Laplanche et Pontalis, 1967. Freud fonde sa théorie et conceptualise le déni à partir de l’absence de pénis chez la petite fille? ?Elle l’a vu, sait qu’elle ne l’a pas et veut l’avoir […] L’espoir de finir par avoir tout de même un jour un pénis et par là de devenir égale à l’homme peut se maintenir jusqu’en des temps invraisemblablement tardifs et devenir le motif d’actions singulières, incompréhensibles autrement?» Freud, 1925. Bernard Penot 1989 précise que pour Freud le déni n’apparaît pas au départ comme quelque chose d’anormal en soi, ni de pathologique dans la première enfance, mais que sa persistance au-delà de la période phallique, et notamment chez l’adulte, ferait courir des risques sérieux à l’économie psychique et constituerait un temps premier de la psychose. 20Freud 1927 relie ensuite cette notion à celle du ?clivage du moi?». Ce dernier permet de maintenir deux positions contradictoires, comme reconnaître une situation tout en la niant. Freud pose le ?clivage du moi?» comme donnée essentielle à la problématique du déni, c’est-à-dire la coexistence possible dans le psychisme d’au moins deux dispositions mentales incompatibles et non articulées l’une avec l’autre quant à leur signification? ?L’une tient compte de la réalité, l’autre dénie la réalité en cause et met à sa place une production du désir. Ces deux attitudes persistent côte à côte sans s’influencer réciproquement?» Laplanche et Pontalis, 1967. Freud 1927 désigne alors le déni comme étant le mécanisme en jeu dans le fétichisme. Le pervers dénie la non-possession de pénis de la femme, car si elle est châtrée, c’est sur son pénis à lui que pèse la menace de la castration. Il distingue alors les sorts respectifs faits à la représentation et à l’affect dans la constitution du fétiche chez le pervers. Alors que l’affect est refoulé, ?pour le destin de la représentation, il serait juste de dire en allemand Verleugnung déni?». Le déni porte donc sur une représentation, dans le cas de la perversion, celle de la castration féminine. Dans ce cas, c’est le terme de désaveu qui est parfois retenu, mais rarement dans la littérature française, contrairement à ?disavowal?» en anglais. 21Notons toutefois que Penot 1989 préconise d’utiliser le verbe désavouer » plutôt que dénier en français, chaque fois qu’il s’agit de désigner la non-prise en compte d’une donnée de réalité et de la signification qu’elle peut comporter. Cet auteur ajoute qu’il ne s’agit pas tant pour Freud ?d’envisager le déni comme déni de quelque chose ce qui ramènerait à une forme de négation, mais bien plutôt comme rapport de rejet entre deux parties clivées du moi, se disqualifiant mutuellement?». 22Alors que le déni dont parle Freud concerne une réalité externe, Cléopâtre Athanassiou 1986 nous rappelle que Melanie Klein introduit le déni dans le monde interne? ce qui est clivé, dénié, n’est plus seulement dehors mais dedans. 23Annie Roux 2004 ajoute que le déni peut aussi être déni de sens, ou d’absence dans certains deuils, ou encore il peut porter sur la différence des générations et même sur l’individuation. Il peut intéresser des qualités de l’objet, affects ou représentations. Il viserait à supprimer l’ dénégation est un ?procédé par lequel le sujet, tout en formulant un de ses désirs, pensées, sentiments jusqu’ici refoulé, continue à s’en défendre en niant qu’il lui appartienne?» Laplanche et Pontalis, 1967. Le déni est donc à différencier de la dénégation. Les auteurs notent une difficulté à traduire ce terme ?Verneinung?» en allemand, qui pourrait aussi être défini comme négation. C’est d’ailleurs cette terminaison qui est choisie par Laplanche pour le texte de Freud ?La dé-négation?» de 1925. Il s’agit, selon lui, d’ ?une manière de prendre connaissance du refoulé, de fait de la suppression du refoulement, mais certes pas une acceptation du refoulé […] c’est seulement l’une des conséquences du processus du refoulement qui est abolie, celle qui consiste en ce que son contenu représentatif ne parvienne pas à la conscience?». Donc, pour résumer plus clairement? ?La névrose ne nie pas la réalité, elle veut seulement ne rien savoir d’elle?; la psychose la dénie et cherche à la remplacer?» Freud, 1924.Mécanismes de défense25Jacques Dayan 1999 fait un inventaire des mécanismes de défense qu’il a repérés chez des femmes après le cinquième mois de grossesse, dans des formes mineures de négation de celle-ci? dénégation, annulation, refoulement, déni, pensée magique, déréalisation névrotique et psychotique. Ces mécanismes psychiques témoigneraient, selon lui, de l’ambivalence du désir et de l’incapacité de ces femmes à la gérer, accompagnant l’hostilité parfois refoulée à l’égard de l’enfant. 26À travers le discours de ses patientes, Dayan distingue donc? 27?– La dénégation dans une formulation telle que? “Je ne suis pas enceinte, je ne me suis pas rendue compte que j’étais enceinte”?;–?dénégation ou annulation dans une formulation telle que? “J’ai bien pensé que j’étais enceinte mais je n’y ai pas cru”?;–?Le refoulement dans une formulation telle que? “Je savais que j’étais enceinte mais je n’y pensais pas”?;–?Le déni dans une formulation telle que? “Je suis enceinte puisque vous me le dites”?;–?La pensée magique dans une formulation telle que? “J’étais persuadée que je ne pouvais pas être enceinte, que je ne pouvais avoir un bébé ou qu’il allait mourir, je n’en voulais tellement pas”?;–?La déréalisation névrotique ou psychotique dans une formulation telle que? “J’ai eu un bébé mais j’ai pensé que ça n’était pas le mien”.?» 28Dans la perspective de définir au mieux le déni de grossesse, il nous semble important de réexaminer les amalgames et les confusions retrouvés dans la littérature au sujet des liens et conséquences qui entourent ce tableau clinique et qui rendent encore plus difficile la compréhension des mécanismes et amalgames autour du déni de grossesse29Le déni de grossesse est à dissocier des grossesses cachées, du néonaticide et de l’accouchement sous de grossesse et grossesses cachées30Laurence Roubaud et coll. 2001 font un parallèle entre le déni de grossesse et les grossesses cachées, en soulignant leurs ressemblances et leurs différences. Ils rapportent la non-perception par l’entourage dans un cas comme dans l’autre. La grossesse ne serait pas perçue par les proches. Ces auteurs remarquent une forte absence de référence au conjoint dans le discours de la femme sujette au déni, en opposition avec celles ayant caché leur grossesse, où le partenaire est omniprésent. Le conjoint serait vécu comme un persécuteur, les mères étant persuadées qu’il réclamerait un avortement. Chez celles-ci, l’enfant est fortement investi, ?dans un climat de toute-puissance narcissique des mères?». 31Toujours selon Roubaud, ce sont les conséquences de cette grossesse, c’est-à-dire la venue de l’enfant et non la grossesse elle-même, qui sont déniées car impensables dans les grossesses dissimulées. 32Les femmes ayant caché leur grossesse semblent avoir des profils plus pathologiques que celles qui l’ont déniée, avec des antécédents psychiatriques. Dans leur article, Roubaud et coll. 2001 parlent de 10 patientes dont 7 psychotiques dont 6 schizophrènes, et 3 souffrant de syndromes dépressifs antérieurs à la et infanticides33La définition du néonaticide est précise? il s’agit du meurtre, par sa mère ou son père, d’un enfant né depuis moins de 24 heures. Ce terme a été employé pour la première fois par Phillip Resnick, en 1970. Sur une étude portant sur 168 cas d’infanticides, il dégage un profil de femmes néonaticides. Elles seraient majoritairement jeunes, non mariées, non psychotiques, ne présentant pas de pathologie psychiatrique diagnostiquée antérieurement ou au moment des faits. Resnick établit ainsi un lien entre néonaticide et déni de grossesse. Ce meurtre ne serait pas prémédité, il constituerait la seule manière, trouvée sur le moment, pour faire taire cette ?réalité hurlante et sidérante?» que représentent les cris du bébé. 34Le déni de grossesse a souvent été associé à l’infanticide dans la littérature Resnik, 1970?; Brozovsky, 1971?; Finnegan, 1982?; Green et Manohar, 1990. Selon certains auteurs, l’immaturité psychique des femmes néonaticides, surtout parmi les adolescentes, mobilise avec la grossesse des conflits et des angoisses qui peuvent conduire au passage à l’acte Dubé, 2003. Toutefois, il est important de noter que l’infanticide est l’issue la plus dramatique relevée dans les cas de déni de grossesse, mais qu’elle demeure relativement rare Dayan, 1999. En effet, si l’on retrouve un certain nombre de cas d’infanticide lié à un déni de grossesse, le déni de grossesse, lui, n’aboutit que dans des situations extrêmes à un sous X35Catherine Bonnet 1996 retrouve chez la grande majorité des femmes accouchant sous X un déni en début de grossesse. Selon elle, il semblerait y avoir une continuité entre celles qui accouchent sous X et celles qui tuent leur enfant nouveau-né? ?Plus le déni de la relation sexuelle a été massif, plus il recouvre durant la grossesse cet enfant preuve d’une relation sexuelle?; et plus grand est le risque infanticide à l’accouchement.?» Elle nous livre alors une analyse de ce qu’elle perçoit de leur fonctionnement psychique? ?Le fœtus a été investi comme la preuve d’une relation sexuelle qui doit être niée car le dévoilement du plaisir ressenti a fait ressurgir une expérience traumatique de leur enfance liée à la sexualité. Ce vécu du passé a fait effraction dans leur pensée lorsqu’elles se trouvaient confrontés à leur fœtus et a bloqué l’investissement du futur enfant réel. Aussi peut-on appeler ce dernier l’enfant impensable.?» L’accouchement sous X et l’adoption à la naissance constituent un cadre de prévention contre l’infanticide et l’abandon sauvage. De plus, elle considère la décision de ces femmes comme ?un geste d’amour?»? ?La capacité de renoncer à une filiation porteuse de maltraitance, pour protéger la vie et l’avenir d’un enfant, est un acte maternel.?» Bonnet voit une continuité entre les dénis de grossesse, l’accouchement sous X et l’infanticide, où la différence serait marquée par l’intensité du déni. Son travail a le mérite d’amener des pistes de réflexion autour des étiologies du déni de grossesse en lien avec la sexualité, mais souligne en revanche une psychogénèse unique, alors que les autres études mettent en lumière une pluralité des situations et des structures de personnalité. 36Tout comme Bonnet, Jacqueline Berns 1982 présente ses études de cas de déni de grossesse à travers des situations d’accouchement sous X. Elle propose un sens au déni? il aurait permis à ces femmes un détachement émotionnel à moins que l’on puisse parler d’un non-attachement à l’enfant ensuite donné à l’adoption. 37Ces hypothèses continuent d’alimenter aujourd’hui le débat législatif de l’accouchement sous X. Sa justification serait d’éviter les néonaticides et les infanticides grâce à cette possibilité pour les femmes. 38Les dénis de grossesse ne sont a priori pas liés à des maltraitances avérées ultérieures Bayle, 2005. Le traumatisme possible que représente la levée du déni serait susceptible d’inciter de manière défensive à une demande d’accouchement sous X Minjollet, 2010. 39Le déni de grossesse est donc une manifestation clinique polymorphe dans son expression. Les données épidémiologiques tentent de montrer qu’il existe de grandes variations au sein de cette épidémiologiquesPrévalence40Dans les études présentées dans le tableau ci-dessous tableau 1, les données épidémiologiques montrent que les femmes ayant présenté un déni de grossesse ne montrent aucune caractéristique spécifique en ce qui concerne leur âge, leurs catégories socioprofessionnelles, leurs niveaux d’études, leur statut marital et leur parité. Nous avons donc choisi de n’inclure que certains aspects des recherches retenues, ceux qui nous semblaient intéressants à confronter, afin de réaliser une analyse plus précise des données par l’augmentation du nombre de cas étudiés, comme dans le cadre d’une IConfrontation des données épidémiologiques concernant les troubles psychiques et la fréquence du déni de grossesseConfrontation des données épidémiologiques concernant les troubles psychiques et la fréquence du déni de grossesse41N’apparaissent donc dans ce tableau que les données concernant le type d’étude, le diagnostic et la fréquence afin d’avoir une lecture claire et globale. 42La prévalence retenue varie de 0,4‰ à 2,5‰ des naissances dans les pays représentés. Les recherches, qu’elles soient quantitatives ou qualitatives, montrent une grande variabilité diagnostique. Elles mettent en avant un éventail de troubles depuis l’absence de toute pathologie retrouvée souvent nommé ?trouble de l’adaptation?», jusqu’à la schizophrénie. 43Ces résultats sont issus principalement d’études européennes françaises, allemandes, autrichiennes, anglaises ou d’Amérique du nord Etats-Unis, Canada. Des chercheurs japonais Lee et coll, 2006 se sont aussi intéressés à la question par le bais du néonaticide. Cependant, à en croire les publications, les études au sujet du déni se déroulent pour une écrasante majorité dans les pays de grossesse et psychopathologie44Les premières publications sous l’appellation ?déni de grossesse?» nous exposaient des situations de déni psychotique de grossesse. Cette distinction est d’ailleurs encore actuellement très largement soulignée dans la littérature comme une mise en opposition entre déni de grossesse psychotique et non psychotique Miller, 1990. 45En revanche, les liens avec toute autre forme de psychopathologie restent flous et peu abordés. En effet, ces femmes sont très souvent rencontrées dans l’urgence, ce qui rend particulièrement difficile l’établissement d’un diagnostic. De plus, elles se montrent souvent fuyantes devant les propositions de soin. 46Des tentatives de rapprochement avec d’autres formes de troubles que la psychose ont été faites, par exemple, la conversion hystérique. Christophe M. Green et Savali Manohar 1990 décrivent une étude de cas pour laquelle ils concluent à une névrose hystérique de conversion cas de déni de grossesse suivi d’infanticide. Robert Kaplan et Therese Grotowski 1996, quant à eux, pensent que le mécanisme psychologique expliquant le mieux le déni de grossesse serait un trouble de conversion. Ils soulignent cependant le déclin de l’intérêt pour cette notion dans la littérature. 47Les données épidémiologiques décrivent un polymorphisme apparent concernant le diagnostic psychiatrique. La question du type de fonctionnement psychopathologique reste entière aujourd’hui. En effet, comment est-il possible qu’une femme qui semble ?saine d’esprit?» puisse avoir besoin de nier et de fermer les yeux devant un événement habituellement aussi visible et spectaculaire qu’une grossesse?? Considéré comme un symptôme pour les uns, ou comme une pathologie pour les autres, cet épisode de déni est-il ponctuel, n’entravant pas le fonctionnement psychique habituel, la relation avec leur enfant, ou au contraire traduit-il un trouble caractérisé ou du moins un fonctionnement psychopathologique spécifique?? 48Dans l’ensemble des études rapportées, les troubles psychiatriques rencontrés ne sont pas systématiquement retrouvés. Ainsi la relation entre la présence de troubles et la survenue d’un déni de grossesse ne peut-elle être prouvée Grangaud, 2001. En définitive, les écrits actuels notamment Bayle, 2009 tendent à monter que les négations de grossesse résultent de ?mécanismes psychiques?» cliniques49Des nombreuses observations cliniques ont été effectuées à but exploratoire. Ces illustrations visent à dresser des pistes de réflexion. 50Dans un premier temps, des situations combinant l’absence de communication verbale et une éducation particulièrement rigide ou défaillante ont été décrites. Elles sont peu fréquentes certes, mais peuvent conduire à réduire au silence toute évocation de la sexualité, et de ses conséquences. Les premières expériences sexuelles de ces femmes sont alors marquées par une grande méconnaissance de leur anatomie. Le lien entre la possibilité d’une grossesse et la relation sexuelle n’est pas établi ceci conduit à une situation paradoxale où aucune méthode contraceptive n’est utilisée malgré l’absence d’un projet d’enfant, bien que ce type de comportement ne soit pas spécifique aux dénis de grossesse, mais il s’agit de cas rares parmi les situations de déni Bayle, 2009. 51Grossesses hors-mariage, extra-conjugales ou adolescentes sont aussi représentées car elles génèrent, dans certains schémas familiaux, une culpabilité majeure pour la parturiente qui bouscule des normes établies. Toutefois, d’autres profils surprenants par leur contexte ?d’une banalité désarmante?», décrits par Marinopoulos 2009, viennent aussi compléter les observations cliniques. Elle rencontre dans la clinique des femmes dites ?sans histoires?», où le statut de normalité qu’elles ou leurs proches décrivent rend la situation de déni de grossesse encore plus surprenante. 52Certains auteurs ont tenté de dégager des ?portraits?» dominants, comme Grangaud 2001 dans un travail de thèse qui propose une classification des différents dénis rencontrés. Dans un cas, c’est la question du désir d’enfant qui est interrogée en lien avec la possibilité de filiation femmes dites stériles ou ménopausées, femmes adoptées ou ayant déjà abandonné un enfant, femmes ayant un vécu de perte ou de crainte de perte d’un enfant…. Dans d’autres cas, selon Grangaud, ce sont les relations sexuelles révélées par la grossesse qui mènent au déni éducation très rigide, ou vécu de violence sexuelle. 53Tous les auteurs se rejoignent pour dire qu’à l’égard de cette méconnaissance de l’état gravide s’installe ce qui a été nommé une ?complicité psychosomatique?», où les femmes ne présentent pas les signes habituels de la grossesse, comme si le corps se montrait complice du déni psychique? chez la plupart, l’aménorrhée n’est pas observable de part la présence de métrorragies?; le poids varie peu?; le volume abdominal et celui de la poitrine ne changent pas?; les nausées ne sont pas présentes?; les mouvements fœtaux ne sont pas perçus. Il semble d’ailleurs que la levée du déni, lorsqu’elle a lieu, amène à des réajustements très rapides entrainant notamment l’adaptation du corps et des perceptions à la réalité de l’état de grossesse. 54Dans les cas où les signes de la grossesse sont présents et perceptibles, les femmes interprètent ces manifestations de manière erronée et les rationnalisent manque d’exercice, repas trop copieux pour la prise de poids, gaz pour les mouvements du fœtus, soucis pour l’arrêt des règles…. Ces femmes présentent alors un corps ?enceint?» qui se doit donc d’être muet, une grossesse ?corporelle?» qui se fait seule ou presque, à l’intérieur du corps, à l’insu d’un psychisme aveugle et sourd qui surtout ne veut rien savoir d’une potentielle grossesse?; un corps et un esprit fonctionnant quasi-indépendamment l’un de l’autre, clivés. 55Par ailleurs, il semblerait que l’environnement des femmes dont la grossesse est déniée joue aussi un rôle dans l’installation de ce mécanisme. De façon caractéristique, il est fréquent que l’entourage dit n’avoir rien vu, comme si tous étaient frappés de cécité. Même les conjoints lorsqu’ils sont présents ne percevraient pas la grossesse. Colette Pierronne et coll 2002 observent que, dans tous les cas qu’ils ont rencontrés, les conjoints n’ont rien perçu et sont sidérés à la découverte de la grossesse. Leur étonnement est d’autant plus grand qu’ils n’étaient généralement pas hostiles à une naissance, voire qu’ils la souhaitaient. Ces auteurs parlent de ?contagion du déni?». Il faut cependant souligner que, dans les cas de déni, les conséquences physiques de la grossesse sur le corps sont tellement limitées que des médecins généralistes eux-mêmes peuvent se tromper. Ainsi, plusieurs de ces femmes, alors qu’elles étaient enceintes, ont-elles consulté des médecins généralistes pour des douleurs ou des malaises? ?Un tiers d’entre eux ont évoqué des troubles intestinaux ou urinaires. Ils n’ont pas posé l’hypothèse d’une grossesse ou ont envisagé une grossesse débutante alors qu’elle était à son terme?» Pierronne et coll., 2002. 56C’est à l’appui des observations cliniques que les auteurs ont pu proposer des pistes de réflexions sur les mécanismes en une tentative de compréhension du troubleDéni et corporalité57Pour certains auteurs, les femmes présentant un déni de grossesse ont un rapport au corps particulier, notamment en lien avec la ?mise en mots?». Le corps est peu investi. Monique Bydlowski citée par Rayr, 2000, évoque ?la complicité du corps? ce sont les mots qui ont fait défaut chez les femmes qui dénient. L’hypothèse d’une grossesse n’a pas été soulevée, et les perceptions ne leur sont pas parvenues à la conscience?». Marinopoulos 2007 énonce que ?le déni ne se parle pas […] sa manifestation est de ne pas se manifester?». 58Christoph Brezinka 2009 note la proportion importante de femmes ayant eu ?un trouble des conduites alimentaires et un mauvais rapport avec leur propre corps?» parmi les cas de déni qu’il a rencontrés. Dayan 2009, quand à lui, précise qu’il s’agit d’un ?trouble de l’image du corps et non du schéma corporel?». Il subsiste alors la question de l’existence de seuils perceptifs différents d’une femme à l’autre et la possibilité que certaines soient plus sensibles que d’autres aux manifestations corporelles. L’écoute du corps est indéniablement différente pour chacune. Mais ces femmes seraient-elles de manière générale moins à l’écoute de leur corps, moins sensibles aux manifestations proprioceptives et sensorielles??Fonction adaptative et protectrice du déni59Bien que quelques auteurs considèrent que le déni de grossesse correspond davantage à un trouble de l’adaptation Kaplan et Grotowski, 1996?; Milstein et Milstein, 1983, d’autres soulignent que ?le déni semble avoir une fonction adaptative, économisant à la femme, au couple, à l’environnement médical un questionnement douloureux sur la poursuite de la grossesse?» Pierrone et coll., 2002. Ceci permettrait à ces femmes de maintenir en l’état leur vie sociale et affective. Autrement dit, selon ces auteurs, inconsciemment, certaines de ces femmes souhaiteraient avoir un enfant, mais refuseraient les conséquences sociales ou professionnelles susceptibles d’être générées par leur grossesse. Ainsi, ce conflit intra-psychique serait-il résolu par le déni, c’est-à-dire être enceinte sans vivre les ?désagréments?» éventuels de la grossesse nausées, vomissements, asthénie, etc.. Dans le même sens, d’après Annie Gorre Ferragu 2002, ?le déni que ces femmes utilisent est un moyen de ne pas se confronter à la réalité et d’éviter toutes les angoisses habituellement suscitées par une grossesse. Ainsi, elles peuvent poursuivre leurs activités professionnelles et personnelles, sans que cette grossesse compromette leurs projets?».Ambivalence du désir d’enfant60L’ambivalence du désir d’enfant existe dans le vécu normal de la majorité des femmes en début de grossesse Bydlowski, 1997. Cependant, dans le déni de grossesse, cette ambivalence pourrait ?être activée?» d’une manière particulière et prendre une part différente. Grangaud, précédemment citée, observe pour le groupe de femmes étudié une capacité de filiation mise en péril. Ces femmes ont été dites stériles ou ménopausées, voire ont connu une rupture brutale de filiation femmes adoptées ou ayant déjà abandonné un enfant, femmes ayant un vécu de perte ou de crainte de perte d’un enfant…. Le désir de grossesse est alors mêlé d’éléments traumatiques qui pourraient être les ?porteurs?» du déni. 61Rappelons le point de vue de Dayan 1999? ?Le déni de grossesse est un symptôme qui ne permet pas de diagnostiquer une pathologie spécifique mais qui recouvre un ensemble de configurations psychiques ayant en commun l’ambivalence du désir d’enfant.?» 62Geneviève Wrobel Michel, Pérel, Wrobel, 2002 soulève l’hypothèse selon laquelle ?le déni de grossesse rendrait caduque l’ambivalence dont l’excès semble à l’œuvre dans les pathologies de la grossesse et de l’accouchement ». Ainsi, les fantasmes d’infanticide à l’égard de l’enfant ne pourraient-ils pas s’exprimer, leur dévoilement étant particulièrement violent pour ces femmes tout comme pour les professionnels. Cette auteure y voit, elle aussi, un mécanisme de protection pour la mère comme pour le fœtus. 63Sophie Marinopoulos 2007 distingue les termes ?souhait?» et ?désir?» d’enfant pour montrer que ces femmes ont bien un désir d’enfant se situant à un niveau plus inconscient que le souhait, qui en serait la traduction consciente? ?Le souhait raisonne pendant que le désir est aux prises avec les résonnances de son corps.?» Aussi, comme le souligne Benoît Bayle 2009, deux situations doivent être distinguées? celle où l’annonce de la grossesse est vécue dramatiquement et dans le rejet?; celle où une grossesse était souhaitée, mais ne pouvait être des transmissions transgénérationnelles64Un élément nous parait revenir de manière redondante dans la littérature, il s’agit de la particularité du lien mère/fille, en parallèle à une relation œdipienne insuffisamment élaborée. 65Colette Pierronne et coll. 2002 soulignent la prépondérance de relations œdipiennes très serrées, où le complexe d’Œdipe a été insuffisamment refoulé. Ces auteurs évoquent un fonctionnement familial en vase clos dans une situation sur deux. Ils observent que ?l’indisponibilité de la mère de l’accouchée ou de son substitut a rendu difficile l’intériorisation d’un modèle maternel soit elle est décédée, soit elle est absente et handicapée et c’est sa fille qui la soigne, d’autres fois, c’est une très forte dépendance qui lie l’accouchée à sa mère? une autonomisation ne semble pas possible?». 66Randy Milden et coll. 1985 notent également des cas de relations symbiotiques, de relations mère/fille très fusionnelles, ambivalentes et régressives chez plusieurs patientes. 67Brozovsky en 1971, nous fait part de deux situations ayant abouti à un infanticide. Les deux jeunes filles ont toutes deux vécu des expériences de séparations précoces d’avec leur mère, et rapportent une peur constante et omniprésente d’être abandonnée. Or, ces deux filles s’étaient justement vues menacées par leur mère d’être ?mises dehors?» si elles venaient à tomber enceinte. 68La question de la filiation convoque celle du transgénérationnel. En 2007, Elysabeth Darchis nous livre une étude de cas détaillée dont l’intérêt réside dans la mise en place d’un travail thérapeutique avec la patiente. Rares sont les études de cas rapportées avec une synthèse du travail psychique d’élaboration de la patiente, du fait même de la difficulté à engager ces femmes dans un travail de thérapie. 69Clara et sa sœur jumelle naissent après la mort mystérieuse d’une première sœur prénommée aussi Clara. L’histoire familiale de cette femme est construite autour de non-dits, de honte, de déni. En effet, la mère de la patiente énonce? ?Finalement j’ai eu mes deux grossesses et mes deux filles?», niant ainsi l’existence de la patiente ?Clara 2?» et donc la mort de ce bébé ?Clara 1?» disparu. La prénomination qui se répète montre ainsi le rôle prédéterminé d’enfant de remplacement de la patiente. L’auteure parle alors d’?une identification endocryptique [5]?» qui consiste ?à échanger sa propre identité contre une identification à la vie d’outre tombe de l’objet?», en référence aux auteurs Nicolas Abraham et Maria Torok 1978. La patiente, ?Clara 2?», découvre sa grossesse à 5 mois. Alors que l’existence du bébé qu’elle attend est impensable et inacceptable en tant que double de l’enfant mort, elle accouche sous X, pour finalement ?ré?»-adopter son bébé selon son processus psychique et le récupérer à 3 mois délai légal de rétractation au moment des faits, grâce à l’accompagnement thérapeutique. 70Elysabeth Darchis parle dans ce type de situation ?d’ex-tinction des lignées descendantes lorsque la part des ancêtres comporte des traumatismes insuffisamment élaborés dans les générations ascendantes?». Ainsi, comme dans cette étude de cas, chez un certain nombre de femmes la possibilité de filiation semble-t-elle mise à mal. Selon Grangaud 2001, la filiation est entendue dans un sens large, concernant des profils de femmes variés. Elle fait alors entrer dans cette catégorie des femmes dites stériles ou ménopausées, les femmes adoptées ou ayant déjà abandonné un enfant, les femmes ayant un vécu de perte ou de crainte de perte d’un sexualité traumatique71Plusieurs indices mettent en avant la sexualité comme élément principal de compréhension des enjeux du déni de grossesse. 72Benoît Bayle 2005 propose plusieurs hypothèses, dont celle du déni de l’enfant pour ce qu’il représente. Fruit de l’inceste, d’un viol, d’une relation extra conjugale… ce serait, selon lui, l’acte sexuel qui serait la représentation gênante, à dénier, à expulser du psychisme. Il ne s’agit pas de l’enfant en lui-même mais plutôt de ce qu’il incarne. Il parle d’un traumatisme sur l’axe conjugalité-sexualité-procréation. C’est-à-dire que ces femmes ne pourraient faire le lien entre la possibilité d’une grossesse et la relation sexuelle. 73C’est aussi ce dont il est question dans l’étude de Bonnet 1996? ?Le déni de grossesse a bien souvent pour origine des histoires de maltraitance sexuelle récente ou de l’enfance.?» Elle suggère que la prise de conscience de la grossesse réactive l’expérience traumatique non traitée. Ainsi, les effets du traumatisme viennent-ils se superposer aux représentations imaginaires du bébé à naître. Pour Bonnet, le déni permet de dégager le fœtus des fantasmes d’impulsions violentes, qui autrement auraient pu se manifester pour des passages à l’acte pendant la grossesse. Wrobel 2002 rejoint cette dernière en disant que ?le déni de grossesse recouvre le plus souvent un déni de l’acte sexuel à l’origine de la conception, qui à son tour recouvre un événement psychique encrypté?». 74D’autres encore évoquent un registre incestuel plutôt d’ordre traumatique Pierrone et coll., Marinopoulos, Bayle. Selon Bydlowski citée par Rayr, 2000? ?La violence du déni est à la mesure de ce qu’il ne faut pas reconnaitre, c’est-à-dire à la mesure de l’intensité de la représentation incestueuse. L’ambiance d’inceste est ici extrême, et c’est la violence indicible de ses représentations qui crée un mécanisme de défense “en béton”. Ces mêmes représentations incestueuses contre-investies violemment pendant la grossesse vont ensuite être au cœur de la relation mère/bébé, ce qui crée une situation à risque qui justifie un dépistage précoce et une intervention psychologique.?» 75Nathalie Presme 2004 expose l’accompagnement d’une grossesse tardivement reconnue 28 semaines d’aménorrhée issue d’un viol. Cette étude de cas peut servir d’illustration quand au lien établi entre déni de grossesse et traumatisme, notamment sexuel. Il s’agit d’une jeune réfugiée de Sierra Leone ayant fui d’un camp d’internement après avoir assisté à des scènes d’une extrême violence, et en avoir subies elle-même. Son père a été exécuté devant elle lors d’affrontements, et elle craint que le reste de sa famille ait subi le même sort. Cette jeune femme ne doit pas seulement affronter le traumatisme sexuel dont elle a été victime, le viol, mais aussi tous les autres accumulés en si peu de temps. C’est dans l’idée de ?ne pas ajouter un mort de plus à cette histoire?» qu’une demande d’IMG interruption médicale de grossesse est refusée. Ainsi, l’agression sexuelle se surajoute-t-elle à une série de traumatismes physiques et psychiques. On pourrait imaginer que le déni ne recouvre pas seulement le viol, qui la renvoie sans cesse à l’image de l’agresseur, mais peut-être aussi à l’impossibilité de donner la vie face à toutes ces pertes, tous ces morts. Ainsi, ce déni de grossesse viendrait-il signer le déni du viol et des traumatismes de violence et de pertes brutales vécues confirmé par la demande d’IMG dans une tentative de répétition de mort. Après la naissance de l’enfant, la femme se montre rassurée d’avoir mis au monde une très jolie petite fille alors qu’elle pensait être enceinte d’un enfant monstrueux, à l’image de son agresseur. Elle confiera son bébé à l’adoption. Comme le montre ce cas exposé par Presme 2004, le traumatisme que représente la grossesse vient donc recouvrir des traumatismes de plusieurs natures, récents et conclure76Au vu des hypothèses proposées dans la littérature, des interrogations apparaissent? quels sens donner aux aspects inaudibles, indicibles, invisibles de la grossesse, où celle-ci est non perceptible mais surtout non représentable?? Il est question, semble-t-il, d’un trouble de la représentation, mais il est difficile de saisir de quelle représentation il s’agit exactement. Poser la question? ?Quelle représentation est si gênante pour qu’il faille la dénier?? » revient, selon nous, à celle-ci? ?Quel est véritablement l’objet du déni???»? l’enfant en lui-même, l’accès à la maternité, les capacités de procréation, la féminité, la relation sexuelle ou la sexualité en général, le fait d’être enceinte, le corps?? Les symptômes ayant souvent une valeur polysémique, comment démêler les fils de ces différents éléments?? 77Si cette dernière décennie a marqué une avancée considérable dans l’étude et dans la reconnaissance et la compréhension des femmes souffrant d’un déni de grossesse, il reste encore de nombreuses pistes à explorer. En effet, encore trop de professionnels susceptibles de rencontrer ces situations semblent méconnaitre ou peu connaitre cette entité du ?déni de grossesse?». La diversité des théories vient elle-même souligner à quel point les recherches restent encore nécessaires. 78À cet égard, plusieurs axes de recherche semblent manquer au vu de cette revue de la littérature, notamment la question de la psychopathologie. Comme nous l’avons souligné, dans l’ensemble des études rapportées les troubles psychiatriques rencontrés n’ont pas de spécificité. Ils n’ont pas toujours pu être explorés faute de moyens pour le faire. Dès lors, la relation entre la présence d’un trouble et la survenue d’un déni de grossesse reste de l’ordre de la constatation. Il parait donc difficile d’appréhender le fonctionnement psychique de ces femmes. Une approche exploratoire et systématisée du fonctionnement intrapsychique grâce aux tests projectifs Rorschach et TAT Thematic Apperception Test permet d’ouvrir la voie vers une compréhension plus fine de l’univers relationnel du sujet dans ses mouvements identificatoires ainsi que ses aménagements défensifs. C’est bien dans cette perspective que s’inscrit notre travail de thèse Seguin, 2011. 79Été 2011 Notes [1] Psychologue clinicienne, Unité de pédopsychiatrie périnatale UPP, EPS Ville Evrard?; Enseignante à l’école des psychologues praticiens, Paris?; Docteur en psychologie clinique, Laboratoire de psychologie clinique, psychopathologie, psychanalyse PCPP, EA 4056, Université Paris Descartes, Sorbonne Paris Cité. [2] Pédopsychiatre, Psychanalyste, Chef du service de pédopsychiatrie de l’hôpital Necker-Enfants malades?; Professeur de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent Université Paris Descartes, Sorbonne Paris Cité. [3] MD, PhD, Responsable de l’Unité de Psychiatrie Périnatale d’Urgence Mobile en Maternité Ppumma, Responsable du Laboratoire de Recherche en Psychiatrie et en Psychopathologie à Erasme RePPEr, EPS Erasme, Chargé de Cours à l’Université Denis Diderot Paris 7. [4] Nous renvoyons le lecteur à cette référence Carlier, 2009 pour obtenir les éléments bibliographiques rapportés dans cet historique. [5] Abraham et Torok 1978 énoncent que la crypte a pour but de recouvrir, sur un mode magique et occulte, un objet gardé secret, inavouable et honteux. Émergence du tableau cliniqueEntité clinique du déni de grossesseDéni de grossesse et mécanismes de défenseDéfinition du déniDénégationMécanismes de défenseConfusion et amalgames autour du déni de grossesseDéni de grossesse et grossesses cachéesNéonaticides et infanticidesL’accouchement sous XDonnées épidémiologiquesPrévalenceDéni de grossesse et psychopathologieObservations cliniquesVers une tentative de compréhension du troubleDéni et corporalitéFonction adaptative et protectrice du déniAmbivalence du désir d’enfantAléas des transmissions transgénérationnellesUne sexualité traumatiquePour conclureRéférencesAbraham N., Torok M. 1978, L’Écorce et le noyau, Paris, C. 1986, ?Déni et connaissance?», Revue française de psychanalyse, t. 50, n°4, pp. ligneBardou H., Vacheron-Trystram Cheref S. 2006, ?Le déni en psychiatrie?», Annales Médico-Psychologiques, n° 164, pp. B. 2005, L’Enfant à naitre. Identité conceptionnelle et gestation psychique. 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Connexion Sarkozy comme les autres fait un déni de grossesse ce n’est pas en niant le nouveau monde en train de naître que nous allons sortir de notre déprime collective ! Il flotte dans l’air de nos sociétés – en France et dans le reste du monde – comme un arrière-goût amer, un de ces goûts qui vous empêchent de dormir et vous réveillent la nuit, un goût de gueule de bois, mais sans avoir bu. Nous sommes comme groggy d’un match de boxe que nous n’avons pas vraiment joué. Ce n’est pas un désespoir absolu, mais une grande dépression collective, nourrie par la crise récente et par l’incapacité des structures collectives à y répondre, qu’elles soient politiques ou non. De ce point de vue, le show télévisé » de Nicolas Sarkozy n’était ni bon, ni mauvais. Il exprimait lui-même ce flottement, ce malaise. Il suffit de noter les contradictions entre ses propos successifs, son incapacité à esquisser ne serait-ce qu’une perspective de sortie. En fait, il ne procède que sous la forme d’ incantations religieuses », de formules magiques » supposées apporter la solution. A un moment, sur la répartition du profit entre le travail, l’investissement et le capital, il a même eu des accents d’un Georges Marchais des années 70, belle preuve de modernité… Je repense aux films que j’ai vus ces dernières semaines et qui expriment tous d’une façon ou d’une autre, ce vide quasi abyssal un groupe d’adolescents qui ne cherchent même plus à se rebeller et dont le seul projet est le suicide collectif Everything is fine, des vies hachées , découpées, juxtaposées, et droguées par l’ennui Better Things, la glissade irréversible depuis ses rêves vers une conformité bourgeoise qui dissout tout plaisir Noces rebelles ou mieux avec son titre anglais Revolutionary Road ». Ambiance de fin de règne, de fin de période… Que se passe-t-il ? Sommes-nous tous victimes d’une forme d’asphyxie à un gaz qui viendrait nous endormir petit à petit, nous plongeant dans une torpeur pré-mortelle ? Non, je crois que nous sommes sous le choc d’une transformation en profondeur, d’une renaissance collective, d’un accouchement. Et, à l’instar de certaines femmes, nous faisons un déni de grossesse, nous voulons nier ce changement, nous déprimons face à cette réalité que nous ne voulons pas assumer. Comme je l’ai déjà écrit dans des articles précédents voir notamment ma série d’articles autour du Neuromonde », je crois qu’il y a une forme de malentendu dans la lecture de la crise actuelle la crise financière n’est pour moi que le révélateur et l’accélérateur d’une mutation profonde de notre monde. Cette mutation est celle de l’émergence progressive et réelle d’un monde globalisé où tous les hommes sont effectivement connectés. Pourquoi sommes-nous connectés ? D’abord parce que nous sommes plus nombreux et que nous nous touchons » physiquement de plus en plus. Parce que dès lors nous avons un impact croissant et destructeur sur notre environnement. Parce que ce qu’un groupe d’individus fait à un bout du monde peut détruire ou améliorer l’environnement de tous. Ensuite parce que, à cause du développement des transports physiques et dernièrement des communications virtuelles – singulièrement grâce à la téléphonie mobile et internet –, les entreprises sont devenues globales et non plus seulement internationales. Parce qu’alors tous les territoires sont reliés entre-eux et sont en compétition effective. Parce que les écarts de revenus entre pays ne sont plus en conséquence tenables, les vannes ayant été ouvertes. Nous sortons des cavernes de nos appartenances géographiques, comme nous sommes sortis, il y a des millénaires, des cavernes rocheuses. Cette sortie est amorcée, mais sera longue. Cette transformation vient remettre en cause les organisations actuelles et les avantages acquis. L’organisation mondiale était favorable à nos pays et notre niveau de vie provenait de l’exploitation relative des autres. Ceci n’est progressivement plus possible. Et donc notre niveau relatif va baisser la connexion a créé un Neuromonde dans lesquels il n’y a plus de vannes » permettant de maintenir des différences durables entre les niveaux de vie. Comme les vannes » ont été ouvertes, l’eau coule irréversiblement, les niveaux se rapprochent, nous allons vers un monde plus égalitaire. Cet abaissement relatif était déjà enclenché, mais il était masqué par la croissance mondiale l’hyper-croissance chinoise et indienne notamment permettait ce rattrapage, sans baisse absolue de notre niveau de vie. La crise financière n’a pas provoqué cette baisse relative, mais, comme elle ampute fortement la croissance mondiale, elle rend cette baisse douloureuse, car elle est devenue une baisse absolue dans nos pays – et singulièrement en France –, notre niveau de vie collectif baisse pour la première fois. Une annonce comme la diminution de 20% des salaires chez IBM en est un signal retentissant. Et comme la classe dirigeante protège ses acquis, les efforts sont supportés par les plus faibles, qui étaient déjà les plus fragiles… La réponse ne peut pas être le retour en arrière, car nous ne pouvons pas nous déconnecter » les uns des autres - Nous ne pouvons pas diminuer le nombre d’hommes sur la planète Avez-vous envie d’une guerre mondiale comme principe de régulation des naissances ? - Tous les processus économiques et industriels sont trop enchevêtrés Comme la plupart des produits manufacturés sont la conjugaison de travaux impliquant un nombre croissant de pays, êtes-vous prêts à vous priver de la plupart des objets qui rythment votre vie quotidienne ? - Tous les flux financiers sont interdépendants Voulez-vous voir s’effondrer tout le système financier mondial ? - Toutes les villes occidentales sont multiculturelles et multiraciales Seriez-vous friands d’une guerre civile au sein de nos villes opposant les différentes ethnies, une sorte de guerre des banlieues en grand ? - … Nous ne pouvons plus refermer les vannes, nous ne pouvons plus lutter contre la force des courants, nous sommes emportés par la puissance de la transformation. Et c’est heureux, car comment pourrions-nous vouloir retourner vers ce monde où notre richesse venait largement de l’appauvrissement des autres ? Ce n’est pas ce que vous voulez ? Rassurez-moi… Non, le repli sur soi n’est pas la réponse. Non, nous ne devons pas chercher à retourner dans nos cavernes géographiques et territoriales. Pour sortir de cette dépression collective, pour retrouver ensemble des chemins positifs et d’espoir, il est urgent de faire face à la réalité de la situation. Ce n’est pas en faisant croire que le protectionnisme va protéger des emplois que l’on fait face. Ce n’est pas non plus en pensant que la sortie de la crise financière sera la sortie de nos problèmes. Ce n’est surtout pas en jetant l’anathème sur les autres – ceux qui ne sont pas comme nous – que nous y arriverons. Faire face, c’est d’abord avoir le courage de regarder lucidement ce monde global dans lequel nous sommes entrés, ce Neuromonde qui, que nous le voulions ou pas, est en train de naître et qui devient le nôtre. En liaison avec cet article, lire mes articles sur - La naissance du Neuromonde - Comment distinguer les faits et les opinions - Pourquoi prévoir est un art paradoxal et "impossible" Moyenne des avis sur cet article 22 votes Bonjour Robert, Vous allez me trouver un peu sévère mais le neuromonde que vous avez décrit, il était déjà en place dans les années 1980 et du reste, il avait fait l’objet d’une description par deux auteurs, Bressard et Distler si ma mémoire est bonne, le titre, je ne sais plus, le prochain monde je crois. Et la société décrite comme des réseaux interconnectés, machines mais aussi humains. Quant à la crise, vous ne misez pas du tout dans la cible je pense. Ce n’est pas la structure du monde mais la psyché humaine qui, ne voulant pas déployer la loi, la règle et la justice, se complaît dans la passion de l’"argent et du pouvoir, du moins pour les élites. Les citoyens, ils sont pour la plupart dans une aveugle addiction consumériste et anesthésiés par les médias Bernard Dugué Je crois que la mise en place de ce "Neuromonde" a été progressive à partir du déploiement des technologies de l’information donc début vers 1970. Il vient de se "cristalliser" à cause d’Internet et de la diffusion de connexion online à huat débit, donc uniquement depuis les années 2000... Mais tout ceci est bien sûr sujet à discussion ! Ceci écrit, mon travail aux côtés des grands groupes et mesdifférents contacts à l’étranger confortent ce timing. Pour la crise, je maitiens mon analyse, mais, à nouveau, c’est à discuter ... d’où ma publication sur Agoravox ! Pourriez-vous simplement détaillez un peu plus votre poitn de vue ? merci pour le lien vers votre article que je viens de lire. Nous sommes en phase sur pas mal de points et je ne crois pas aux approches actuelles voir notamment ma série d’articles sur la prévision et ses limites. Mais je crois que la 1ère étape est dans l’acceptation de la situation actuelle, de ce qui est en jeu. Nous avons tous trop tendance à vouloir parler solution, alors qu’il faut d’abord avoir une vue commune du problème... Bonjour, Par manque de temps et peut-être de compétences, je ne vais pas justifier les quelques critiques que je vais faire à certaines de vos affirmations bien que je trouve votre article tout à fait intéressant en particulier comme vos dernier l’étaient en général car vous semblez avoir, chose rare, une approche systémique du fonctionnement de la collectivité humaine intégrant économie, politique et fonctionnement cérébral. "je crois qu’il y a une forme de malentendu dans la lecture de la crise actuelle la crise financière n’est pour moi que le révélateur et l’accélérateur d’une mutation profonde de notre monde" Pardonnez-moi mais l’ancien humble étudiant d’options d’économie que j’ai été n’a pas besoin d’être économiste à la banque mondiale pour se rendre compte que la crise financière n’est pour lui que le révélateur et l’accélérateur d’un très classique phénomène expliqué depuis plus de cent ans. Il me semble en effet qu’il s’agit d’une crise de surproduction due aux processus de contradiction interne au capitalisme expliqué par Marx. "Cette transformation vient remettre en cause les organisations actuelles et les avantages acquis" Le problème quand vous dites cela c’est que c’est vrai mais de quels avantages acquis faudrait-il se passer du tranquille fonctionnaire qui gagne ses 1500 euros sans trop travailler ou de l’affairiste international qui, grâce à la collusion corruptive qu’il entretient avec les élites politiques, a pu détourner pendant 20 ans les biens publics à hauteur de milliers de milliards de dollars avec l’assentiment de la loi. "Tous les flux financiers sont interdépendants Voulez-vous voir s’effondrer tout le système financier mondial ? " Sur ce point, cela reste à démontrer mais je pense que la majorité des français vivant avec un salaire se situant autour de 1000 euros et consommant à hauteur garderait son niveau de vie même dans une économie autarcique celle-ci étant bien administré, cela s’entend. "Non, le repli sur soi n’est pas la réponse. Non, nous ne devons pas chercher à retourner dans nos cavernes géographiques et territoriales. " "Ce n’est pas en faisant croire que le protectionnisme va protéger des emplois que l’on fait face. " Que pensez-vous à ce sujet du plaidoyer d’Emmanuel Todd pour un protectionnisme européen allié d’un accord stratégique avec la Russie. Il a quand même raison dans ses livres à propos de la chute de l’URSS, de la crise majeure des Etats-Unis. Espérons qu’il se trompe dans son dernier livre après la démocratie. Si on garde lle libre échange, n’avez-vous pas peur que la pression sur les salaires continue soin chemin jusqu’à ce que l’on atteigne un niveau de vie moyen correspondant à celui d’un petit fonctionnaire russes ? Merci. Aetius Merci pour votre commentaire. J’y répondrai en détail plus tard dans l’am... car je ne veux pas répondre à la va-vite ! Et là je n’ai que qq minutes ! Aetius Je reviens donc plus longuement sur votre commentaire Il me semble en effet qu’il s’agit d’une crise de surproduction due aux processus de contradiction interne au capitalisme expliqué par Marx. Non pas seulement. Il s’agit aussi d’une transformation en profondeur du fonctionnement du système de production. Le crise financière liée à la surproduction vient amplifier l’effet de la transformation. Cette transformation est similaire dans son importance à l’apparition de la mécanisation et du "fordisme" qui avait abouti aux usines que nous connaissons depuis 1 siècleLe problème quand vous dites cela c’est que c’est vrai mais de quels avantages acquis faudrait-il se passer du tranquille fonctionnaire qui gagne ses 1500 euros sans trop travailler ou de l’affairiste international qui, grâce à la collusion corruptive qu’il entretient avec les élites politiques, a pu détourner pendant 20 ans les biens publics à hauteur de milliers de milliards de dollars avec l’assentiment de la loi. En priorité, que les 20/30 % les plus favorisés dotn je fais partie acceptent une baisse de leur niveau de vie pour protéger les plus faibles. Cette tranche peut supporter une baisse de son niveau de vie en se passant de pas mal de choses non indispensables je vois dans mon cas tout ce dont je pourrais me passer. Ensuite bien sûr interdire les revenus "indécents" mais comme ils sont peu nombreux, cela n’aura pas un effet si important en masse. Mais c’est essentiel pour redonner une confiance dans le système. Ces 2 points ne sont pas envisageables s’ils ne sont pas mis en oeuvre au minimum au niveau européen. Quant aux fonctionnaires qui ne travailleraient pas assez, c’est un autre sujet penser une réorganisation des systèmes publics. Sur ce point, cela reste à démontrer mais je pense que la majorité des français vivant avec un salaire se situant autour de 1000 euros et consommant à hauteur garderait son niveau de vie même dans une économie autarcique celle-ci étant bien administré, cela s’entend. Non je ne crois pas qu’une économie autarcique soit possible, tout s’arrêterait. Vosu sous-estimez combien toutes les systèmes industriels sont imbriqués. Les salaires à 1000 € seraient les 1ères victimes, car leur salaire deviendrait nul... Que pensez-vous à ce sujet du plaidoyer d’Emmanuel Todd pour un protectionnisme européen allié d’un accord stratégique avec la Russie. Il a quand même raison dans ses livres à propos de la chute de l’URSS, de la crise majeure des Etats-Unis. Espérons qu’il se trompe dans son dernier livre après la démocratie. Si on garde lle libre échange, n’avez-vous pas peur que la pression sur les salaires continue soin chemin jusqu’à ce que l’on atteigne un niveau de vie moyen correspondant à celui d’un petit fonctionnaire russes ? Non je ne crois pas qu’une réponse à base de protectionnisme européen ait un sens. A titre d’exemple, cela ne veut rien dire pour tout l’industrie des télécommunications et de l’informatique la quasi totalité des terminaux sont fabriqués en chine et les logiciels sont coproduits avec l’inde. Comment nous en passer ? Totu ceci est un rêve dangereux ou plutôt un cauchemar, qui ne peut nous conduire qu’ à une issue la guerre ! Je vais essayer de reprendre quelque points Non pas seulement. Il s’agit aussi d’une transformation en profondeur du fonctionnement du système de production. Le crise financière liée à la surproduction vient amplifier l’effet de la transformation. Alors, sur ce point, je ne vous suis pas du tout. Je m’explique Effectivement, il y a transormation en profondeur du fonctionnement du système de production. Mais le fait qu’il soit national, continental ou transnational avec unités de productions dispersées ou pas sur l’ensemble de la planète ne change pas, sur ce point précis, le fond du problème. Le fond du problème est pour moi le suivant il y a eu à partir des années 80 une redistribution des richesses nettement en faveur du capital comme le diraient les gauchistes. De ce fait, la majorité de la population n’a pas vue ses richesses augmenter en même proportion que les gains de productivité donc elle n’aurait normalement plus pu s’acheter les biens de consommations proposés par les détenteurs du capital qui aurait vu son taux profit baisser tendantiellement au fil des anéees comme le dirait Marx. La machine aurait du s’arrêter rapidement et les taux de croissance à 0% poindrent vélocémment. Hors l’endettement massif des états, entreprises, particuliers a permi de reculer ce moment jusqu’à l’année dernière en soutenant la consommation. Puis la crise financière advient pour cause de créances colossales. De mon point de vue donc on n’était pas en surproduction déjà il y a 20 ans MAIS on était en surproduction ou sous-consommation virtuelle. Pour moi donc la chaine de causes à effets est la suivante la création de l’inégalité entraine la surproduction virtuelle masquée par la dette qui entraine la crise qui entraine la surproduction réelle puisque l’on ne peut plus faire appel au crédit pour masquer sa médiocrié de revenus. Ensuite bien sûr interdire les revenus "indécents" mais comme ils sont peu nombreux, cela n’aura pas un effet si important en masse. Mais c’est essentiel pour redonner une confiance dans le système. Je vous suis sur ce point. Dans un neuromonde, la confiance et la morale sont des points essentiels. Quand les économistes disent que les rémunérations indécentes ne représentent rien dans la machine économique, je ne suis pas d’accord avec eux. En effet, comme le diraient les keynésiens, le coefficient multiplicateur d’une telle mesure pourrait donner un résultat supérieur à celui des différents plans de relance. Non je ne crois pas qu’une économie autarcique soit possible, tout s’arrêterait Comme je l’ai dis, sur ce point cela reste à démontrer donc je ne m’étendrais pas dessus. Non je ne crois pas qu’une réponse à base de protectionnisme européen ait un sens. A titre d’exemple, cela ne veut rien dire pour tout l’industrie des télécommunications et de l’informatique la quasi totalité des terminaux sont fabriqués en chine et les logiciels sont coproduits avec l’inde. Comment nous en passer ? Je veux bien mais alors que fait-on ? Que fera t-on quand la Chine fabriquera des copies d’Airbus avec des ouvriers toujours payés moins que les européens sachant que le gap technolgique que l’on possède sur ce pays risque de ne pas durer très longtemps ? Ne me dites pas que l’on innovera puisque le moindre brevet que l’on déposera sera pillé, le moindre process recopié. On aura plus qu’à se résoudre à ce que je disais des salaires de russes. Totu ceci est un rêve dangereux ou plutôt un cauchemar, qui ne peut nous conduire qu’ à une issue la guerre ! S’il vous plait, ne faites pas comme ces économistes libéraux qui ont pris leurs rêves monétaristes pour des réalités et qui passent encore à la télé chez Calvi. Les causes de la seconde guerre mondiale ne sont les protectionnismes mais l’humiliation de l’Allemagne en 1918, la crise de 1929 crée par le monétarisme de l’époque, la médiocrité diplomatique de la France et de l’Angleterre dans les années 30 et deux personnalités qui sont peut-être des lapsus historiques Staline et Hitler. Merci Aetius Pour moi donc la chaine de causes à effets est la suivante la création de l’inégalité entraine la surproduction virtuelle masquée par la dette qui entraine la crise qui entraine la surproduction réelle puisque l’on ne peut plus faire appel au crédit pour masquer sa médiocrié de revenus. A nouvea , je suis d’accord sur l’enchaînement que vous décrivez et qui est exact. Simplement il y en a un autre qui est en oeuvre simultanément il a commencé dans les années 70, s’est amplifié à partir des années 80 et est réellement effectif dans les années 90, c’est la mondialisation des activités et les organisations en réseau. Pour moi, l’enchainement que vous mentionnez est à l’origine de la crise financière actuelle et est réel. Le 2ème est encore plus fondamental car il reconfigure tout . La crise financière actuelle va aggraver l’impact de cette 2ème transformation en la rendant plus douloureuse emplilement des effets. La différence est que la 2ème va tout changer, plus rien n’étant pareil après, alors que le 1er enchaienment est un malheur cyclique de l’organisation précédente. Que fera t-on quand la Chine fabriquera des copies d’Airbus avec des ouvriers toujours payés moins que les européens sachant que le gap technolgique que l’on possède sur ce pays risque de ne pas durer très longtemps ? Ne me dites pas que l’on innovera puisque le moindre brevet que l’on déposera sera pillé, le moindre process recopié. On aura plus qu’à se résoudre à ce que je disais des salaires de russes. Selon moi, vous continuez à raisonner selon le paradigme actuel et qui sera dépassé après transformation et suppression des barrières nationales. Vous allez avoir une mondialisation des organisations économiques c’est quasiment fait, des organisations sociales c’est e ncours et politiques à peine commencé. Et les états nation seront emportés par cette mue. Entre la situation actuelle et ce que j’évoque, de très grands risques de conflit existent. Ce d’autant plus que des égoîsmes nationaux dureront et que les hommes politiques les encourageront. Vis-à-vis de la Chine, je ne suis pas un naïf je suis allé 6 fois en chine et est vécu 3 ans avec un chinois. Simplement je n’arrive pas à concecoir comme une catastrophe que 1,3 Mds d’hommes vivent moins dans la pauvreté, même si cela est au prix d’un abaissement de notre richesse qui est abusive face aux pays. Simplement cet abaissement, nous devons veiller que ce soit les 20/20% les plus favorisés de nos pays dont je fais partie qui accepte cette diminution nous n’en mourrons pas !, et non pas les plus pauvres qui eux sotn déjà proche de la limite de "survie"Les causes de la seconde guerre mondiale ne sont les protectionnismes mais l’humiliation de l’Allemagne en 1918, la crise de 1929 crée par le monétarisme de l’époque, la médiocrité diplomatique de la France et de l’Angleterre dans les années 30 et deux personnalités qui sont peut-être des lapsus historiques Staline et Hitler. Précisément les risques actuels de guerre, suite à la montée des protectionnismes, seront - l’humiliation ressentie par les chinois si on veut les empêcher de prospérer ils sont en train de gagner en jouant selon les règles que nous avons nous-mêmes fixé. Et nous voudrions alors stopper "le jeu". - humiliation symétrique des russes pour des raisons proches, - la bataille pour l’accès à des ressources critiques comme le pétrole et des minerais bataille commençant en Afrique 1er "candidat" le Nigeria qui se propage ensuite Donc SVP ne prenez pas pour un économiste libéral ! Malheureusement j’ai pas mal voyagé, me suis "frotté’ à pas mal de cultures, et suis par mon métier au contact des dirigeants dont je vois les décisions et leurs conséquences... Merci de votre réponse Une fois les points que je soulevais éclaircis, finalement je suis globalement d’accord avec vous. Donc SVP ne prenez pas pour un économiste libéral ! Malheureusement j’ai pas mal voyagé, me suis "frotté’ à pas mal de cultures, et suis par mon métier au contact des dirigeants dont je vois les décisions et leurs conséquences... Désolé mais le ton de votre phrase sur le mode "bouh le protectionnisme c’est pas bien" sans plus de justifications ressemblait férocement à un Marseille ou un Cohen à cours d’arguments. Vous avez raison sur la progression de l’humanité vers un monde unifié mais je ne vois pas cela advenir avant 50 ans. Si votre réponse à l’attente des masses pendant toutes ces années est la baisse des revenus des 20% les plus riches de la population on ne peut être que d’accord avec vous. Quand aux risques de guerres que vous envisagez, ils apparaitraient entre pays dominants donc détenteur du nucléaire et autres plasmas chauds. Espérons que cela n’aille jamais jusqu’au bord du précipice...mais qui c’est, souvent c’est quand tout semble perdu que la rédemption arrive. Dans le cas d’un risque majeur d’auto-destruction de l’humanité elle pourrait peut-être arrivée du ciel... Un petit rebond sur Cohen économiste il y en a un qui est un vrai économiste, c’est Danniel Cohen - mais on ne le voit quasiment jamais à la TV - et un qui n’est plus qu’un de ces pseudo experts qui occupent les plateaux de TV - Elie Cohen -. Quant à Marseille... No comment ! Malheurseument non... Je le crois plus dans la réaction que dans la procéation La Taverne, Parlez pas de malheur. Imaginez un instant l’avorton. Et puis, ça ferait un rejeton de plus à caser dans le paysage politique, il suffit du jeune à peine sevré à Neuilly. A par cela, nous savons très bien que le déséquilibre va suivre son cours, ce dans tous les pays, nous n’y échapperons pas. Depuis que l’homme existe, il a toujours reluqué dans l’assiette du voisin, qu’il jugeait naturellement plus appétissante que la sienne, d’où le besoin irrépressible de se l’approprier, vous devinez la suite. Voilà ce qui nous guette. Pécision par crise de surproduction, je voulais dire qu’en fait, elle a commencé depuis 20 ans depuis que le pouvoir d’achat réel de la majorité de la population baisse ou stagne mais qu’elle a était masquée par l’endettement. Dit autrement, à partir du moment où l’on a mis en place les politiques de Tacther et Reagan, la croissance aurait été nulle depuis le mileiu des années 80 sans cet endettement. efffectivement la surproduction a démarré il y a 20 ans. Par contre la mondialisation effective est plus récnete avant les entreprises internationales étaient des juxtapositions de sociétés locales. La mondialisation, en tant qu’orgnaisation mondiale d’un processus de production intégré, n’a pu se développer qu’avec l’essor des réseaux informatiques et de télécommunications voir par exemple l’industrie du logiciel qui travaille maintenant 24h/24h entre les US, l’Europe et l’Inde Bien sur la réponse ne peut pas être le poil à gratter c’est sur le monde avance ? Surtout si votre pensée ne diffère pas trop de celle des gens du neuromonde, aux autres petits gadgets de plus en étant bien connecté pour mieux s’en convaincre les uns les autres. Mais alors qu’il y est une grande panne de courant et alors patatrac, enfin si c’est pour faire rêver plus longtemps les gens avec le neuromonde alors pourquoi pas ? la connexion des systèmes ne dépend pas seulement de l’énergie électrique elle est maintenant un enchevêtrement de tous les processus de production. Par exemple, si l’on analyse où est fabriqué une voiture, pas si facile de répondre. On pense bien sûr d’abord là où elle est assemblée, c’est le plus facile à localiser. Mais ensuite, il faut se poser la question du lieu de fabrication des sous-ensembles comme le tableua de bord, la face avant.... Souvent, ils sont produtis à proximité des usines d’assemblage, mais pas toujours... Mais ces sous-ensembles sont eux-mêmes assemblées à partir de pièces élémentaires des mmicro-moteurs électriques, des composants électroniques, des joints, des balais d’essui-glace, pneus,... . Et celles-là, pas facile de savoir d’où elles viennent. Enfin pour que toutes ces usines assemblage, sous-ensembles, pièces élementaires produisent, elles ont besoin de machines-outils dont le coût intervient pour une part importante dans le prix final. Alros ces machines d’où viennent-elles ? Et en plus, il faut des logiciels pour piloter le tout... Donc parler de relocalisation des emplois, de remonter des barrières protectionnistes, c’est ignorer la réalité des organisations industrielles... Shawford Oui vous avez raison l’avènement d’une guerre et d’un conflit majeur peuvent survenir et, si l’on regarde les dérives actuelles, c’est vers cela que l’on va... Je suis en train de lire La Route de Cormac MCCarthy. Dans ce roman, un père marche avec son fils à travers le monde dévasté et déhumanisé à lire !. Je ne peux pas accepter de laisser cette destruction arriver. Il est encore temps pour agir. Je ne peux pas accepter que le pire soit inéluctable ! Effectivement bon nombre de ceux qui sont au pouvoir votn s’opposer au changement. Mais pas tous j’en suis une exemple.... Reste à leur montrer qu’à défendre leurs privilèges, ils vont tout perdre. Je vous l’accorde, ce n’est pas gagné. Mais cela vaut le coup d’essayer ! Sarkozy, comme les autres, fait un déni de grossesse ce n’est pas en niant le nouveau monde en train de naître que nous allons sortir de notre déprime collective ! » Je partage votre critique concernant l’intervention du Président de la République ; pour autant, je ne sais pas comment interpréter le reste de cet article. Quel nouveau monde ? Il n’en est pas question pour l’instant, car nous ne faisons, positivisme » oblige il n’y a plus de causes primordiales, même pas celles de la nature ou des états de nature, que des conséquences sur lesquelles il nous suffit d’agir, nous ne faisons qu’ajouter des conséquences à des conséquences et forcément des problèmes à des problèmes ! Quant au fond il y a belle lurette que nous ne cherchons plus rien et que nous enterrons ! Ce sont les idées de l’ancien monde, celles des 18 è et 19 è siècle, notamment en économie, celle de l’économisme, du positivisme technoscientiste, concepts en partie abandonnés à une époque ; des idées anciennes auxquelles nous sommes revenus depuis une bonne trentaine d’années, les trente piteuses », ceci, sous la pression d’un positivisme économique anglo-saxon, même américain, avec Milton Friedman qui affirmait que l’économie doit être une science positive » une science qui se regarde technoscientifiquement le nombril et nie la société ! Nous ne pouvons plus refermer les vannes, nous ne pouvons plus lutter contre la force des courants, nous sommes emportés par la puissance de la transformation. Et c’est heureux, car comment pourrions-nous vouloir retourner vers ce monde où notre richesse venait largement de l’appauvrissement des autres ? Ce n’est pas ce que vous voulez ? Rassurez-moi… » Quels courants ? Quelle puissance de transformation ? Ceux et celle qui nous envoient dans le mur ? Comme je l’ai déjà écrit dans des articles précédents voir notamment ma série d’articles autour du Neuromonde », je crois qu’il y a une forme de malentendu dans la lecture de la crise actuelle la crise financière n’est pour moi que le révélateur et l’accélérateur d’une mutation profonde de notre monde. Cette mutation est celle de l’émergence progressive et réelle d’un monde globalisé où tous les hommes sont effectivement connectés. » La mondialité oui ! Des échanges internationaux » en tout genre oui ! Par contre la mondialisation économique … une économie naturellement et exclusivement de nature mondiale non ! Il n’y a pas, comme tel, un système économique mondial l’économie mondiale c’est l’ensemble des économie nationales ! Les échanges internationaux ne constituent pas une économie, mais, d’un point de vue systémique, un sous système émergent complémentaire des économies nationales ! Non, le repli sur soi n’est pas la réponse. Non, nous ne devons pas chercher à retourner dans nos cavernes géographiques et territoriales ». Bien sûr, il faut rester ouvert ; mais, pour autant faut-il être permissif à tout et à n’importe quoi ! Dans ce monde, non pas simplement moderne mais moderniste … paroxysme de modernité et plus simple modernité où se trouvent les concepts métaphysiques humains, les concepts philosophiques, d’ontologie, de déontologie, d’éthique et d’altruisme ? Il semblerait, sophisme et cynisme obligent, fuite en avant économico technoscientiste de cette époque, que nous soyons toujours au fond de la caverne avec les ombres qui s’agitent… car toujours aussi ignorant de l’humain des principes mêmes de démocratie et d’humanité ! Pour sortir de cette dépression collective, pour retrouver ensemble des chemins positifs et d’espoir, il est urgent de faire face à la réalité de la situation. » Quelle réalité de la situation celle d’une économie mondiale ou plus exactement mondialiste, ce qu’on appelle la mondialisation économique… cette réalité qui fait qu’il n’y a plus de théorie économique ! L’erreur est humaine, éminemment humaine, or, nous construisons humainement notre réalité ! Réalité, réalité humaine n’est pas vérité mais construction qui doit être soumise à critique, ceci, à priori comme à posteriori, ainsi que d’un point de vue à la fois individuel et collectif… pas exclusivement individualiste ! Une réalité notamment économique qui a tout à voir avec la manipulation, la domination, l’exploitation, le sophisme, le cynisme, et peu à voir avec la vrai logique économique, forcément collective, sociétale, et qui devrait présider toute économie qui se respecte ! Ce n’est pas en faisant croire que le protectionnisme va protéger des emplois que l’on fait face. » Bien sûr que non, pour autant le libre échangisme, le libéralisme libre échangiste, le laisser faire et laisser passer », détruit des emplois puisque, avantages absolus obligent coût de mains d’œuvre peu élevé, il permet, aux affairistes, d’aller faire ailleurs, sous de cieux plus cléments pour le capital, ce que la société, ce que l’éthique sociétale, interdit chez nous ! Vous semblez considérer l’économie mondiale, la mondialisation économique, celle exclusivement de moyen, celle productiviste et financière, comme inéluctable ! Pourtant lorsque l’on réalise un schéma représentant le processus économique, il s’agit d’un système avant tout national, sociétal national, et non mondial. Il n’y a pas, à proprement parler, au sens stricte du terme d’économie mondiale ; il ne doit y avoir, au plan mondial, que des échanges internationaux, ceci, pour les manques et les surplus des économies nationales. Des économies nationales, qui doivent le plus possible tendre vers l’autonomie économique, ce qui, en soi, est une sorte de protection économique et non du protectionnisme. Un système économique, comme tout système, doit forcément être circonscrit systémiquement, en l’occurrence sociétalement et nationalement ! Quand je dis cela je ne prône pas le national socialisme » mais simplement une logique économique avant tout naturellement sociétale il n’y a pas d’économie sans société ! Quant au national socialisme », il est né d’un libre libéralisme libre échangiste à tout prix et à n’importe quel prix ; il est né en négation d’une logique économique naturelle avant tout sociétale, donc nationale, et totalement négligée ! C’est simple, et extrêmement grave, car il n’y a plus de théorie économique il n’y a que des pratiques systémiques,qui, quand elles ne s’e battent pas, s’ ignorent totalement les unes les autres ! Les difficultés, celles auxquelles nous sommes confrontés, environnementales ou sociétales, sont de nature fondamentale que ce que pensent la plupart des gens, surtout ceux qui entendent nous gouverner ! Hélas positivisme technoscientiste oblige le fondamental n’intéresse pas, et, c’est la raison pour laquelle nous sommes loin et même très loin d’être sortis de la caverne dans laquelle nous maintiennent les tenants et les aboutissants de ce monde moderniste essentiellement quantitativiste productiviste et non qualitatif humain ! Ecométa Quelques éléments de réponse ou plutôt d’éclairage complémentaire je n’ai pas la prétention d’avoir réponse à tout !. Quels courants ? Quelle puissance de transformation ? Ceux et celle qui nous envoient dans le mur ? Ce sont des courants issus de la connexion entre les systèmes. Ce ne sont pas des courants voulus, mais ils sont irréversibles. Ils amènent des mouvements de population, des éclatements des processus de fabrication entre les pays, un rapprochement des niveaux de vie... L’eau coule devant nous, il suffit de regarder. Je ne dis pas que c’est bien. Ni que c’est mal. C’est simplement comme cela, effet de système. In fine, cela créera plus de richesses, plus d’échanges, moins de chapelles. A court terme, dans les 20/50 ans qui viennent et oui je pense que c’est l’horizon, beaucoup de désordres... Les échanges internationaux ne constituent pas une économie, mais, d’un point de vue systémique, un sous système émergent complémentaire des économies nationales ! Non je ne suis pas d’accord avec vous, car le moteur ce sont les entreprises. Elles sont devenues transnationales et ont inventé de nouvelles organisations, mélangent les cultures et sont en train de muter à tout vitesse. Les Etats nationaux sont spectateurs et subissent cette transformation. Il esturgent de repenser nos structures politiques à partir de ce nouveau paradigme. Une réalité notamment économique qui a tout à voir avec la manipulation, la domination, l’exploitation, le sophisme, le cynisme, et peu à voir avec la vrai logique économique, forcément collective, sociétale, et qui devrait présider toute économie qui se respecte ! Oui et il est donc urgent de penser une nouvelle humanité et une nouvelle pensée politique. pour faire contrepoids... Bien sûr que non, pour autant le libre échangisme, le libéralisme libre échangiste, le laisser faire et laisser passer », détruit des emplois puisque, avantages absolus obligent coût de mains d’œuvre peu élevé, il permet, aux affairistes, d’aller faire ailleurs, sous de cieux plus cléments pour le capital, ce que la société, ce que l’éthique sociétale, interdit chez nous ! Je ne suis pas un adepte du laisser-faire ! Mais pour lutter contre les effets négatifs de la mondialisation actuelle, il faut d’abord en comprendre les mécanismes et repenser la politique à hauteur de cet enjeu. En repartant d’une approche nationaliste, on laisse de fait le champ libre aux vraies forces qui sont transnationales. Ou alors on va vers la guerre... ce qui n’est pas solution, non ? il s’agit d’un système avant tout national, sociétal national, et non mondial. Il n’y a pas, à proprement parler, au sens stricte du terme d’économie mondiale ; il ne doit y avoir, au plan mondial, que des échanges internationaux, ceci, pour les manques et les surplus des économies nationales. Non à nouveau c’est notre point de divergence. Mon travail aux côtés de grands groupes me montre que pour eux la notion de nation et de géographique n’a plus le sens que vous lui donnez. Il est urgent que les structures politiques se repensent... D’où cette naissance du Neuromonde dont je parle et qui appelle une réponse politique qui ne soit pas un déni de grossesse... Vous précisez au sujet des courants et forces qui sont à l’oeuvre Je ne dis pas que c’est bien. Ni que c’est mal. C’est simplement comme cela, effet de système. In fine, cela créera plus de richesses, plus d’échanges, moins de chapelles. » Comment nous étonner de la foire d’empoigne économique, de cette guerre économique consistant à conquérir des marchés comme ont conquérait des territoires, à laquelle nous assistons depuis une bonne trentaine d’années ! L’économie détruit autant de richesses, voire même plus q’elle n’en crée ! Il faut en finir avec cela car l’économie n’est pas un système de création de richesses, mais un système de satisfaction des besoins humains, de tous les besoins humains matériels, purement matériels, physiobiologiques ou même psychosociologiques, individuels comme collectifs pyramide de Maslow. Finalement vous ne changez rien … mieux, même jusqu’au-boutiste il faudrait aller plus loin dans le genre ! Ce n’est pas simplement de libre échange mais de libre échangisme », doctrine dogmatique des 18 è et 19 è sicle, paroxysme de libre échange, dont vous ventez les mérites ! En effet, et, désolé, vous dites ne pas prendre position, or, vous dites qu’en définitive c’est bien… Cela créera plus de richesse, plus d’échange, et moins de chapelles » ! Au bout du compte, il ne restera plus que la chapelle des multinationales qui dirigeront et feront le monde de demain ! A l’époque, au 18 è et 19 è siècle, ils affirmaient même que le libre échangisme ferait qu’il y aurait moins de guerres la fin de l’histoire reprise il y a quelque temps par Francis Fukuyama ! Est-il nécessaire de rappeler qu’il y a eu deux guerres mondiales et moult crises économiques et sociales extrêmement graves liées au capitalisme usage paroxysmique du capital … une économie réduite au seul capital. Il faut se méfier des effets contraires, de ce que Ivan Illich appelait les seuils contreproductifs » qui impliquent une surveillance permanente de nos décisions politiques, des systèmes mis en œuvre, car, naturellement, arrivé un moment, et encore plus à force d’abus, à force d’usage paroxysmique des choses, celles-ci se retournent et produisent des effets contraires à ceux prévus à l’origine ! Ainsi, arrivé un moment, le libre échange poussé à son paroxysme, en fait le libre échangisme », appelle le protectionnisme », qui, lui-même, arrivé un moment, appelle le libre échangisme ». Si nous raisonnions simplement en termes de libre échange, concept nécessaire à l’économie, aux économies nationales, en interne comme en externe dans les échanges internationaux nécessaire, ou de simple protection économique tout aussi nécessaire car tout agent économique qui se respecte recherche cette protection par l’autonomie ! Si nous faisions cela au lieu de raisonner en termes de doctrine réductrice de libre échangisme et de protectionnisme ! Quand cesserons nous, nous les humains, d’abuser les choses la nature, les états de nature, les systèmes physiques, ou ceux métaphysiques humains conceptuels ! Rationalisme n’est plus rationalité pais paroxysme de rationalité quand cesserons nous de nous comporter comme des crétins rationalistes crétins ? Quand nous comporterons nous de manière simplement rationnelle par simple entendement entre les choses, les systèmes et les êtres ? Les difficultés auxquelles nous sommes confrontées, celles environnementales, mais également celles sociétales, qui passionnent visiblement beaucoup moins ; toutes ces difficultés sont de nature bien plus fondamentale que ce que pensent la plupart des gens, et que dirent de nos dirigeants ! Partant de ce constat, d’une lacune fondamentale, dans mon blog j’ai identifiée les logiques et méthodologies qui font ce monde rationalo technoscientiste totalement paranoïaque et schizophrénique, ce monde impossible, spécieux et fallacieux, inscrit dans une fuite en avant paradigmatique crétine car suicidaire. J’y évoque alors cette méthodologie dite du comme si » de l’école économique libérale de Chicago, école qui opérait déjà avant la grande crise des années 30 du siècle dernier. Selon eux, suivant cette logique, peu importe les réalités, celles sociétales politiques, économiques et sociales ; faisons comme si que ! Créons notre propre réalité entrepreneuriale, libre échangistes en fait impérialistes et néocolonialistes, affairiste, et faisons du monde un marché unique une économie unique sans aucune disparité ! Mais voilà, les faits sont là, le libre échangisme a donné lieu à l’impérialisme et au colonialisme, il fait le jeu des Etats nations qui sont les plus puissants mondialement parlant, et non celui des Etats les plus faibles économiquement parlant ; c’est la loi du plus fort qui tend à rendre dépendant et non indépendant ! Il n’y a pas à proprement parlé d’économie mondiale, fantasme des libéraux libres échangistes, il ne peut y avoir que des échanges internationaux pour les manques et les surplus des économies nationales. Le schéma économique classique ne s’applique pas au monde mais essentiellement aux Etats ! Jamais, selon le vœux des libres échangistes, le monde ne sera une économie unique ; il sera toujours un ensemble d’économies nationales ou éventuellement fédératives, et, il faut l’espérer, de moins en moins disparates ! S’il y aune chose à faire au plan du monde, au plan mondiale, c’est de faire en sorte que les économies, que les Nations, les Nations Sociétés, soient de plus en plus évoluées sociétalement parlant tout simplement les plus autonomes possible et non totalement dépendantes des autres… plus forts économiquement parlant ! Et, là, les organisme internationaux, comme l’ONU, le FMI ou L’OMC peuvent s’atteler car il y a du boulot. Ils doivent même, ces organismes, changer totalement de stratégie car c’est plutôt, mondialisation financière oblige, la dépendance aux puissances économiques financières de ce monde qu’ils ont réalisée en ce qui concerne les pays dont ils se sont occupés une dépendance financière le nerf de la guerre ; alors que c’est, le plus possible, l’autonomie nationale, tenter de s’assumer le plus possible économiquement parlant, qu’il conviendrait de prôner ! Le moteur ce sont les entreprises » … Pour moi, ce ne sont pas les entreprises qui doivent faire le monde, surtout pas celles internationales, sans foi ni lois, ni d’ailleurs les TPE, PME, PMI, qui, pourtant, représentent nettement plus le tissu économique, la force d’emploi, que les multinationales ; ce sont les Etats-Nations, les Etat Société, par des politique économiques qui doivent faire le monde des humains ! Certainement pas les économistes, l’économisme… l’économie pour l’économie l’économie pure ! Qu’est-ce réellement qu’une entreprise ? Une entité singulière, isolée, qui ferait ce qu’elle veut, comme elle veut et quand elle le veut ? Non, ce n’est pas acceptable ! Il y a plusieurs définitions possibles, des définitions fonction de la valeur d’usage qui est faite de l’entreprise, des différentes valeurs d’usages que peuvent avoir l’entreprise financière, productiviste, libre échangiste, voire affairiste ! Pour moi la valeur d’usage la plus importante n’est pas celle de moyen », de moyen de faire, ou encore de parvenir, mais celle de finalité » une finalité économique sociétale ; je définirai donc l’entreprise de ce point de vue économique global finaliste ! J’ai une approche écosystémique de l’entreprise car elle évolue dans un contexte qui forcément l’influence et quelle influence ; encore faut-il que les choses soient profitables aux deux… qu’elles progresse de concert et non l’une contre l’autre de manière crisique ! Le problème actuel est que les entreprises, ceci, par le bais de l’économisme, doctrine positiviste, de l’économie pour l’économie, à laquelle nous sommes revenus depuis une bonne trentaine d’années les trente piteuses ; le problème est que les entreprises usent et abusent les sociétés car les méthodes de management sont généralement assez agressive et donc violentes ! Une entreprise s’inscrit dans un contexte sociétal politique, économique et social, dans un projet qui la dépasse ! Il conviendrait donc de ne pas oublier qu’une entreprise est avant tout une entité économique un agent économique », certes particulier car axé surtout sur la production de produit ou de service en fait toujours de service, car, au bout du compte, tout produit rend service. N’en déplaise à certains, mais économiquement l’entreprise n’est pas le système principal c’est un sous-système au service de la société et non d’elle-même exclusivement d’elle-même ! Je connais également très bien le monde de l’entreprise, je les ai pratiquées, des plus petites aux plus grande, en passant par les organismes financiers. Je connais le mangement, et, assez généralement, les problèmes des entreprises viennent essentiellement du mangement qui n’est pas réellement à l’écoute des difficultés ! Assez généralement, et il en va ainsi des individus comme des entreprises, et même des Etats Nations notre pire ennemi ce n’est pas l’autre, la concurrence, mais nous-mêmes ! Pour illustrer mon propos, concernant les Etats-Nations, et je pense que bien des gens en conviendront, actuellement, le plus grand ennemi de l’Etat d’Israël n’est pas l’Etat Palestinien, mais l’Etat d’Israël lui-même ! Le moteur ce sont les entreprises » …C’est surtout les gens qui y travaillent qui seraient le moteur de l’entreprise ! De plus qu’est-ce qu’un moteur seul ? C’est rien qu’une connerie de moteur totalement inutile ! Il lui faut, à ce moteur, être monté sur un véhicule, et bien d’autre accessoire des sous-systèmes pour qu’il puisse être réellement utile et permettre de se déplacer une système de transmission, de direction, de freinage, de refroidissement, être huiler et graissé ! Qui plus est, si un seul de ces sous-systèmes est en panne tout le véhicule peut être en panne ! C’est çà la complexité, les interactions et les interdépendances complexes et dynamiques composant l’élément composé une complexité systémique, même écosystémique, qui vaut pour les systèmes physiques comme pour ceux métaphysiques humains. De plus, il faut un carburant à ce moteur ou plus exactement à ce véhicule pour se déplacer, et, summum, il lui faut un objectif de réelle utilité déplacement pour le travail, le loisir et bien d’autres valeurs d’usage. Les entreprises, surtout les multinationale ne peuvent se justifier par elles-mêmes mais au regard du service qu’elles rendent à la société quelles rendent au monde ; or, elles ont une fâcheuse tendance à se regarder le nombril… à faire la pluie et le beau temps dans le monde en fonction de leurs seuls tenants et aboutissant généralement financiers capitalistiques ! Je m’interroge pourquoi acceptons-nous la complexité dans nos systèmes physico techniques, et, par exemple, le fait que si un élément, un sous-système, est défaillant que tout le système s’en trouve diminuer voire même totalement inutile et qu’il doit être réparé ; alors que dans nos systèmes humains, conceptuels humains, métaphysique humain, comme l’économie, nous n’ayons pas les mêmes exigences métaécosystémiques ? Je pense que c’est tout simplement, et c’est le cas en économie qu’il n’y a pas d’ingénieur système, que des spécialiste de ci et de ça, qui, ne tiennent pas compte de la globalité qu’est l’économie règle d’ensemble et qui se tirent dans les pattes ! Il serait temps que les politiques, les hommes et femmes politiques, comme les programmes du même nom, mais également les économistes… ce qui est tout de même un comble ; il serait temps que l’économie, que la logique économique, mais pas les dogmes auxquels se réfèrent les économpistes ; que la vraie logique économique, qui est une logique fantastique car toute dépenses à un endroit histologie et homéostasie systémique obligent est une recette ailleurs qu’elle soit réellement prise en compte cette logique ! Une logique fantastique, qui, pour autant, n’exonère pas d’une bonne gestion individuelle et collective, tout simplement éthique, de la part des agents économiques individus, entreprises, services publics et Etats ! Ecometa Merci tout d’abord de prendre le temps d’exposer longuement et clairement votre point de vue, ce qui me permet de me rendre des imprécisions de mon propos et éventuellement des points de divergence. Bon exemple de confrontation, logique que je défends cf. mon dernier article sur le sujet. Je vais reprendre 2 points essentiels qui sont au coeur de ce que je sens largement comme un malentendu libre-échange et pouvoir aux entreprises Tout d’abord sur le libre-échange. Je n’ai jamais voulu dire que j’étais favorable au libre-échange, je ne crois pas au dirigisme et à la planification, ce qui n’est pas pareil. Je crois à la logique des systèmes vivants dont l’évolution n’est pas prévue a priori, mais qui ne peuvent pas dans leur évolution s’abstraire des lois fondamentales de la nature comme la gravité, l’entropie, les forces electromagnétique, la relativité...... Sur cette même idée, je crois que ce qui manque c’est bien la définition de ces règles que doivent impérativement respecter tous les acteurs - individuel ou collectif-. Elles n’existent que localement - et même dans ce cas ne sont pas toujours respectées - et pas mondialement. C’est un chantier à ouvrir. Ensuite on pourra laisser le système vivre en appliquant ces règles. Ce ne sera donc pas du tout le libre-échange ! Ensuite pouvoir aux entreprises. A nouveau, je me suis mal exprimé. Je pense comme vous que ce ne sont pas les entreprises qui doivent diriger le monde. Pour plein de raisons, - et vous en avez donné la plupart - ce serait extrêmement dangereux. Mon constat est que actuellement elles sont pris le pouvoir et que donc ce sont elles qui ont largement contribué à l’émergence de ce que j’appelle le neuromonde. Ce qu’il faut maintenant c’est "reprendre le pouvoir" face à elles, ce qui est le but des règles dont je parlais ci-desssus. De nombreux-se-s citoyen-ne-es y compris Sarkozy pensent que de cette crise va naître un nouveau monde. Ce nouveau monde a plus de chance de se faire contre le pouvoir qu’avec le pouvoir. Il faut aussi prendre en compte la fracture sociale qui continue a s’élargir dans les pays riches. Au niveau planétaire la fracture entre les pays les plus pauvres et les pays les plus riches qui continue aussi a s’élargir. Il faudrait commencer par diminuer ces fractures. Hervé Kempf pense que pour un nouveau monde il faut sortir du capitalisme. Capitalisme basé entre autre chose sur la compétition a tous les niveaux. compétition entre les individus, entre les entreprises, entre les nations, entre les continents. Il faudrait remplacer cette compétition par la coopération, l’entraide, la solidarité ; la fraternité. Fraternité républicaine ou chrétienne. Contrairement à ce que vous écrivez, je ne crois pas que la fracture entre les pays riches et les autres s’accroissent sauf vis-à-vis de l’Afrique il y a au contraire un rattrapage des pays comme la Chine, l’Inde ou certains pays d’Amérique du Sud. Mais ceci se fait en accroissant les inégalités au sein de chaque pays au sein de la Chine, de l’Inde ... et chez nous. D’où les tensions actuelles qui s’amplifient. Mon propos est donc de dire qu’il faut accepter l’entrée de ce monde plus global et plus égalitaire au plan géographique et que le débat devient de plus en plus la répartition entre riches et pauvres, mais plus sur un critère géographique du moins à terme 1ère étape production mondiale stable avec croissance régulière. rachat et fusion des grands groupes, apparition de nouveaux géants économiques. Mise en place de crédits à taux progressifs, population qui s’endette... 2ème étatpe augmentation de la production par les nouveaux géants économiques, inondant les marchés en faisant croire à une forte demande des marchés asiatiques afin de gonfler les stocks, et faire croire à une surcapacité de production mondiale. l’augmentation de la production entraine une forte demande d’énergie et un choc pétrolier. Dopage des marchés et hausse des prix. début des faillites des ménages US, début des subprimes. 3ème étape les avoirs pourris font plonger les résultats des des stocks commence à faire chuter les cours. Réaction des marchés face aux subprimes et aux stocks. Dépression et effondrement des marchés. Faillites des banques. rachat et fusion des banques avec l’argent public, crise financière. 4ème étape médiatisation à outrance de la crise, pour imprégner les consciences qu’il y a récession. Fermeture en masse des unités de production les moins rentables, sans résistance de la population, car "c’est la crise" Rachat à bas prix et mondialisation des capacités de production, dans tous les domaines. augmentation du chômage et de la précarité par les fermetures d’usines. création d’un climat de peur, pour permettre une diminution des salaires....et remise à plat des couvertures sociales...çà vient c’est la crise la suite bientôt.... je crois que dans votre analyse vous omettez un point essentiel l’émergence des transports qui, dopés par les technologies de l’information, permettent un organisation mondiale de morceaux d’activités éclatées. C’est ce qui a abouti à l’organisation actuelle, à la mondialisation effective.. et à la suppression de toutes les vannes séparant les pays geo63 9 février 2009 1951 Cher auteur, je trouve votre article passionnant car vous cherchez à effectuer une synthèse des évènements que nous vivons en bon scientifique. Cependant, lorsque vous écrivez par exemple que "les niveaux se rapprochent, nous allons vers un monde plus égalitaire...", n’est-ce-pas une peu de la science fiction ou bien une option possible parmi plusieurs cas de figures. En effet, nous vivons une forme de chaos et aussi ! et le neuromonde que vous décrivez pourrait bien accoucher ! de quelques "grands maîtres" super-cerveaux informatiques + super capitalistes ? régissant l’ensemble du réseau neuronal, en quelque sorte une forme d’esclavage à l’échelle planétaire jamais égalée...adieu au monde plus égalitaire. La bulle financière qui explose actuellement n’étant qu’une première tentative avortée. Effectivement quand j’écris que nous allons vers un monde plus égalitaire, je ne fais que donner une direction je suis fatigué d’entendre tout le monde se plaindre de ce qui se passe. Moi qui ai voyagé en Chine, Inde et Afrique j’ai même vécu avec un chinois pendant 3 ans, j’ai vu où sont les vraies injustices. C’est cela qu’il faut changer et arrêter de protéger nos avantages collectifs. Mais il est vrai que, chez nous, 20 à 30% de la population vit dans une situation précaire et qu’il faut la protéger. Ce sont les 20/30% les plus favorisés dont je fais partie qui doivent accepter une baisse de leur niveua de vie... Ensuite que chacu nde nous refuse d’être une esclave. Le neuromonde peut être celui du cerveau et de l’intelligence ! Le pire n’est pas certain ! bonsoir monsieur BRANCHE pas de deni de grossesse ; la question que je me pose n’est pas" neuro....chose" ou pas ; non ; la question est le sexe du nouveau né....... 1° masculin.....donc nouvel ordre mondial, dictatorial tenue par une elite menant le troupeau de moutons ? 2° feminin....... liberté....solidarité et partage ? autre question l’accouchement se fera a de maniere naturelle quelles ajustement mais pas d’affrontement general ? b par cesarienne avec du sang partout affrontement tous contre tous ? Katalizeur Totu d’abord bravo pour le pseudo plutôt sympa, même si je trouve toujours un peu bizarre que l’on ne parle pas sous son vrai nom dans un forum comme celui-là... Concernant le sexe de l’enfant, je n’ai pas vraiment envie de choisir. On verra bien non ? Evitons les caricatures. Et puis avec un peu de chance, il sera homosexuel et sera un peu des 2... Quant à l’accouchement, c’est bien la question du moment. Sommes-nous prêts à accepter l’enfant et donc à se préparer à accueillir au mieux cette naissance, sans bruit, avec un minimum de sang il y en a toujours un peu, ne serait-ce que le placenta et dans la joie. Ou alors allons-nous continuer à le refuser et il devra batailler pour sortir au risque de tuer celui par lequel il va naître ? Nous ne pouvons pas diminuer le nombre d’hommes sur la planète Avez-vous envie d’une guerre mondiale comme principe de régulation des naissances ? Tous les processus économiques et industriels sont trop enchevêtrés Comme la plupart des produits manufacturés sont la conjugaison de travaux impliquant un nombre croissant de pays, êtes-vous prêts à vous priver de la plupart des objets qui rythment votre vie quotidienne ? Tous les flux financiers sont interdépendants Voulez-vous voir s’effondrer tout le système financier mondial ? Toutes les villes occidentales sont multiculturelles et multiraciales Seriez-vous friands d’une guerre civile au sein de nos villes opposant les différentes ethnies, une sorte de guerre des banlieues en grand ? ...Et c’est heureux, car comment pourrions-nous vouloir retourner vers ce monde où notre richesse venait largement de l’appauvrissement des autres ? Ce n’est pas ce que vous voulez ? Rassurez-moi… Qui pourrait répondre oui à vos questions, franchement ? Le problème n’est pas là, l’Histoire ignore les individus. D’autant plus que le monde se complexifie toutes les connaissances de notre moyen-âge tiendraient aisément sur un cd-rom Les patriciens romains souhaitaient-ils la chute de l’Empire ? De quoi étaient coupables les soldats de la première boucherie mondiale ? L’ homo neanderthalensis cherchait-il à disparaître ? Ce que nous voulons n’a guère d’importance, vous croyez réellement posséder un contrôle absolu sur votre propre existence et par extension sur la pérennité de nos sociétés ? Et puis ce mythe de la connexion globale, ce neuromonde phantasmé. Combien de gens connectés en Somalie et en Afrique, en Corée du nord, en Inde, en Chine, en Russie, en Bolivie, au Pérou, en Birmanie, en Indonésie...etc, etc, etc ? Bien entendu, on tente à tout prix de connecter les pauvres ignorants. De quoi crèvent le paysan malais, l’ouvrier vietnamien ou la prostituée mexicaine, à votre avis ? la crise financière n’est pour moi que le révélateur et l’accélérateur d’une mutation profonde de notre monde. Cette mutation est celle de l’émergence progressive et réelle d’un monde globalisé où tous les hommes sont effectivement connectés. Et si cette mutation là, je suis d’accord avec vous ne marquait-elle pas plutôt le commencement d’une déconnexion et d’un repli sur soi généralisés ? laxap 9 février 2009 2215 Je vous recommande la lecture mélange de pointu et de new age de NETWAR Un lien inactif est un neurone mort. Sens et Tonka 2003 auteur Christian Vanderborght Par un ami et acteur pionnier du media web . Mais a rester collés comme des mouches sur la toile on va peut être diminuer notre empreinte prédatrice et le chef nous laissera vivre, même nous ce nous nouillesque n’engage que moi les faibles qui sommes biologiquement incapables et de travailler plus et de gagner plus. Comment vous dites ? L’ OL ben moi j’aime bien les neuromondes ya pu de tapette à rat !!!!!! dup 10 février 2009 0924 oui , mais nous leur faisons pas confiance .On prend les mêmes et on recommence ,mais à l’échelle mondiale . Il veut la participation de tous sans demander l’avis des peuples. Un dictature par libre consentement . Affirmer ses choix , sa manère de vivre ,ses reponsbilités est un repli sur soi parait il . Il veut une société de tubes digestifs terminés par un sexe. Consommant et produisant sans se poser la moindre question. Un monde où il y aurait une élite ’qui sait’ et un peuple qui chante ’Marechal nous voilà ’. Une sorte de France à la Pétain , mais avec des Rolex , des mannequins et une vulgarité que l’on pouvait au moins pas reprocher à Pétain. Une sorte de Corée du Nord ,version moderne avec des Enron , des Madoff et scandales en série . Je peux que prédire une chose. La gueule de bois deviendra tellement forte que les hommes préfèreront la guerre à cette paix menteuse. Pitié ,pourquoi personne bouge ?? Vos articles évoquent en général de manière intelligente des sujets intéressants. Mais votre concept de "neuromonde" me parait un tantinet fumeux, je suis désolé de vous le dire. Une démarche un minimum rigoureuse demande de définir les termes avant de s’en servir, et quand on jette un oeil sur votre blog, ce n’est que "neurocrise", "neurojungle" et j’en passe, sans qu’aucun de ces termes ne soit défini ou alors, je n’ai pas vu où. Ca nuit fortement à la crédibilité de votre propos, et c’est bien dommage. Désolé de ce manque de précision... J’utilise le radical "Neuro" comme un gimmick pour faire le lien avec le fait que nous sommes dans des systèmes complètement interconnectés, et que, du coup, l’analogie avec ce que l’on a appris à de plus en plus de sens. C’est donc une forme de raccourci que je décline ensuite, peut-être trop rapidement et sans le définir à chaque fois je dois être trop paresseux et pensais que le lien était plus logique qu’il n’est manifestement - Neurojungle le développement des connexions crée des proximités non physiques et donc des chocs. Et si nous n’y prenons pas garde, nous allons développer de plus en plus de conflit, comme "des animaux dans la jungle" qui entrent en compétition pour un territoire - Neurocrise terme générique qui reprend le fait que le développement des connexions nous emmène dans une transformation en profondeur de tous nos systèmes, ce qui provoque une crise d’évolution. Voilà qq éléments. Dans mon livre prévu pour fin d’année 2009, je note donc qu’il faudra que je prévois une forme de glossaire de mes néologismes ! Pour moi, mes articles sur Agoravox, sont aussi un moyen d’affiner mon mode d’expression et de me rendre compte des problèmes de formulation. Merci donc pour votre apport Encore quelques précisions, s’il vous plait "du coup, l’analogie avec ce que l’on a appris à de plus en plus de sens" Je ne comprends pas le sens de cette phrase. "le développement des connexions crée des proximités non physiques et donc des chocs" Je ne suis pas sûr de bien comprendre la relation logique entre proximité non-physique et choc. Voulez-vous dire que la proximité facilite les chocs et que donc augmenter la proximité, même non-physique, augmente le risque de choc ? "du coup, l’analogie avec ce que l’on a appris à de plus en plus de sens" Dans mon livre Neuromanagement, je me sers de ce que l’on a appris des Neurosciences comme clé de relecture du fonctionnement des entreprises. Plus les systèmes ont développés des connexions, plus l’analogie a un sens c’est parce que nous sommes tous de plus en plus connectés que l’analogie entre les fonctionnement du cerveau humain et de celui de nos socités. Je n’en déduis pas que nous sommes devenus simplement des machines ! Mais nous sommes soumis à des effets de système dire que la proximité facilite les chocs et que donc augmenter la proximité, même non-physique, augmente le risque de choc ? C’est exactement cela. A cause de télécommunications, nous sommes au contact direct des autres, même si nous ne les touchons pas nous voyons l’effet du tsunami, des usines en Chine, des impacts sur l’environnement... Nous sommes quasi-physiquement en relation avec les autres. Et nous sommes "choqués" au sens physique du terme par les autres... et donc susceptibles d’être choqués mentalement... Ajouter une réaction Les thématiques de l'article 3 derniers joursArticles les plus lus Les désaccords sur l’Ukraine s’intensifient en Occident Oui... la Terre est plate ! Fini La bamboche ! En France, qu’en est-il de la justice fiscale et de l’équité devant l’impôt ? 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En général, rêver de pomme est lié au sens figuré de la récolte de ce fruit, car il symbolise que vous récolterez ce que vous avez planté dans un avenir proche, c'est-à-dire que vos attitudes et les choix que vous avez faits auront des conséquences avec auxquelles vous aurez à faire face, qu'elles soient positives ou négatives. Cependant, ce rêve est également associé à d'autres significations telles que la sagesse, car la pomme est considérée comme le fruit de l'arbre de la connaissance. Cela fait également référence à l'obtention ou à la perte de quelque chose considéré comme un paradis, corrélé à Adam et Eve, à la romance et aux relations, ou même à un avertissement de faire attention aux apparences qui peuvent parfois être trompeuses. Rêver de pomme rouge La pomme rouge symbolise la passion, l'intensité et l'attirance sexuelle, et lorsque ce fruit apparaît dans un rêve, il révèle que vous êtes dans un état de déni de vos problèmes, car pour le moment vous ne savez pas comment les résoudre ou croyez que les ignorer est la meilleure façon de traiter avec eux. Si vous êtes engagé, c'est un avertissement à ne pas vous laisser emporter par les passions ou vous finirez par tomber dans la tentation. La pomme rouge indique également que vous réprimez vos désirs, soit par peur d'être jugé et incompris, soit par peur de ne pas pouvoir vivre votre fantasme. Il est important que vous réfléchissiez au report de la résolution de vos problèmes, car cela peut aggraver la situation et ses conséquences peuvent être plus importantes et plus graves. Dans le cas d'une relation, réfléchissez à son importance dans votre vie et si cela vaut la peine d'y mettre fin ou de la mettre en péril pour vivre une aventure. Si possible, améliorez votre relation avec quelque chose de nouveau afin qu'elle ne tombe pas dans la routine, car réaliser vos fantasmes avec votre partenaire est un moyen d'entretenir la flamme et de vivre de nouvelles expériences, sans avoir à renoncer à votre relation. Rêver de pomme verte Contrairement à la pomme rouge, qui est la plus courante, la pomme verte a un goût légèrement acidulé et lorsqu'elle apparaît dans un rêve, cela signifie également que vous vivrez des moments "pas trop sucrés" dans votre vie dans un avenir proche. Cela signifie qu'il y aura de nombreuses disputes et désaccords qui peuvent survenir au sein de la famille, au travail ou dans votre cercle d'amis. Gardez à l'esprit que ce moment nébuleux passera, donc, pour qu'il ne s'aggrave pas, vous devez rester serein et éviter de rendre les tempéraments plus exaltés, en minimisant la confusion et les conflits qui se produiront. De plus, la pomme verte est considérée comme une version plus jeune » de la pomme rouge et représente votre besoin de maturation, tant personnelle que spirituelle, car grâce à elle, il vous sera possible d'affronter les crises futures avec calme et équilibre. Alors profitez de ce moment pour grandir. Rêver de pommes d'amour Juteuse, très sucrée et d'une belle apparence, la pomme d'amour en rêve représente que vous avez l'optimisme fondamental pour affronter tous les obstacles qui se présentent, en plus d'avoir acquis une confiance en vous qui ne vous permet pas de vous décourager. De cette façon, ces caractéristiques très positives seront précieuses pour que les choses fonctionnent pour vous, après tout, les pensées ont du pouvoir. Prête à être consommée et appréciée, la pomme mûre est de bon augure lorsqu'elle apparaît en rêve, car cela signifie que vous récolterez les fruits de vos efforts, ce qui vous assurera la réalisation de vos projets et une amélioration de votre situation financière. la vie dans le futur. Par conséquent, rêver d'une pomme mûre représente votre maturité personnelle et la façon dont vous vous efforcez et vous consacrez dans le présent, ce qui demain se reflétera positivement, aboutissant à votre prospérité et à votre succès. Rêver d'une pomme pourrie Comme dans la vraie vie, la pomme pourrie dans un rêve représente que quelque chose ne va pas bien, est gâté, imparfait et inapproprié. Les attitudes que vous avez prises et les choix que vous avez faits peuvent vous conduire à une situation très mauvaise et sombre, et peuvent même être la cause de votre entrée dans un état de négativité et de tristesse très grande. C'est un moment de réflexion, car rêver d'une pomme pourrie révèle que vous récolterez ce que vous semez et que la récolte portera des fruits très mauvais et amers. Analysez vos actions et essayez de vous souvenir de ce qui est bien et de ce qui ne va pas, sans mettre vos principes de côté pour atteindre vos objectifs, car le prix que vous paierez pour cela sera trop élevé. Il est temps de comprendre que le chemin que vous suivez mènera à un destin tordu, alors n'hésitez pas à changer de posture et cherchez à réparer ce qui ne va pas. Après tout, plus tôt vous prendrez le bon chemin, moins les dégâts seront importants. Rêver de pomme croquée La pomme croquée représente la tentation et le péché commis par Adam et Eve, qui ne pouvaient contenir leur désir de goûter au fruit défendu. Dans un rêve, c'est aussi lié au désir, car cela exprime qu'il y a quelqu'un qui est attiré par vous et qu'il essaiera de vous conquérir, mais attention, car si vous êtes compromis, cela révèle que vous serez tenté de céder. aux avances et mettrez votre vie en danger. Rêver de voir une pomme Rêver que vous voyez une pomme est un rappel que tout ce qui est soigné avec soin grandit et devient fort, solide et prometteur. Alors, continuez à faire confiance en vos capacités, à vous consacrer à vos projets et à vos rêves d'avenir et soyez patient, car les relations amoureuses, ainsi que les projets professionnels et personnels, ont besoin de temps pour mûrir et prospérer. Rêver de manger une pomme Manger une pomme dans un rêve est lié aux péchés. Vous vivez un moment de votre vie où vous commettez de nombreuses erreurs, cédez aux tentations et aux désirs interdits. Cependant, au plus profond de votre conscience, vous savez que ce chemin peut vous mener à votre perte. N'oubliez pas que toutes les actions ont des conséquences. Il n'y a pas de mal à vouloir éprouver du plaisir et à explorer sa sexualité et ses désirs, cependant, lorsque la recherche de satisfaction passe par l'infidélité et fait souffrir l'autre, il faut garder à l'esprit que ce que l'on a fait peut se révéler et transformer votre aventure en quelque chose de très désagréable. Rêver que vous plantez une pomme Rêver que vous plantez une pomme révèle que vous vous sentez vraiment désolé pour quelque chose que vous avez fait dans le passé, ce que vous considérez comme une grosse erreur. Ce sentiment de culpabilité et le regret avec lequel vous vous en souvenez révèlent que vous avez bien compris que vous deviez changer et que vous comprenez quels étaient vos défauts. Il est temps de lâcher prise sur votre passé, car la leçon que vous avez dû apprendre a déjà été comprise et assimilée. Faites donc les bons choix pour que leurs conséquences soient des raisons de bonheur et de réussite, et non des remords et des regrets. Rêver de cueillir une pomme Cueillir des pommes dans un rêve a le même sens dans la vraie vie. Vous avez bien semé vos projets, et à force de persévérance et de patience pour attendre que le bon moment arrive, vous êtes prêt à récolter les fruits de vos efforts. Par conséquent, lorsque vous rêvez de cueillir une pomme, préparez-vous à bénéficier des résultats positifs qui découlent de tout ce pour quoi vous avez travaillé, qui peut être lié à la famille, aux amis, au travail ou à des projets personnels. L'important est d'en profiter et de garder à l'esprit que vous méritez tout le bien qui vous arrivera. Rêver que vous cueillez une pomme Rêver que vous choisissez une pomme représente le fait que vous avez également décidé de faire un choix dans la vraie vie - même si vous n'en êtes pas conscient, lié à votre style de vie actuel. Vous ressentez le besoin de ralentir et de vivre plus sereinement, que ce soit au travail ou dans votre vie personnelle. La sérénité qu'apportera un tel changement apportera équilibre et harmonie dans les aspects les plus variés de votre vie. Alors n'ayez pas peur de choisir de vivre plus sereinement, car les résultats qui en découleront seront très positifs. Rêver que vous achetez une pomme Si dans votre rêve vous achetez une ou plusieurs pommes, faites attention aux choses et aux projets dans lesquels vous dépensez de l'énergie et faites confiance, car même si vous faites des efforts, les résultats ne se voient pas. Rêver que vous achetez une pomme signifie qu'il manque quelque chose dans votre vie et que vous n'êtes pas en mesure de subvenir à vos besoins. Alors, analysez ce qui vous fait stagner et le mieux est de changer les stratégies que vous adoptez ou de mettre de côté quelque chose ou quelqu'un qui ne correspond pas aux efforts que vous faites. Rêver de recevoir une pomme de quelqu'un La signification de rêver que vous recevez une pomme de quelqu'un est qu'une personne avec qui vous vivez déjà, ou quelqu'un qui reviendra dans votre vie, mettra vos sens et vos limites à l'épreuve. Cela arrivera parce qu'un tel individu vous offrira quelque chose qui vous tentera beaucoup, quelque chose d'attirant, de séduisant ou d'extrêmement agréable. Ce rêve est le présage d'une relation, d'une idylle ou d'une aventure sexuelle qui saura vous séduire et vous bercer, mais il provoquera en vous un conflit émotionnel, vous obligeant à réfléchir à vos prochaines étapes pour ne pas tomber dans un piège. Rêver d'une pomme géante La pomme géante dans un rêve révèle que vous avez des passions et des désirs refoulés et que, d'une manière ou d'une autre, cela vous cause des problèmes. Si la pomme géante vous fait tomber par terre, cela signifie que ces problèmes vont s'aggraver, et peuvent même avoir des conséquences sur votre environnement de travail. Si la pomme géante change de taille à mesure que vous vous en approchez, c'est signe que malgré le moment déroutant et mouvementé, vous saurez garder votre calme, faire preuve de sagesse et faire face à la sérénité nécessaire à la situation. Rêver de pommes dans une foire ou un supermarché Voici un rêve qui indique un bon présage. Rêver de pommes dans une foire ou un supermarché indique que vous passerez une bonne phase financière, car quelque chose aura un impact positif sur votre budget. Cependant, soyez prudent et contrôlez les dépenses afin que cette abondance ne se transforme pas en dettes dans un avenir proche ou lointain. Rêver d'un pommier Le pommier est considéré comme l'arbre de la connaissance et, lorsqu'il apparaît dans un rêve, il symbolise que vous aurez la prospérité dans vos efforts si vous continuez à vous efforcer, en utilisant ce que vous savez en votre faveur pour atteindre vos objectifs et améliorer vos compétences. Rêver d'un pommier chargé de beaux et éblouissants fruits indique que votre victoire viendra et que, au bon moment, vous aurez le succès tant désiré. Alors ne vous découragez pas et continuez à vous efforcer, car les fruits seront délicieux. Rêver d'une pomme qui tombe de l'arbre Les pommes qui tombent de l'arbre dans votre rêve représentent des opportunités que vous manquez à cause de la procrastination. En remettant à demain, en remettant en pratique des projets qui peuvent réaliser vos rêves, en ne résolvant pas les problèmes pour éviter les conflits et en ne remplissant pas vos obligations par fatigue, paresse ou pour toute autre raison, vous passez à côté de beaucoup de choses, que ce soit personnellement ou professionnellement. Laissez la procrastination derrière vous et allez au combat, car le moment peut passer et quand vous vous en rendez compte, les opportunités seront également passées. Alors, ne vous permettez pas de reporter votre victoire et vos réalisations, car votre succès dépend de votre engagement. Rêver d'une pomme pleine d'insectes Il y a un problème qui vous tracasse et vous ne savez pas comment le résoudre, vous en débarrasser ou comment passer à autre chose. C'est le sens de rêver d'une pomme pleine d'insectes, car, comme dans la réalité, cela provoque du dégoût et de l'inconfort. Des personnes ou des événements du passé peuvent refaire surface, perturbant l'ordre que vous avez dans votre vie. Si les animaux consomment la pomme, vous ferez face à un conflit familial lié à la question financière, qui pourrait être le partage des biens ou la répartition d'un héritage. La pomme pleine d'insectes représente également un fort sentiment de culpabilité. Par conséquent, si quelque chose que vous avez fait vous dérange profondément, réfléchissez à ce que vous pouvez faire pour corriger vos erreurs et corriger, ou améliorer, ce que vous pouvez, car garder la conscience tranquille apaisera les remords que vous ressentez et vous permettra de continuer dans votre vie. Rêver de beaucoup de pommes Rêver de nombreuses pommes démontre que garder des choses ou des personnes sans importance, et qui n'ajoutent rien de positif à votre vie, peut être nocif, se transformant en un fardeau, des afflictions et des soucis dans un avenir proche. Ce que vous gardez, ne résolvez pas et laissez s'accumuler est logé dans votre subconscient, ce qui vous angoisse, vous rend triste et retarde votre progression et votre évolution. Si les pommes sont éparpillées, cela indique que des événements ultérieurs vous obligeront à faire face à des choses que vous avez ignorées

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